QUELQUES INFO SUR L'AFFAIRE HERMANN YAMEOGO
Noël Yaméogo n'a toujours pas l'autorisation de voir sa fille et
ses frères et soeurs qui demandent à lui render visite à
la Sûreté nationale où il est toujours détenu. De
santé fragile, il a demandé à rencontrer son médecin
traitant en faisant une requête auprès du juge d'instruction. Le
médecin traitan, Docteur Pierre Bidima Tél : 226 25 05 03 , s'est
donc rendu auprès du magistrat instructeur. Ce dernier était bien
informé de la requête de Noël Yaméogo, a demandé
pourquoi il fallait que ce soit absolument lui qui visite Noël Yaméogo.
Le docteur s'est étonné de cette remarque, soulignant que c'est
un droit pour Noël de rencontrer un médecin et en particulier le
médecin qui le suit habituellement.
Comme l'entretien s'échauffait, le docteur se rappelant les circonstances
dans lesquelles le journaliste Mathieu N'Do, étant allé demandé
des autorisations de communiquer pour la fille et les frères de Noël
s'est retrouvé ceinturé et jeté au cachot, il est sorti
du Cabinet du juge non sans préciser qu'il saisirait la presse par rapport
à cette énième violation des droits de l'inculpé.
Tous les journaux nationaux comme déjà souligné, restent
toujours interdits à Noël. Une militante de l'UNDD, de religion
protestante, n'ayant autre chose à offrir à Noël que son
soutien moral et en prières, lui a envoyé une Bible. La Bible
a été retournée à la famille avec fracas !!
Concernant Me Hermann Yaméogo, son passeport diplomatique est toujours
retenu à la Sûreté malgré la promesse qui avait été
faite au president de l'Assemblée nationale de le lui retourner.
Après la cascade des démentis sur les actes de Me Yaméogo
(RSF, Présidence de la Côte d'Ivoire, Ministère de l'Intérieur
guinéen et tout dernièrement Ministère de la sécurité
mauritanienne), après les multiples faux confectionnés par le
pouvoir burkinabé pour donner du corps à un dossier qui n'en a
pas notamment la fausse lettre de Gbagbo à Ould Taya publiée par
Sidwaya, les autorités burkinabé en sont maintenant à confectionner
d'autres accusations qui confinent au délire. Pendant son séjour
guinéen, le président de l'UNDD aurait assisté à
une réunion subversive en compagnie de Burkinabé, de militaires
étrangers. Il en serait même à sa deuxième réunion
du genre, puisque selon les accusateurs, il aurait séjourné courant
mai 2004 àConakry où il aurait été hébergé
à case n°3 de la cité Belle vue. Non seulement, il ne s'est
tenu aucune réunion du genre mais surtout, en mai, le calendrier politique
et social du député Hermann Yaméogo au plan interne était
tellement chargé qu'il n'a pas bougé du territoire national. Et
ça, des milliers de Burkinabé peuvent en attester. Il a en effet
participé à de nombreuses manifestations, il en a organisé
qui ont même été répercutées par les médias
nationaux et internationaux.
L'UNDD reste mobilisée comme l'opposition. Après le grand meeting
du 17 Octobre, des meetings de restitution se préparent dans chaque chef-lieu
de region et une marche pour la libération de Noël Yaméogo
sera organisée dans sa ville natale, Koudougou, sous quinzaine.
Réponse du ministre guinéen aux accusations de Djibril Bassolet
Sur RFI, à 07 heures 30 mn, ce mercredi 20 Octobre 2004, il a été répondu au Ministre de la sécurité. Les autorités guinéennes n'ont pas tardé. 24 heures ont suffi pour qu'elles apportent, par la voix de leur ministre de la Sécurité, .., un démenti cinglant aux accusations du ministre.
" Les allégations du Ministre de la Sécurité du Burkina Faso sont dénuées de tout fondement. Il n'y a pas eu de réunion à Conakry regroupant des Guinéens, des Mauritaniens et des Ivoiriens ; nous devons profiter de cette occasion pour préciser que le parcours historique de la Guinée plaide pour son souci de maintenir la paix dans son territoire et de contribuer à la construction de la paix et de la stabilité chez ses voisins. Nous demandons aux autorités du Burkina Faso de bien vouloir respecter les principes de fraternité qui caractérisent les relations entre les Etats africains. Il n'y a pas eu de réunion à Conakry et il n'y aura jamais de réunion à Conakry pour déstabiliser qui que ce soit ; par contre, nous avons été des victimes et nous savons aussi que nous avons été des victimes courageuses, très braves ". Et le journaliste, qui n'a pas estimé devoir laisser le ministre s'appesantir sur le sujet, a posé la question suivante : " Selon vous, quelles sont les motivations alors du Burkina Faso ? ", le ministre de répondre : " Nous ne connaissons pas les motivations du Burkina Faso. Nous savons simplement que les motivations du peuple de Guinée et du Gouvernement restent et demeurent la paix, la prospérité et la sécurité pour tous les Etats africains ".
Lorsque le ministre parle de victimes, tout le monde aura compris qu'il parlait
bel et bien des tentatives de déstabilisation de son pays par le Burkina
Faso.