NOTE
AUX RESPONSABLES, CANDIDATS
ET MILITANTS DE L’UNDD
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Malgré les critiques
provenant de sources diverses contre certaines dispositions du code électoral
et de nos textes fondamentaux, les élections législatives
auront lieu le 6 mai prochain. Elles se tiendront envers et contre tout,
en dépit des demandes pressantes et largement partagées
par l’opinion pour leur report sinon pour la pause aux fins de grand
nettoyage des textes de notre démocratie à laquelle nous
en appelons.
Il en a été ainsi parce que le pouvoir a refusé le
dialogue démocratique pour donner l’onction du consensus
au processus électoral et que l’opposition, à défaut
de l’y obliger, n’a pas pu s’accorder pour se démarquer
par une abstention collective et appréciable vis-à-vis de
ces élections.
Conscient qu’un boycott de l’UNDD, de quelques partis non
représentatifs du leadership de l’opposition, n’aurait
pas l’impact désiré aux yeux de l’opinion nationale
et internationale, le parti a décidé de se résoudre
à la participation mais avec la volonté de particulariser
sa campagne en usant à bon escient de son espace médiatique
électoral. Celle-ci sera par conséquent une équipée
pour l’identification, le recrutement, le regroupement de militants
et sympathisants du parti pour faire front. Une action de protestation
que nous conduirons au moyen de marches, processions, parades républicaines
mais surtout de plaintes à déposer devant le tribunal souverain
du peuple, contre le pouvoir en raison de sa gouvernance irresponsable,
coupable des graves dommages causés au peuple, au point de vue
politique, économique, social, diplomatique.
Nous n’irons donc pas dans une campagne de validation du processus
électoral et du type de démocratie qui se pratique dans
notre pays.
Nous n’irons pas à travers meetings et autres manifestations
festives, donner l’illusion au peuple que les élections seront
loyales, transparentes, que c’est la joie perpétuelle au
Faso.
Nous irons comme des résistants que nous sommes, à pied,
à vélo, en moto, en voiture, expliquer aux Burkinabé
combien ils doivent, pour le salut de la démocratie et du pays,
résister à ce pouvoir.
A travers des audiences patriotiques (que nous tiendrons en lieu et place
des meetings traditionnels) devant les citoyens constitués comme
en juridiction, nous formulerons nos accusations contre le pouvoir. Des
débats se dérouleront comme au tribunal et nous demanderons
aux audiences d’entrer en voie de condamnation contre le pouvoir
et d’ordonner aux électeurs d’exécuter cette
condamnation par la sanction politique qui est le refus du renouvellement
des mandats de ceux qui ont porté de si graves torts au pays et
qui veulent poursuivre dans la récidive pour son plus grand mal.
Cette élection n’est pas une kermesse, une foire aux utopies
où les promesses les plus démagogiques seront vendues aux
électeurs avec force ripailles, beuveries, « feuilles »
et autres pagnes.. servis à gogo. Elle se déroule alors
que les dirigeants souffrent d’une usure avancée du pouvoir,
que des ruptures fondamentales se profilent à l’horizon.
L’ enjeu de ce scrutin n’est pas tant de recueillir quelques
strapontins qu’on voudra bien nous donner mais plutôt de préparer
l’avenir en élargissant nos bases pour faire face aux chocs
annoncés.
Seule l’opposition résistante peut créer les conditions
de cette refondation de la gouvernance nationale dont le peuple a tant
besoin !
OUAGADOUGOU, le 14 avril 2007
LA DIRECTION NATIONALE DE CAMPAGNE
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