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Union Nationale pour la Démocratie et le Développement


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10/04/2008
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  • La refondation au plan économique et social

Malgré les satisfecit du FMI et le taux de croissance stabilisé de 6 %, le secteur économique et social est en difficulté prononcée. La paupérisation s’aggrave, le chômage gagne tous les secteurs. Les jeunes désertent l’arrière-pays et envahissent les villes. La famille nucléaire éclate et les mœurs se délitent avec en toile de fond, une valse sans fin des étiquettes.
L’endettement hypothèque l’avenir du pays en particulier celui de la jeunesse.
Il y a une collusion monstrueuse entre responsables politiques et acteurs économiques, ce qui fausse la concurrence grâce aux délits d’initiés et aux monopoles.

Il faut réduire le train de vie de l’Etat, abandonner les projets dispendieux et surréalistes,  refonder les politiques d’intervention sociale au niveau de l’éducation, de la santé, réexaminer les privatisations et supprimer les monopoles accordés à certains opérateurs économiques pour les importations des produits de grande consommation : riz, sucre, huile, nescafé, savon…etc.
Face à la crise actuelle  deux importantes options : revaloriser ce qui est produit par nous en particulier les cultures vivrières et rendre transparente la politique des Prix.
Il faut réformer  la fiscalité pour la mettre au service d’une meilleure redistribution des richesses.  
Des mesures de valorisation du pouvoir d’achat des populations seront prises : revalorisation du capital national ; augmentation des salaires ainsi que l’allocation des étudiants.
 Il faudra opérer l’état des lieux des politiques de jeunesse et d’emploi, se tourner résolument vers les secteurs de l’informatique porteurs d’avenir et impliquer les entreprises dans la politique d’emplois et le financement des projets de jeunes. 
Le rôle et la place  des chefs  coutumiers devront faire l’objet d’une réflexion sérieuse et concertée.

* La refondation de la politique extérieure

L’Etat doit être doté d’une nouvelle politique extérieure structurée et adaptée aux impératifs d’intégration régionale et de la mondialisation.
 Il s’agit ici d’abandonner la diplomatie de prestige, de leadership et d’ingérence qui sert d’autres intérêts que ceux du peuple. Par ailleurs il faut  promouvoir  de projets à forte intensité d’intégration, par des investissements dans les zones frontalières, par le développement de « joint venture », par des traités portant sur la régulation de flux migratoires…, etc. Au plan continental, la politique sera de réformer l’Union africaine pour donner plus de pouvoirs à la commission et pour transférer au niveau continental, certaines prérogatives nationales telles que celles relatives à la défense, la diplomatie, la monnaie et  l’environnement entre autres. 

II.- DE LA MISE EN OEUVRE

* Stratégie interne propre aux refondateurs

Les refondateurs sont porteurs d’un projet ;  ils doivent arrêter la démarche la plus appropriée pour sa réalisation.
La toute première priorité pour eux, c’est de s’identifier, de délimiter le champ de la refondation et d’adopter un agenda général de travail.
Il leur faudra après  s’associer aux bonnes volontés qui partagent le même objectif. Il s’agira ici, au-delà des partis politiques, d’élargir les rangs en oeuvrant avec les autres structures de la société civile, les ONG, les associations, les syndicats avec les intellectuels, les étudiants… qui sont également convaincus que la Refondation est la solution à la crise nationale.
Une plate-forme élargie devra consacrer la volonté de lutte commune des structures politiques et sociales, avec une coordination bicéphale. L’accent doit être mis ici, à cette étape de la lutte commune, sur tous les moyens d’information, de vulgarisation du concept et de la plateforme.

* Stratégie externe propre au pouvoir

Il faut être deux pour entreprendre un dialogue ; alors il faut porter l’exigence  devant le chef de l’Etat qui doit, conformément à l’article 36 de la Constitution alinéa 3 qui lui accorde les prérogatives de fixer les grandes orientations de la politique de l’Etat, jouer sa partition.
Il le fera en réévaluant les politiques induites du mythe de la stabilité et de la croissance positive harmonisée pour  prendre les mesures qui s’imposent.
La Constitution lui offre notamment à travers les articles 49, 50, 51, 59…, toutes les possibilités pour permettre la gestion, dans le respect de nos lois, de la période de la  refondation comme de renouvellement proprement dit des institutions.
A cette étape de notre démarche, le but poursuivi par notre Manifeste, c’est de réintroduire à l’échelle du pays, le débat pour le changement, afin de forger un consensus national large et durable qui favorise la mise en œuvre des conclusions et recommandations historiques de toutes les occasions manquées depuis une vingtaine d’années qui sont encore d’actualité et qui viennent enrichir les orientations et options du présent Manifeste.
Les signataires saluent toutes les initiatives annoncées ou en cours, individuelles ou organisées (notamment dans le cadre de la société civile qui se bat contre la vie chère) qui participent du règlement en profondeur de la crise.
Ils   invitent le pouvoir et tous ceux qui lui sont assujettis à ne pas reproduire les schémas du passé en biaisant avec les causes profondes du ras le bol, en cherchant des faux fuyants et des solutions partielles aux seules fins de protéger des intérêts particuliers. Le dialogue doit être soutenu par la bonne foi et une volonté de ne pas répudier les engagements pris.
Les signataires en appellent à une mobilisation citoyenne inclusive qui vise la résolution du mal vivre national de façon globale. Ils invitent en conséquence le peuple burkinabé dans ses différentes composantes à un sursaut patriotique pour refonder la gouvernance nationale.
C’est la voie de la sagesse qui nous permettra de préserver les acquis et d’instaurer une gouvernance responsabilisée au bénéfice de tous.

 Fait à Ouagadougou, le 05 Avril 2008

Ont signé :

- L’Autre Burkina/PSR                                                
 Président national : Dr Alain ZOUBGA

 

- Parti Africain de l’Indépendance (PAI)                                                                  
Secrétaire général : Soumane TOURE

 

- Parti Ecologiste pour le Développement du Burkina  (PEDB)  
 Président : Yacouba TOURE
           

- Parti Républicain pour l’Intégration et  la Solidarité (PARIS)
Président :  Cyril GOUNGOUNGA

 

- Parti national républicain/Juste Voie (PNR/JV)                           
Président : Christian KONE                                                                   

- Parti Socialiste Paysan (PSP)
Président : Dr Jean-Jacques ZEBA
                                                                           

 

- Rassemblement des Ecologistes du Burkina Faso (RDEBF)                                      Président : Ram OUEDRAOGO

 

- Union pour la Démocratie et le Développement (UDD)
  Président : Clément Toubé DAKIO
                                              

- Union Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD)
 Président : Me Hermann YAMEOGO