L’ UNDD réclame des réformes à cor et à cri

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L’ UNDD réclame des réformes à cor et à cri

Le Président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Me Hermann Yaméogo, a rencontré les hommes de médias le 1er décembre 2010 à son domicile, pour leur faire le point de la campagne écoulée et annoncer des perspectives. Au cours de cette conférence, les responsables de l’UNDD, que sont Amadou Dabo, Marlène Zebango, tous deux vice-présidents du parti et Victor Dabiré, Secrétaire général de l’UNDD, ont réaffirmé leur engagement pour des réformes politiques.

Le parti de la panthère n’a pas présenté un candidat à l’élection présidentielle du 21 novembre 2010. Mais il a sillonné diverses localités du pays durant la période de la campagne électorale pour livrer des messages aux citoyens. Cette tournée dans les régions du Burkina, selon l’animateur de la conférence, Hermann Yaméogo, a été bénéfique car les citoyens ont été réceptifs aux messages du parti, qui a pu toucher du doigt les réalités nationales, notamment le mécontentement général. L’UNDD a également pu constater au cours de sa campagne qu’il y a un sentiment de révolte au sein des jeunes. Mais le parti a pu capter une certaine pulsion pour l’orienter vers le bon sens, a-t-il ajouté.

LES VAINQUEURS DU SCRUTIN

Me Hermann Yaméogo a fait savoir qu’au terme du scrutin, les deux vainqueurs sont le candidat sortant, Blaise Compaoré qui a obtenu le plus important nombre de suffrages et l’UNDD car, dit-il, les citoyens ont été réceptifs à ses messages. Selon lui, certains candidats ont certes saisi la justice par rapport à la légalité des cartes d’électeur mais le plus important, c’est d’aller vers des réformes car celles-ci permettront de mettre fin aux différentes irrégularités constatées durant le scrutin. Le président de l’UNDD a également soutenu que le scrutin passé a permis de constater qu’il y a un écart abyssal entre les gouvernants et les gouvernés. Du reste, les citoyens rencontrés sont prêts à répondre aux mots d’ordre de manifestation mais la désespérance de ceux-ci, a-t-il indiqué, peut être rattrapée par des réformes consensuelles. Il est temps d’opérer de vraies réformes politiques pour éviter les dangers qui guettent le Burkina, a-t-il confié. Répondant aux questions des journalistes, les responsables de l’UNDD ont soutenu que le score obtenu par le candidat Blaise Compaoré (80,21 % des suffrages) est un non-évènement car pour eux, tout a été mis en œuvre pour réaliser ce raz-de-marée électoral. « Nous sommes contre la Commission électorale nationale indépendance car elle n’est pas neutre. On doit la dissoudre », ont martelé les responsables de l’UNDD. « Si on s’investissait au Burkina comme on le fait ailleurs, on n’allait pas rencontrer autant de difficultés », a laissé entendre le président de l’UNDD. Il a déploré l’incapacité de l’opposition à arrêter des stratégies communes de mise en œuvre des réformes politiques.

Répondant à l’une des questions relatives à la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire, le président de l’UNDD a souligné que le facilitateur dans la crise ivoirienne, Blaise Compaoré, doit garder sa position de médiateur jusqu’au bout. « Il doit prendre le parti de la légalité, a-t-il souhaité. Pour les responsables de l’UNDD, le Burkina a besoin d’institutions fortes comme un Sénat qui peut contrôler les organes de l’Etat, à l’image de celui des USA.

Par Dabadi ZOUMBARA