FOCAL
N°4
LA POLITIQUE
NATIONALE : QUELS REFERENTIELS POUR L’ ACTION DES JEUNES ? |
Il n’est pas rare d’entendre des propos du genre « La
politique ce n’est pas notre affaire », ou encore «
Les politiciens sont tous les mêmes », « Il n’y
a pas de raison de s’engagé lorsqu’on sait que tout
est vicié par avance »….
Pourtant, il existe non seulement des raisons pour s’engager mais
aussi des garanties pour la réussite de notre action politique.
Pour ce qui concerne les raisons pour notre engagement (s’il est
nécessaire d’en rappeler !), nous citerons par exemple d’abord
que nous sommes les plus atteints par ce mal, soit parce que nos frères
ou nos parents ont été déflatés ou compressés,
soit nous n’avons nous-mêmes rien à faire. En s’en
tenant qu’à ça, la politique devrait être plus
qu’une passion, un devoir !
Ensuite, la crise de la démocratie dans notre pays a pour première
victime la jeunesse, que ce soit à l’université où
nos autorités foulent au pied les sacro-saints principes des libertés
publiques (par l’institution d’une police spéciale
universitaire, par exemple) ou dans la vie de tous les jours où
opposants et syndicats sont méprisés, la mal gouvernance
a atteint un point de non-retour qui n’épargne pas les jeunes,
notamment sa frange estudiantine.
Enfin, les violations des droits humains les plus élémentaires
telles que la vie, la justice, la santé, la liberté de presse,
sont bafouées. Voyez vous les exécutions extra-judiciaires
toujours impunies (Piela, Baboré…), le non-lieu prononcé
dans l’affaire Zongo, la condamnation de Germain Nama et Newton
Ahmed Barry, le harcèlement de Liermé Somé et de
Chérif Sy…, la méningite qui tue de plus en plus…
Le tableau est sombre. Si on ne fait pas attention, ce pays, comme le
dit va brûler. Il faut qu’on se lève !
Quels sont nos atouts ?
Notre Constitution, notre mobilisation pour parvenir à la rupture,
la rupture d’avec toutes ces méthodes de gouvernance. Il
y a également le fait qu’on doit prendre comme une leçon,
le signal patriotique de l’armée qui a osé emprunter
la voie de la « sédition » ou pour être conforme
aux évènement, la voie de la désobéissance
citoyenne et constitutionnelle afin de faire connaître au monde
qu’elle n’approuve pas la façon dont les choses sont
conduites en son sein et dans le pays. Et ça, ça pourra
être un exemple à suivre !
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