La configuration actuelle du monde contemporain laisse apparaître
une multitude d’entités territorialement distinguées
et qui exercent leur autorité sur des personnes à travers
la conduite des affaires propres à chaque entité.
La politique, si elle est perçue comme un art de gouverner ou de
gérer les affaires publiques, n’en est pas moins empreinte
de perceptions différant selon que l’on se situe dans les
démocraties occidentales où elle a pris son apogée
ou dans les démocraties africaines naissantes.
En Occident, la politique garde son acception originelle, l’objet
artistique de maniement urbi et orbi des affaires publiques. C’est
en cela que la science politique se donnait à l’époque
pour objectif de découvrir le meilleur gouvernement. Cette perception
de la politique, son accessibilité à toutes les franges
de la population ont fait d’elle une chose nationale intéressant
tout le monde.
En Afrique cependant, le phénomène politique est resté
l’apanage de quelques érudits qui, au lieu de le propager,
ont conduit à son subvertissement. Elle est, aujourd’hui,
monopolisée par des personnes imbues de pouvoir, d’autorité,
de démagogues sans foi ni loi, valets locaux de puissances impérialistes.
C’est en cela que le constat, amer, est grand, de la crise de la
démocratie en Afrique, du bafouement des institutions.
Aussi apparaît-il nécessaire pour nous jeunes, avenir des
nations, artisans du futur, pionniers du développement, de nous
lever ensemble comme un seul homme, en vrai patriote, pour qu’en
interne comme en externe, les choses changent et que les valeurs patriotiques
et panafricanistes qui coulent avec latence dans nos veines, ressurgissent.
La jeunesse en Afrique doit s’intéresser à la politique,
consciente du rôle qu’elle a à jouer dans l’histoire.
Elle représente en effet 70 % de la population continentale et,
si elle se met en mouvement, elle peut obtenir la fin de la mal gouvernance,
de la néo-domination.
C’est quand en interne, nous aurons réussi à nous
unir, à nous réconcilier avec nos valeurs, institutions,
que la lutte vraie contre le néo-impérialisme s’ouvrira
à l’externe, de façon panafricaniste.
Des exemples sont édifiants en Côte d’Ivoire où
la jeunesse ivoirienne a pris en main la défense du pays pour faire
échec à la France qui voulait s’opposer à son
indépendance politique et économique. Dans bien de pays,
les jeunes sont déjà debout, la jeunesse guinéenne
est dans cette lancé. Et tous ces exemples doivent être essaimés
dans toutes les jeunesses africaines.
Ce sursaut est d’autant plus nécessaire qu’il faut
que la jeunesse comprenne que l’Afrique, du nord au sud, d’est
en ouest, dispose de richesses naturelles et humaines, potentiels incommensurables
qui sont hypothéqués ou pillés soit par les gouvernants
africains eux-mêmes, soit avec l’aide de velléités
extérieures et supranationales.
Le Burkina Faso,, grand élève de la démocratie !
Que nenni !
Ce n’est pas en ratifiant toutes les conventions internationales
de façon chaotique que ce pouvoir pourra enraciner de vraies valeurs
démocratiques et républicaines ici au Faso
Mais c’est en prenant en compte les aspirations de toutes les franges
de la population à travers un dialogue national et une main tendue
à tous que les choses pourraient changer. Et si nous, jeunesse,
sommes mis à l’indexe, nous nous y insérerons perf
as et nefas.
Nous devons donc nous lever, vite, ardus, revigorés de courage
et nous inspirer de personnalités grandes dans l’âme
et l’imagination, dans leur amour pour la patrie, telles Hermann
Yaméogo qui, tout jeune s’est engagé dans la politique
et qui doit être un repère pour beaucoup de jeunes à
travers le continent.
C’est ensemble qu’un autre Burkina Faso sera possible, c’est
ensemble qu’une nouvelle Afrique émergera des centres de
son « subvertissement ».
Jeunes d’ici et d’ailleurs, levons-nous car c’est de
notre avenir qu’il s’agit.
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