FOCAL N°4

INTRODUCTION



La configuration actuelle du monde contemporain laisse apparaître une multitude d’entités territorialement distinguées et qui exercent leur autorité sur des personnes à travers la conduite des affaires propres à chaque entité.

La politique, si elle est perçue comme un art de gouverner ou de gérer les affaires publiques, n’en est pas moins empreinte de perceptions différant selon que l’on se situe dans les démocraties occidentales où elle a pris son apogée ou dans les démocraties africaines naissantes.

En Occident, la politique garde son acception originelle, l’objet artistique de maniement urbi et orbi des affaires publiques. C’est en cela que la science politique se donnait à l’époque pour objectif de découvrir le meilleur gouvernement. Cette perception de la politique, son accessibilité à toutes les franges de la population ont fait d’elle une chose nationale intéressant tout le monde.

En Afrique cependant, le phénomène politique est resté l’apanage de quelques érudits qui, au lieu de le propager, ont conduit à son subvertissement. Elle est, aujourd’hui, monopolisée par des personnes imbues de pouvoir, d’autorité, de démagogues sans foi ni loi, valets locaux de puissances impérialistes. C’est en cela que le constat, amer, est grand, de la crise de la démocratie en Afrique, du bafouement des institutions.

Aussi apparaît-il nécessaire pour nous jeunes, avenir des nations, artisans du futur, pionniers du développement, de nous lever ensemble comme un seul homme, en vrai patriote, pour qu’en interne comme en externe, les choses changent et que les valeurs patriotiques et panafricanistes qui coulent avec latence dans nos veines, ressurgissent.

La jeunesse en Afrique doit s’intéresser à la politique, consciente du rôle qu’elle a à jouer dans l’histoire. Elle représente en effet 70 % de la population continentale et, si elle se met en mouvement, elle peut obtenir la fin de la mal gouvernance, de la néo-domination.

C’est quand en interne, nous aurons réussi à nous unir, à nous réconcilier avec nos valeurs, institutions, que la lutte vraie contre le néo-impérialisme s’ouvrira à l’externe, de façon panafricaniste.
Des exemples sont édifiants en Côte d’Ivoire où la jeunesse ivoirienne a pris en main la défense du pays pour faire échec à la France qui voulait s’opposer à son indépendance politique et économique. Dans bien de pays, les jeunes sont déjà debout, la jeunesse guinéenne est dans cette lancé. Et tous ces exemples doivent être essaimés dans toutes les jeunesses africaines.
Ce sursaut est d’autant plus nécessaire qu’il faut que la jeunesse comprenne que l’Afrique, du nord au sud, d’est en ouest, dispose de richesses naturelles et humaines, potentiels incommensurables qui sont hypothéqués ou pillés soit par les gouvernants africains eux-mêmes, soit avec l’aide de velléités extérieures et supranationales.

Le Burkina Faso,, grand élève de la démocratie ! Que nenni !
Ce n’est pas en ratifiant toutes les conventions internationales de façon chaotique que ce pouvoir pourra enraciner de vraies valeurs démocratiques et républicaines ici au Faso

Mais c’est en prenant en compte les aspirations de toutes les franges de la population à travers un dialogue national et une main tendue à tous que les choses pourraient changer. Et si nous, jeunesse, sommes mis à l’indexe, nous nous y insérerons perf as et nefas.

Nous devons donc nous lever, vite, ardus, revigorés de courage et nous inspirer de personnalités grandes dans l’âme et l’imagination, dans leur amour pour la patrie, telles Hermann Yaméogo qui, tout jeune s’est engagé dans la politique et qui doit être un repère pour beaucoup de jeunes à travers le continent.

C’est ensemble qu’un autre Burkina Faso sera possible, c’est ensemble qu’une nouvelle Afrique émergera des centres de son « subvertissement ».
Jeunes d’ici et d’ailleurs, levons-nous car c’est de notre avenir qu’il s’agit.