Par Salif KIEMDE,
Secrétaire général communal de l’UNDD à
Koudougou
Mesdames et Messieurs de la presse,
Chers amis,
Camarades responsables et militants de l’UNDD,
Vous le savez bien, ce qui nous a amené à lancer les Fora
de communication alternative, que nous voulons tenir à intervalles
réguliers dans la capitale ou en dehors, c’est le manque
de dialogue démocratique chronique dans notre pays ; c’est
aussi à cause de l’absence d’information structurée
obligeant l’Etat à donner aux citoyens l’information
auxquels ils ont droit. Enfin les Fora de communication alternative s’expliquent
par la gestion déséquilibrée des opinions par les
médias, surtout ceux d’Etat, qui restent scandaleusement
la propriété du pouvoir et du clan présidentiel.
Merci donc à tous d’avoir répondu présent à
ce deuxième exercice de communication interactive du genre, qui
constitue un refus du formatage de l’opinion et contribue, en tant
que tel, à la résistance contre les oppressions multiples
qui entravent notre démocratie.
Le thème que nous avons choisi pour ce FOCAL est « Le dialogue
inter ivoirien : Un recentrage à multiples facettes prometteur,
à encourager ».
Disons, en guise d’introduction, que le dialogue inter ivoirien,
lancé au lendemain de l’adoption de la résolution
1721 des Nations Unies dans un climat de suspicion générale,
commence à briser les réserves, et dans la foulée,
à favoriser au-delà de Ouagadougou, un réchauffement
des relations entre Abidjan et Paris. Incroyable mais vrai ! Comme on
dit, il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent jamais.
Les avantages nationaux et internationaux d’un dégel des
relations ivoiro-franco-burkinabé sont tels que cette éventualité
doit susciter des transports d’encouragement, de détermination
à se projeter dans l’avenir au lieu de se complaire dans
le passé en accusations et vaines récriminations. C’est
vrai mais tout de même ! Rien de durable ne se fait dans l’ignorance
des expériences du passé. Aussi, sacrifions un peu à
la démarche raisonnable et scientifique qui veut qu’on interroge
le passé, ses déboires ou ses acquis avant de s’engager
dans l’avenir.
Nous allons donc faire une rétrospective en nous replongeant aux
origines de la crise et plus particulièrement au lendemain du 19
septembre 2002.
C’est l’objet du premier sous thème qui sera développé
par Marcellin YAMEOGO, Commissaire national de l’UNDD. Après
quoi, nous aborderons avec Noël YAMEOGO, Conciliateur de l’UNDD,
l’avenir en nous penchant sur l’intérêt qu’il
y a à encourager le dialogue inter ivoirien pour sortir au plus
tôt de la crise. Enfin, avec Mathieu N’DO, Secrétaire
à la communication et Porte parole du parti, et nous nous pencherons
sur ce qui nous semble la thérapeutique définitive à
administrer pour en finir avec cette crise, c’est-à-dire
la solution des déterminants économiques et sociaux qui
expliquent autant la crise que la volonté de maintien de la Côte
d’Ivoire dans la dépendance néo-coloniale.
Encore une fois merci, et sans plus tarder, passons à l’exposé
des sous thèmes avant les débats.
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