| DEMANDE DE MISE AU POINT DE ME YAMEOGO
A JEUNE AFRIQUE SUITE A L’ENTRETIEN DE MARWANE BEN YAHMED AVEC BLAISE COMPAORE DANS LEQUEL IL AVAIT ETE CITE
UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE Ouagadougou, le 12 Octobre 2007
ET LE DEVELOPPEMENT (UNDD)
Tél : (226) 50 33 12 18 / 50 31 15 15
Site : www.undd.org
Mail : unddnew@yahoo.fr
Monsieur le Directeur Général
de Jeune Afrique
PARIS (France)
Fax 00 33 1 40 94 22 32
NR : 113/PDT/07
OBJET : Mise au point
Monsieur le Directeur Général,
Dans l’ édition n° 2439 du 7 au 13 Octobre 2007 de votre organe, Mr Marwane Ben Yahmed a posé la question suivante à Blaise Compaoré : « L’opposition burkinabé semble affaiblie, presque absente. Ki-Zerbo n’est plus, Herman Yaméogo ou Gilbert Ouédraogo vont et viennent au hasard des gouvernements et sont difficiles à classer. On a l’impression que ce sont désormais les syndicats qui jouent ce rôle… ».
Cette question nécessite la mise au point suivante.
J’ai personnellement participé à des gouvernements (je le précise, d’union nationale, d’ouverture) entre 1992 et 1997. Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles consécutive aux évènements tragiques de Sapouy que vous connaissez bien, l’ADF-RDA que je présidais alors a désigné en dehors de moi (sur la base d’un protocole d’accord Gouvernement/Opposition) trois représentants au gouvernement dit protocolaire (de 2000 à 2002). Cela fait donc plus de 10 ans, autrement dit un bail, que je ne suis plus dans un gouvernement d’ouverture. Et l’UNDD que je préside maintenant depuis 2003, lutte sans aucune équivoque possible contre la démocratie en trompe-l’œil qui s’édifie au Burkina Faso. La question de savoir si je suis classé à la mouvance présidentielle ou à l’opposition est, vous le comprendrez, tout à fait incongrue pour l’immense majorité des Burkinabé, suffisamment édifiés sur ce qu’il m’en coûte de me réclamer d’une Opposition authentique.
L’énoncé donc de cette question, dont Blaise Compaoré en a laissé en toute connaissance de cause, je présume, l’entière responsabilité à Mr Marwane Ben Yahmed, véhicule auprès de vos lecteurs (dont je suis) une image qui ne saurait m’être appliquée à un moment où justement je lutte contre les infidélités graves portées aux droits de l’opposition et du suffrage par le pouvoir en m’inscrivant par des actes concrets, dans une résistance pour en appeler à la refondation de la démocratie. Cela m’interdit, comme il est écrit, d’aller et venir au hasard des gouvernements.
Pour la gouverne de Jeune Afrique, j’envoie ce jour par la poste, le film documentaire de l’UNDD intitulé « L’UNDD, ce symbole de résistance que l’on veut liquider », film que nous avons réalisé au sortir de l’élection « guillotine » de mai 2007, et à bon escient remis le 12 septembre dernier à Mr Jean-Baptiste Marot, journaliste de votre organe de passage à Ouagadougou, auquel j’ai par ailleurs amplement expliqué la nature du combat d’avant-garde que nous menons contre la démocratie cornaquée qu’on nous sert au Burkina Faso.
Je vous serai obligé de faire connaître cette mise au point à votre lectorat pour m’en rendre justice.
Vous en remerciant par avance,
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de ma considération distinguée.
Me Hermann YAMEOGO
Président de l’UNDD
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