Déclaration de la section UNDD de l’Université de Ouagadougou
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Comme beaucoup d’événements qu’on a pas vu venir parce qu’on ne voulait pas les voir, les manifestations violentes avec risque de mort d’homme (heureusement non survenu) ont opposé policiers et gendarmes bref forces de défense et de sécurité (FDS) aux étudiants le 17 Juin à l’université de Ouagadougou (UO). Nous y avons été témoins d’affrontements violents entre forces de l’ordre et étudiants comme pour rappeler au pire souvenir de ces moments « d’Intifada » qu’avait connu le même campus universitaire de Zogona il y a une décennie, avec pour conséquence l’invalidation d’une année académique.
Mais il faut le dire, des voix s’étaient encore élevées pour dire attention venant notamment de l’UNDD par l’intermédiaire de Deval MILLOGO qui dans l’Observateur Paalga du Vendredi 07 au Dimanche 09 Mars 2008, prévenait que l’UO était un chaudron en ébullition au regard de la situation qui prévalait.
A un moment où partout, des interrogations mêlées d’inquiétudes et de colère s’élèvent, les étudiants UNDD rappellent que le premier ministre lui-même a pu constaté lors de sa visite de terrain la pertinence des revendications des étudiants. En son temps nous avions constaté que cette honnêteté tranchait d’avec les pratiques d’accusations en miroir dans lesquelles s’étaient spécialisées certains gouvernements précédents qui avaient la fâcheuse manie de minorer leur responsabilité mettant tout à la charge des autres.
Aussi doit il assumer toute la responsabilité de la situation, car si le pouvoir au lieu de passer son temps à endormir le peuple de belles paroles avait eu la bonne volonté de satisfaire les doléances des étudiants qu’à investir à Ouaga 2000 et dans les échangeurs on en serait pas là. Il a encore le temps de sanctionner ceux qui l’ont fait mentir, en n’ exécutant pas les travaux promis aux étudiants et leur faire payer à l’université des dédommagements .En tout état de cause les étudiants exigent que leurs camarades arrêtés soient libérés sans délai et qu’on passe immédiatement au fond du litige. Ce qui suppose de répondre à quelques préalables :
- Pourquoi une intervention (avec notamment des forces dites de 3ième catégorie : RSP) si lourde pour une simple marche même non autorisée ?
- Qui a fait appel aux FDS ?
- Qui a donné l’ordre de tirer ?
Le ministre de la sécurité comme le président de l’UO décline toute responsabilité ; alors qui a rompu la chaîne de commandement ? Si l’Etat existe, il doit nous prouver que son autorité ne se mesure pas seulement par la diligence à faire feu de tout bois sur tout ce qui bouge. Cette autorité repose aussi sur le respect de la hiérarchie sur la soumission de l’Etat, au même titre que les citoyens, au Droit. À quelque niveau que se soit on doit , sans préjugés, en toute justice et équilibre, établir les responsabilités et sanctionner les coupables. Cela au delà du fait que dans un contexte de crise comme le notre il est toujours possible qu’il ait des instrumentalisations de tous ordres. D’ou la tendance de prioriser le tout sécuritaire et à ne pas vouloir décourager les FDS. On ne sait jamais ! Mais à ce rythme on est parti pour guinnéiser notre armée. Alors attention ! Si nous sommes encore dans un Etat de droit il ne faut que ce soit toujours l’Etat qui ait raison. On voit ça a chaque émeutes même si les faits démontrent que le gouvernement est tout aussi si non plus responsable que les émeutiers (révolte de militaires des casques des kundés des crève la faim) .Aujourd’hui c’est autour des étudiants ils ont cassé c’est vrai (surtout que c’est un peu seulement) mais est ce une raison pour qu’on tire sur eux comme sur du gibier ? non il faut le dire il y’eu des témoins les médias étaient là on vu ramassé des douilles des mouvements des droits de l’homme sont allés visiter des blessées la réaction à été disproportionnée
Nous étudiant UNDD pou éviter les débordements et en finir avec les deux poids, deux mesures rappelons aux uns et aux autres que cette crise n’est pas seulement propre à l’UO, elle se constate également sur l’étendue du territoire national en raison de la cherté de la vie, de la fracture sociale , en somme de la crise dans le fonctionnement de nos institutions républicaines. Si cette réaction sans mesure doit être la règle alors bonjour les hécatombes
C’est pourquoi nous invitons instamment à la libération des étudiants, au même titre que les émeutiers crève la faim .Après ces mesures il importe dans le court terme de donner des gages de volonté de satisfaction minimales des justes revendications des étudiants ; mais nous sommes persuadés qu’ une résolution dans le long terme commande de s’attaquer à la re-refondation de l’UO dans le cadre général de la Refondation Nationale ,avec l’association de tout les acteurs et non comme par le passé ou c’était de la refondation arbitraire imposée.
C’est seulement dans cette dimension que nous trouverons les garanties d’un règlement durable des problèmes nationaux de ceux l’éducation en général et de ceux de l’université en particulier
Arrêtons la fuite en avant et faisons face collectivement à nos problèmes nationaux
Arthur Michel Pagbelgeum
Secrétaire général de la section UNDD/Campus