SORTIE DEFINITIVE DE CRISE EN COTE D'IVOIRE - LES CONDITIONS DE LA JM-UNDD


Courrier d'Abidjan du 23 07 2007

Le Mouvement de la jeunesse de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (MJ-UNDD) du Burkina Faso, représenté en Côte d’Ivoire par Dominique Gnissi, a animé une conférence de presse le week-end dernier à l’Hôtel Ivoire. L’objet de cette conférence, qui a regroupé les jeunes du parti de Me Hermann Yaméogo, résidant en Côte d’Ivoire, a trait à la crise ivoirienne dont leur communauté est souvent accusée d’avoir un parti pris. Après avoir noté le rôle positif joué par le leader de son parti dans la résolution de la crise ivoirien – lors d’un de ses séjours en Côte d’Ivoire, du haut de la tribune de l’assemblée nationale, le président de l’UNDD avait conseillé un dialogue entre les belligérants –, Dominique Gnissi, qui a traduit la satisfaction de sa formation politique à l’endroit de l’accord politique de Ouagadougou, a relevé un certain nombre de conditions à même de ramener définitivement la paix en Côte d’Ivoire. Car, a-t-il dit «la fin de la guerre n’est pas la fin de la crise». A cet effet, il a demandé aux Ivoiriens d’aider les burkinabès vivant en Côte d’Ivoire à prendre part à toutes les échéances électorales dans leur pays d’origine.
Malgré la reconnaissance de ce droit par la constitution burkinabé, le président Compaoré interdit le droit de vote à ses compatriotes vivant à l’étranger. Pour Dominique Gnissi, privés de ce droit au pays des Hommes intègres, les Burkinabès seront toujours utilisés comme bétail électoral par certains hommes politiques ivoiriens qui leur feront croire qu’ils disposent des mêmes droits que les Ivoiriens.
En outre, le conférencier a demandé que tous les concours de la fonction publique ou professionnels organisés au Burkina s’étendent à tous les Burkinabès, diplômés et vivant sur le territoire ivoirien. Ce qui pourrait leur éviter de «lutter des emplois» avec leurs hôtes. Le président de la JM-UNDD a également dénoncé le comportement humiliant de certains éléments véreux des forces de l’ordre à l’endroit de ses compatriotes. Parce qu’ayant le statut d’étrangers, des éléments des FDS, selon le conférencier, commettent des brimades et opèrent des rackettent sur de nombreux Burkinabès en Côte d’Ivoire. «Il y a 40 voire 50 ans que nos parents arrivaient ici en tant que manœuvres, cuisiniers, … Mais aujourd’hui, leurs enfants ont le Bac, la licence, la maîtrise, le doctorat, donc il faut changer la façon de traiter ces enfants», a averti Dominique Gnissi, rappelant que sa communauté dispose désormais d’une assistance juridique pour rétablir les membres de sa communauté dans ses droits en cas d’abus d’autorité sur elle.

Saint-Claver Oula