COMMUNIQUE DE LA DIRECTION DE L’UNDD
SUITE A LA RUPTURE DU DIALOGUE GOUVERNEMENT/SYNDICATS


La rupture du dialogue social constaté par le retrait des Centrales syndicales de la table des négociations le 4 mai 2006, vient mettre un terme à l’espoir des travailleurs et du peuple burkinabé de voir satisfaites leurs justes demandes relayées depuis de nombreuses années par les organisations syndicales.


L’UNDD, face à la réaction responsable des syndicats, et dans le prolongement de l’entretien entre le parti et les syndicats le 1 er novembre 2005, marque sa solidarité active à l’endroit de ces derniers. Le parti réaffirme tout son soutien à la juste lutte des travailleurs qui interpelle tous les Burkinabé.
Pour l’UNDD, l’attitude suffisante du gouvernement vis-à-vis de leurs demandes sociales n’est que le pendant de son attitude méprisante vis-à-vis des demandes politiques de l’opposition visant l’instauration d’une démocratie vraie respectueuse de la souveraineté populaire ; tout cela n’étant en définitive que la conséquence logique de l’ivresse de l’accaparement du pouvoir politique et économique par le pouvoir et ses alliés.


La seule réponse qui sied à l’endroit de ce régime est une réaction globale de ses victimes pour stopper la fuite en avant vers la « mobutisation » du pays. Personne ne viendra nous guérir de la gangrène de l’injustice sociale et politique, sauf le peuple mobilisé !
Rien sauf le sursaut global et total ne nous libèrera de cette valse des prix qui fait le bonheur d’une minorité et le malheur de la majorité !


Personne en dehors de nous-mêmes ne mettra un terme au hold-up général dont le pays est l’objet !

Oui à la mobilisation généralisée pour les justes demandes sociales et populaires !
Oui à la lutte nationale contre la vie chère au Faso !
Oui pour la réhabilitation de la démocratie vraie pour tous !

 

Ouagadougou, le 8 mai 2006


Le Président de l’UNDD

Me Hermann Yaméogo