Atelier d’échange post-électoral
pour le renforcement
du processus démocratique au Burkina Faso
(ATELIER AUQUEL A PARTICIPE L UNDD)
Invité à l’atelier d’échange post-électoral
pour le renforcement du processus démocratique au Burkina Faso organisé
par le National Democratic Institute Burkina Faso (NDI), les 7 et 8 juin 2006
à l’ONAC, le parti de la panthère, l’UNDD, au sein
de « Alternance 2005 » était représenté par
les camarades Koné Batiémoko et Yaméogo Noël, tous
membres du secrétariat exécutif.
La cérémonie d’ouverture a été ponctuée
par trois interventions : celle de la représentante résidente
du NDI, celle de l’Ambassadeur des USA au Burkina Faso et celle de Monsieur
le Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation.
Toutes ces interventions avaient un dénominateur commun : « mener
des débats et échanges francs, ouverts, libres et fructueux ».
A l’issue de la cérémonie d’ouverture, les participants,
composés de députés, de délégués de
partis politiques et d’organisations de la société civile,
ont eu droit à quatre communications suivies de débats.
La première communication, faite par Mr Gérard Latulipe, Expert
du NDI, Directeur régional du Maghreb fut une introduction à l’atelier.
Le conférencier a mis l’accent sur l’importance de la concertation
entre les acteurs politiques ; il a en outre indiqué que rien ne peut
résister aux citoyens si les élections sont libres et transparentes.
Et les acteurs politiques doivent avoir un esprit de compromis et non de compromission.
Il a recommandé que toute critique soit accompagnée de solution.
Parlant du financement des partis, il a annoncé qu’en Mauritanie,
on ne financera un parti que s’il arrive à présenter des
candidats au moins dans 20 % des circonscriptions électorales. Parlant
des structures organisant les élections, la CENI pour le cas du Burkina
Faso, il a insisté sur son indépendance et sa neutralité.
Se tournant vers les partis politiques et la société civile, il
leur a recommandé de participer permanemment à la formation et
à la sensibilisation des citoyens. Attirant l’attention des participants
sur le rôle du citoyen dans son pays, il nous demande de mettre en pratique
la Déclaration d’un des présidents des USA : « Ne
demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous ; demandez ce que vous pouvez
faire pour lui ».
Après débats sur le contenu de cette communication, nous retenons
entre autres que la multiplicité des partis politiques n’est pas
indice de bonne démocratie.
La deuxième communication faite par Mr Kaboré Hubert, membre de
la CENI, a concerné « la gestion du fichier électoral :
défis et enjeux pour les prochaines consultations électorales
».
D’entrée de jeu, le conférencier reconnaît que la
qualité du fichier électoral est à la base de la victoire
ou de l’échec des partis politiques. Toute élection mal
gérée conduits aux dérives.
Des débats, il ressort que l’épuration du fichier est une
nécessité. Il faut en outre éliminer toute pièce
ne permettant pas d’identifier clairement l’électeur : adopter
les documents portant une photo d’identité de l’électeur.
Le gouvernement et la justice doivent prendre des mesures punitives envers les
fraudeurs. La CENI ou ses démembrements doivent recruter des recenseurs
en quantité et en qualité. La gestion des cartes non retirées
doit être rigoureuse. Un appel a été lancé à
l’endroit du pouvoir : financer ou subventionner l’établissement
des CIB ou CNIB.
La troisième communication avait trait aux « gestions des opérations
électorales : validation des résultats et gestions des contentieux
». Elle a été faite par El Hadj Salif Sampindégo,
membre du Conseil constitutionnel.
L’accent a été mis sur le rôle du Conseil constitutionnel
et celui des tribunaux administratifs. Le conférencier a indiqué
la voie à suivre pour un recours et les conditions à remplir.
Des débats, il ressort que les différentes juridictions chargées
de la validation des résultats ou de la gestion des contentieux doivent
être rigoureuses sur l’application des textes en vigueur. Ainsi,
si l’article 129 du code électoral avait été respecté,
le cas Me Hermann Yaméogo ne se serait pas posé car les candidats
auraient confirmé personnellement par comparution leurs candidatures
et retraits de candidature aux élections présidentielles de novembre
2005. Il faut en outre aménager une passerelle entre les différentes
juridictions chargées de gérer les élections ou créer
un tribunal des conflits.
La quatrième communication « Environnement des élections
et participation citoyenne au Burkina Faso » a été faite
par le professeur Augustin Loada, Directeur exécutif du CGD.
il a d’abord clarifié certains concepts puis il a mis l’accent
sur les différentes formes de participation du citoyen à la vie
politique de son pays : demander des comptes à ceux qui nous gouvernent,
les reconduire ou les rejeter en cas d’élection, adhérer
à un parti politique ou à une organisation de la société
civile, s’inscrire sur une liste électorale… Il y a en cela
deux grands groupes de participation : la participation conventionnelle et celle
non conventionnelle. Les causes plausibles de la non participation des citoyens
sont : les promesses non tenues, le manque de temps, le désenchantement,
l’oubli de certaines régions sur le plan du développement..
Les débats étaient très enrichissants.
En fin d’atelier, plusieurs recommandations ont été faites
à l’adresse du Gouvernement, de la CENI, des partis politiques,
de la société civile et des différentes juridictions chargées
de la validation de la gestion des contentieux.
Fait à Ouagadougou, le 7 Juin 2006
Pour la délégation de l’UNDD
Le Porte Parole
Koné Batiémoko