INTRODUCTION
L’Union
Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD)
est une formation politique créée pour la conquête
et l’exercice du pouvoir d’Etat en vue de l’épanouissement
intégral du citoyen burkinabè et de l’homme en général.
La
motivation première de ses fondateurs réside dans la prise
de conscience de la réelle fragilité de nos récents
acquis politiques et démocratiques et, plus grave encore, du caractère
manifestement réversible du processus laborieux qui les a induits.
S’y ajoutent les conclusions qu’une analyse approfondie de
la situation nationale, sous régionale et internationale permet
de tirer.
En
effet, il est loisible à tout burkinabè d’observer
et de témoigner du déphasage croissant entre d’un
côté le discours rassurant du pouvoir, essentiellement développé
en direction des partenaires au développement et autres bailleurs
de fonds, et de l’autre la réalité des faits sociaux
politiques et économiques qui, inexorablement, demeurent caractérisée
par :
- un marasme économique accentué ces derniers temps par
la crise en Côte d’Ivoire ;
- une crise sociale rampante, aggravée par le développement
de l’insécurité ;
- des velléités de recul démocratique qui se manifestent
par l’instabilité réelle ou suscitée dans les
partis politiques d’opposition ;
- des incertitudes au plan diplomatique avec un isolement croissant du
Pays ;
- une crise de la justice avec une multitude d’affaires pendantes
;
- la culture de l’impunité
- etc.…
La
finalité de l’UNDD est donc de promouvoir un développement
durable et le rétablissement de l’équilibre social
au bénéfice de la société burkinabè
par la satisfaction de ses besoins fondamentaux que sont : la santé,
l’alimentation, l’eau, l’éducation, le logement,
la liberté, la justice, la paix, la démocratie, un cadre
de vie et un environnement sains, etc...
Pour
y parvenir, l’UNDD se propose de traduire en actes les principes
d’action tirés de sa doctrine fondée sur :
- La démocratie, qu’il faut absolument défendre, ici
et maintenant, d’une part pour la préservation des acquis
arrachés de haute lutte et unanimement approuvés et salués
par l’opinion nationale et internationale mais qui malheureusement
est entrain d’être louvoyés, d’autre part par
la prise de mesures idoines permettant d’ancrer définitivement
dans la conscience collective, dans les institutions et dans la pratique
politique.
- L’option de l’économie sociale de marché pour
corriger les excès de la mondialisation ultra-libérale
- L’option de la gouvernance locale basée avant tout sur
le transfert de compétences et de ressources à des collectivités
territoriales décentralisées, condition sine qua non d’un
développement durable.
- L’option de la gouvernance mondiale basée sur la coopération
sous régionale, régionale et internationale et sur une gouvernance
globale, seule capable de gérer avec plus de parcimonie et de justice
les ressources mondiales en diminution croissante, une gouvernance mondiale
seule capable de gérer la sécurité mondiale au profit
de tous.
Pour
mener à bien son combat et remporter sur tous les fronts les victoires
promises à ceux qui, sans se renier, osent, l’UNDD s’attachera
selon le principe bien compris de la critique constructive, à proposer
un programme d’orientation générale dont les grandes
lignes figurent dans le présent manifeste.
I- LA POSITION DU PARTI ET SES RAPPORTS AVEC LES PARTIS D’OPPOSITION
L’UNDD
se positionne résolument comme parti d’opposition dont l’ambition
est de parvenir à changer un système ultralibéral
habillé dans une social- démocratie dont le résultat
est un enrichissement croissant d’une classe politique dirigeante
au pouvoir et un appauvrissement dramatique de la majeure partie de la
population. De ce point de vue, l’UNDD se doit d’entretenir
des liaisons fructueuses et dynamiques avec l’ensemble des Partis
politiques d’opposition et en particulier avec ceux avec lesquels
elle partage tout ou partie de sa vision.
II DES OPTIONS POLITIQUES DE L’UNDD
II-1
DU REGIME POLITIQUE
L’UNDD
opte pour un régime parlementaire reposant sur des institutions
de contrepoids au pouvoir et caractérisé par :
-
Un organe exécutif bicéphale avec :
- Un Président élu au suffrage universel direct pour cinq
(5) ans, rééligible une seule fois, garant du respect de
la Constitution, de l’intégrité du territoire et du
bon fonctionnement des institutions.
- Un Premier Ministre nommé par le Président, issu d’une
majorité parlementaire, qui forme le Gouvernement, définit
et conduit la politique de la nation.
- Un organe délibérant
constitué par un parlement élu au suffrage universel pour
cinq (5) ans. Ce parlement a le pouvoir de légiférer dans
tous les domaines.
-
Un organe judiciaire indépendant des pouvoirs exécutif et
législatif ;
-
Des organes indépendants de contrôle et de régulation,
comme le Conseil supérieur de la Communication (CSC) et la Commission
électorale nationale indépendante (CENI) qui existent déjà
et d’autres à créer, pour contrôler les conditions
d’octroi et d’utilisation de l’aide, pour contrôler
la soumission de l’Etat et du pouvoir au droit et pour contrôler
le respect des libertés démocratiques.
II-2 DES DROITS ET DES LIBERTES FONDAMENTALES
L’UNDD
entend œuvrer à l’instauration d’un véritable
Etat de droit garant des libertés individuelles et collectives,
notamment :
- la liberté d’opinion et de croyance ;
- la liberté d’expression ;
- les libertés syndicales ;
- la liberté de la presse ;
- la liberté d’entreprise, de circulation des personnes et
des biens ;
- etc.…
Pour
consolider l’Etat de droit et la démocratie, l’UNDD
donnera garantie constitutionnelle pour tous les burkinabè et travaillera
à promouvoir de manière effective les droits fondamentaux
et inaliénables de l’Homme que sont :
- le droit à la vie ;
- le droit à un environnement sain ;
- le droit à la propriété privée ;
- le droit à la santé ;
- le droit à l’éducation et à l’emploi
L’UNDD
prône enfin l’acceptation et le respect du pluralisme démocratique
comme base de conquête du pouvoir conféré par le peuple.
C’est pourquoi, il travaillera à l’ancrage d’une
culture démocratique véritable dans le comportement du citoyen
burkinabè.
III- 3 DES INSTITUTIONS REPUBLICAINES
Le
paysage institutionnel et la vie politique de notre République
sont aujourd’hui caractérisés par le refus d’une
gestion équilibrée des opinions, qui se manifeste par un
processus d’assujettissement au pouvoir des médias et particulièrement
des médias d’Etat, par une confusion savamment entretenue
entre l’Exécutif, le Parlement et le Pouvoir judiciaire,
au service du premier ; ainsi que par un ensemble de calculs et d’arrière-
pensées dans la création des institutions républicaines
et dans la mise à leur disposition des moyens de fonctionnement,
ce qui en fait des structures constamment dépendantes du pouvoir
exécutif.
Ainsi,
la pratique de l’Etat de droit, engagée dès l’adoption
de la Constitution du 02 juin 1991 demeure t- elle difficile, caractérisée
par :
- le non respect des lois, du droit à la vie, du droit des partis
politiques d’opposition ;
- la restriction des libertés individuelles et collectives dont
les libertés syndicales ;
- le développement d’une administration politisée,
affairiste et corrompue ;
- une justice aux pratiques largement partisanes.
Face
à cet état des lieux, l’UNDD entend reformer l’Administration,
instaurer une véritable décentralisation démocratique
et reformer profondément les Institutions de défense et
de sécurité.
La
reforme de l’administration passera par :
- la mise en œuvre d’un véritable plan de gouvernance
politique, économique et sociale ;
- la moralisation de la vie publique, y compris l’action des partis
politiques ;
- la gestion rigoureuse des ressources publiques et la lutte contre la
corruption au sommet et à la base ;
- la formation continue des ressources humaines dans le sens de créer
une administration républicaine déconnectée du pouvoir
politique.
S’agissant
de la décentralisation, elle s’appuiera sur la création
des régions à compétences politiques et économiques
autonomes qui favorisera le développement équilibré
des différentes parties du pays. Ces régions seront dotées
d’organes d’exécution et de délibération
élus, avec pouvoir de recourir au référendum régional,
avec capacités de négociation internationale pour le financement
du développement régional. Au-delà des régions,
la décentralisation se traduira par la viabilisation effective
des communes rurales, le maintien et l’élargissement des
communes urbaines actuelles. Les régions et les communes seront
dirigées par des organes élus au suffrage universel pour
cinq (5) ans.
Sur
le plan de la déconcentration administrative, notre parti se prononce
pour une administration de proximité, à travers un découpage
du territoire qui allie harmonieusement collectivités territoriales
décentralisée et circonscription administrative, en vue
d’assurer une représentation de l’Etat qui soit proche
des citoyens.
En
ce qui concerne la défense et la sécurité publique,
le Burkina Faso n’a pas échappé à l’intrusion
du pouvoir militaire dans la vie politique qui a caractérisé
l’Afrique post coloniale. Tirant leçon de cette situation
d’émergence du phénomène des seigneurs de la
guerre dans nos Etats, l’UNDD veut promouvoir une reforme des politiques
et des organes de défense et de sécurité dans le
but ultime d’en faire de véritables instruments de la République
au service de la République et du Peuple, et dotés à
cette fin des moyens conséquents pour le plein exercice de cette
mission essentielle.
III- DES OPTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES
III-1
LES PRINCIPES
Les
principes qui gouvernent le domaine politique restent voisins de ceux
qui gouvernent le domaine économique. Depuis l’indépendance
formelle, et à travers les choix des régimes politiques
qui se sont succédés, le Burkina Faso s’est fait l’écho
des querelles relatives aux schémas de développement qu’il
a expérimentés avec plus ou moins de succès : option
libérale, option socialiste, option du capitaliste d’Etat,
option de la social-démocratie.
A
l’heure de la globalisation, de la mondialisation et face aux limites
objectives de l’économie de marché et aux spécificités
de nos sociétés tant sur le plan culturel que social, l’UNDD
opte pour la social démocratie, postule la prise en compte ex ante
de toute la dimension solidaire du développement dans la recherche
de la croissance. Sans cultiver le fétichisme et la démarcation
idéologique, le parti se situe au centre gauche.
Cette
économie sociale de marché reconnaît la nécessité
de la coexistence d’un secteur privé dynamique moteur de
l’économie et d’un secteur public résiduel non
moins actif et performant, surtout dans les secteurs stratégiques
tels l’eau, l’éducation, la santé, les infrastructures,
la protection de l’environnement et la culture. Elle serait ainsi
une approche dynamique et cohérente, articulant les deux (02) pôles
essentiels dans la conduite de la vie économique de la nation burkinabè
que sont les secteurs privé et public, unissant leurs efforts respectifs
dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et pour le développement
durable.
L’économie
sociale de marché milite pour une redistribution optimale des produits
de la croissance, la protection et la promotion des groupes sociaux fragiles,
mais n’en est pas moins soucieux de la recherche de l’efficacité
comme source de création et de distribution des revenus et de la
richesse.
Ainsi,
pour l’UNDD, l’Etat devra se désengager de la sphère
de production et de commercialisation, toutes les fois qu’il est
prouvé que le secteur privé est meilleur gestionnaire ou
meilleur acteur que lui. Il devra en revanche faire de la réduction
de la pauvreté, non une démarche de mode imposée
de l’extérieur mais une priorité qui s’appuie
sur une participation effective des communautés de base au diagnostic
et à l’identification des stratégies pour y parvenir,
en tenant compte du potentiel naturel de chaque terroir.
Ce
Social libéralisme ne rejette pas le principe des privatisations
mais il rejette la façon dont celles-ci sont mises en œuvre.
Il affirme que ces processus devront obligatoirement prévoir :
- l’intéressement des opérateurs économiques
nationaux dans les prises de participations ;
- l’ouverture du capital des entreprises à privatiser aux
travailleurs ;
- l’articulation des plans sociaux de reconversion et/ou de réinsertion
des déflatés au processus de privatisation.
Les
privatisations dans notre économie ne devront donc plus être
considérées comme un dogme intangible. Elles devront s’opérer
au cas par cas, avec pragmatisme et en tenant compte des intérêts
stratégiques de l’Etat et du Peuple.
III-2 LES SECTEUR DE PRODUCTION ET D’APPUI A LA
PRODUCTION
L’un
des constats majeurs que l’UNDD porte sur les stratégies
de développement économique du Burkina est qu’elles
ne reposent sur aucun schéma d’aménagement du territoire
dont le principe est pourtant constamment énoncé par tous
les régimes depuis plusieurs décennies déjà.
C’est pourquoi, le Parti estime qu’aucune politique, qu’aucune
stratégie de développement de notre pays ne peut être
durable sans s’appuyer sur un schéma national d’aménagement
du territoire qui met en cohérence les potentialités naturelles
des différentes régions de notre pays et les choix des investissements
économiques.
III-2-1 LES SECTEURS DE PRODUCTION
A-
L’agriculture et l’élevage
Au
Burkina Faso, le but premier du développement agricole (au sens
large) a d’abord été la réalisation de l’autosuffisance
alimentaire. Il est aussi de faire de l’agriculture une des bases
d’un développement économique soutenu du pays, tout
en préservant l’Environnement.
L’UNDD
estime que le monde rural vit des difficultés structurelles liées
dans une large mesure à la trop grande inconstance dans les orientations,
les choix politiques et stratégiques en matière de développement
rural. C’est pourquoi, le parti s’attachera à définir
une politique agricole résolument participative et basée
sur des choix durables, qui assure aussi bien la rentabilité des
exploitations que la durabilité des systèmes de production
en s’appuyant notamment sur :
- une gestion rationnelle, optimale et durable des ressources productives
;
- la promotion des filières porteuses ;
- le transfert des responsabilités et des pouvoirs aux organisations
agricoles.
Il
s’agit en somme pour l’UNDD de favoriser l’émergence
au sein du monde rural, d’une classe moyenne représentative
et capable d’effectuer par elle-même les investissements nécessaires
au décollage de la production rurale.
B–
L’industrie
Notre
politique d’industrialisation est fondée sur la transformation
des matières premières locales en étroite liaison
avec les options d’aménagement du territoire et de décentralisation
politique et économique, en vue de créer des pôles
économiques liés aux potentialités des différentes
régions.
Pour
cela l’UNDD élaborera des règles et un cadre juridique
favorisant la concurrence et le partenariat. Elle veillera ensuite à
développer les infrastructures nécessaires pour la promotion
de l’industrie : communication, télécommunication,
énergie, etc.
L’UNDD
élaborera et mettra en œuvre une politique cohérente
visant la réduction des principales contraintes externes et internes
de l’économie burkinabè que constituent :
- le coût élevé des facteurs de production et des
services ;
- l’étroitesse du marché local ;
- la fraude à l’importation et la corruption ;
- l’absence ou l’insuffisance d’information économique
;
- les contraintes de financement (accès au crédit) ;
- les choix technologiques ;
- la mauvaise gestion des entreprises (absence de rigueur, lenteur dans
les prises de décisions, insuffisance ou absence de formation des
opérateurs économiques) ;
- le manque de diversification des sources d’approvisionnement en
matières premières et autre intrants intermédiaires
;
- l’insuffisance du contrôle de qualité.
C
-Les mines et l’énergie
Dans
le domaine minier, il s’agira de rationaliser l’exploitation
du potentiel existant, en mettant en place une législation et un
code des investissements attractifs pour une exploitation judicieuse au
profit des populations locales, des régions et de l’Etat.
L’UNDD
travaillera à diversifier les sources d’énergie et
à exploiter en priorité les potentialités nationales
dans les domaines hydroélectriques , du solaire et du biogaz. Les
interconnexions avec les sources d’énergie des Etats voisins
seront poursuivies pour autant qu’elles présentent des avantages
comparatifs réels.
La
question des énergies traditionnelles sera au centre de la politique
énergétique de l’UNDD, parce que plus de 80% des ménages
de notre pays dépendent encore du bois- énergie. La politique
en la matière s’intégrera dans une démarche
de gestion participative et durable des ressources forestières.
D
– La promotion de l’entreprise
Une
réforme des entreprises publiques pour plus d’efficacité
et un désengagement de l’Etat des secteurs concurrentiels
seront opérés s’il s’avérait que le secteur
privé est meilleur gestionnaire que la puissance publique. Les
reformes et actions qui seront entreprises se feront selon trois axes
prioritaires à savoir :
- le développement d’entreprises privées performantes
capables de capter le potentiel de sources de croissance inexploitées
;
- la promotion de l’investissement privé et public ;
- le renforcement des capacités par le développement de
systèmes d’information performants, le développement
des capacités managériales et de gestion des PME/PMI et
le développement d’un plan d’actions spécifiques
pour l’entreprise rurale.
E
– L’artisanat et le commerce
L’artisanat
est une source d’entrée de devises, de valorisation de notre
patrimoine culturel et une activité pourvoyeuse d’emplois.
L’UNDD entend mieux organiser ce secteur, promouvoir la formation
qualifiante des acteurs et leur organisation à travers la création
d’une école supérieure des arts et métiers
et d’une chambre des arts et métiers. Elle fera de la promotion
interne et internationale de nos artisans une priorité.
En
plus de l’agriculture, de l’élevage et de l’industrie,
l’UNDD entend asseoir une politique commerciale performante et dynamique,
véritable catalyseur du développement des autres secteurs
d’activités.
La
délocalisation industrielle, conformément aux schémas
nationaux et régionaux d’aménagement du territoire
et le transfert des technologies, le développement des joint-ventures
seront préférés à l’importation.
La
mondialisation du commerce impose l’ouverture de nos marchés
aux autres pays. Par conséquent, les produits burkinabè
devront être compétitifs. Le secteur informel du commerce
qui fournit trois emplois sur quatre et par lequel des milliers de familles
tirent leurs revenus, doit être mieux organisé et bien encadré,
notamment en apportant une assistance plus appropriée aux acteurs
de ce secteur pour un accès plus facile au crédit. Il s’agit
en somme pour l’UNDD de travailler à faire sortir le commerce
du secteur informel.
III-2-2 LES SECTEURS D’APPUI A LA PRODUCTION
A)
L’environnement et l’eau
La
production économique du Burkina repose avant tout sur les ressources
naturelles renouvelables que constituent l’eau, les sols et les
ressources forestières. Soutenir durablement la production dans
les secteurs primaire et secondaire est donc indissociable d’une
politique de gestion intégrée et durable des ressources
naturelles.
Dans le contexte physique et climatique de notre pays, la gestion de l’eau
en tant que facteur de production mais aussi de maintien des équilibres
naturels est au centre des préoccupations de l’UNDD. La gestion
intégrée des ressources en eau apparaît comme une
approche incontournable pour la valorisation d’une ressource naturelle
autour de laquelle les conflits sont de plus en plus importants.
L’UNDD
s’engage ainsi à développer autant la mobilisation
des ressources en eau qu’à favoriser leur gestion intégrée
tant au profit de la production, de l’alimentation humaine et animale
que de la conservation des écosystèmes. A cet égard,
l’accès à l’eau potable pour tous sera un défi
permanent à relever au double plan social et sanitaire.
Partant
des priorités de notre pays en matière d’environnement
et de ses engagements souscrits dans le cadre des conventions internationales
relatives à la protection et à la gestion de l’environnement,
l’UNDD axera son action sur :
- la restauration du couvert végétal et la lutte contre
la désertification ;
- la gestion participative des ressources naturelles. Dans ce domaine,
la stratégie du parti sera basée sur un partage de responsabilités
entre l’Etat, les collectivités décentralisées
et le secteur privé en vue de créer des revenus aux plus
pauvres et de contribuer à réduire la pauvreté en
milieu rural ;
- la sécurisation foncière ;
- l’amélioration du cadre de vie par la lutte contre les
pollutions et nuisances diverses ;
- l’adaptation aux changements climatiques ;
- le renforcement des capacités et de l’expertise nationale.
B)
Les infrastructures, les transports et les communications
La
production, la commercialisation des biens et services et le transport
des personnes supposent l’existence d’un système de
transport et de communication performant.
Dans
le domaine du transport, l’UNDD s’attachera à résoudre
deux questions essentielles : l’existence des infrastructures et
leur exploitation efficiente.
S’agissant des infrastructures, l’UNDD s’emploiera à
désenclaver l’ensemble des régions et les nouvelles
collectivités décentralisées par le bitumage de nouveaux
axes routiers, la réhabilitation du réseau existant. Une
attention particulière sera accordée au désenclavement
des régions à hautes potentialités agricoles et minières
et aux liaisons inter- régionales.
Quant
à l’exploitation des infrastructures, l’UNDD veillera
à une plus grande professionnalisation des acteurs pour leur permettre
d’affronter avec efficacité la concurrence qui s’annonce
rude dans l’espace UEMOA et bientôt de la CEDEAO ;
L’élaboration
et la mise en œuvre d’un plan d’actions de sécurité
routière et le développement des transports urbains retiendront
une attention particulière du parti.
La
promotion du transport rural à travers les moyens de transport
intermédiaire sera une préoccupation première dans
ce domaine.
C)
Le tourisme
Le
tourisme et les activités touristiques sont des secteurs porteurs.
En vue de leur permettre d’apporter une meilleure contribution à
l’économie nationale et de lutter contre le chômage,
le parti se fixe pour priorités :
- l’élaboration d’un plan directeur de développement
touristique et d’un plan marketing ;
- la valorisation des sites par l’ouverture des voies d’accès
et l’aménagement de quelques sites test. Pour ce faire, le
privé est appelé à jouer un rôle important
grâce à des mesures incitatives prises en relation avec les
collectivités décentralisées.
En
matière d’hôtellerie, en plus de l’insuffisance
des infrastructures d’accueil, on note une très grande concentration
des réceptifs à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Il est par
conséquent impératif d’encourager par des mesures
incitatives, un rééquilibrage du nombre de réceptifs
entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et les autres villes des provinces.
La contribution des collectivités territoriales est déterminante
dans la mise en œuvre de ces mesures.
D)
Les finances publiques
Les
finances publiques sont déterminantes sur le cours du développement
dans nos pays. Elles ont une influence sur la disponibilité et
l’emploi des ressources nationales, les structures de financement,
la balance des paiements et le niveau d’endettement. L’objectif
de l’UNDD est de promouvoir une politique de finances publiques
saine et transparente, à travers :
- une rationalisation des choix budgétaires ;
- une optimisation des allocations budgétaires ;
- l’application de règles de gestion transparentes ;
- l’appel à l’épargne publique ;
Toutes choses qui contribueront à renforcer la qualité de
l’administration, à assurer une bonne gouvernance et à
permettre la réalisation des objectifs de développement.
Dans
le cadre de la décentralisation, l’Etat devra assurer le
transfert effectif de ressources financières aux collectivités
décentralisées à travers une révision concertée
de la gestion des produits des taxes afin de financer le développement
local.
Le
renforcement des capacités et de la transparence dans la gestion
des institutions locales d’épargne et de crédit apparaît
comme une nécessité pour promouvoir l’accès
des communautés rurales aux ressources pour le financement de leurs
projets de développement.
E)
La politique fiscale
La
politique fiscale actuelle de notre pays apparaît clairement comme
dissuasive vis-à-vis des PME. C’est pourquoi l’UNDD
entend proposer une politique fiscale qui incite les opérateurs
de l’économie à ne pas contourner le fisc.
III-3
LES SECTEURS SOCIAUX
A)
De l’accès aux services sociaux de base
Basée
sur l’analyse des faits pertinents à des échelles
locales, la conviction de l’UNDD dans le domaine des services sociaux
de base est qu’il faut travailler à faire de l’accès
à l’éducation et aux soins de santé un besoin
des communautés de base plutôt qu’un simple droit «
octroyé » par l’Etat. Cela ne sera possible qu’en
travaillant d’abord à accroître les moyens d’existence
de ces communautés, c’est-à-dire à les soustraire
de la pauvreté, afin qu’elles sentent le besoin de contribuer
par elles-mêmes aux efforts de l’Etat en vue de l’amélioration
des conditions d’accès aux services sociaux de base.
L’UNDD
entend donc élaborer une politique sanitaire visant à appuyer
les efforts des communautés de base, à développer
et équiper les infrastructures sanitaires dans l’optique
d’assurer les besoins des populations en soins de santé primaire
et en matière hospitalière.
La
reforme de l’éducation est pour l’UNDD une priorité
absolue, afin de mettre fin à une politique d’éducation
imposée de l’extérieur et basée sur les seuls
résultats statistiques. La reforme de l’éducation
qui s’appuiera sur l’ensemble des acteurs de l’éducation
et en particulier les collectivités décentralisées,
devra partir des choix stratégiques en ce qui concerne (i) l’image
qu’on veut des jeunes scolarisés à la fin de chaque
cycle éducatif et (ii) les débouchés du système
éducatif à la fin de chaque cycle et selon le type d’enseignement.
B)
De la solidarité nationale et de la promotion sociale
En
matière d’action sociale et de solidarité nationale,
l’UNDD encouragera la mise en œuvre de mécanismes conformes
aux traditions africaines de solidarité et adaptés aux modes
d’existence modernes qui permettent de renforcer l’assistance
mutuelle au sein des groupes sociaux.
Une
véritable caisse de solidarité financée par les sociétés,
entreprises publiques et privées, les partenaires au développement,
les Organisations non gouvernementales en vue de faire face aux calamités
sera créée.
L’UNDD
mettra tout en œuvre pour que la femme bénéficie du
juste prix de son travail, de ses efforts et pour assurer sa promotion
économique, sociale et politique. Pour ce faire, des dispositions
juridiques seront prises visant à renforcer le combat contre toutes
les pratiques sociales négatives et dégradantes pour la
femme et à assouplir ses sollicitations domestiques, à améliorer
ses perspectives professionnelles et son accès à l’éducation
et au crédit.
En
ce qui concerne l’Enfant, la Chartre sur le droit des enfants sera
appliquée. Il sera accordé plus de chance aux enfants déshérités
par le biais de l’assistance publique ou communautaire.
C)
De la promotion de l’emploi
La
lutte contre le chômage et l’exode rural sera engagée
en transférant au profit des régions une partie des compétences
de l’Etat, en incitant aux investissements dans le secteur rural,
en veillent à garantir les droits des travailleurs.
Les
codes du travail et de sécurité sociale seront révisés
à travers une démarche impliquant pleinement les travailleurs
eux-mêmes.
Le
programme d’éducation, de formation et d’emploi prendra
en compte les aspirations de notre jeunesse désabusée par
une politique ultra libérale dont les conséquences sont
désastreuses sur cette frange de notre peuple qui porte les espoirs
du pays.
D)
De l’habitat
L’UNDD
se donne pour ambition de permettre à chaque burkinabè d’accéder
à un logement décent. La promotion de sociétés
civiles immobilières (SCI) afin de réaliser le lotissement
et la viabilisation des agglomérations urbaines et rurales sera
encouragée, tout en veillant cependant à une gestion responsable
et équilibrée du domaine foncier.
La
promotion des matériaux locaux de construction sera encouragée
pour atténuer le coût des constructions.
Une politique d’urbanisation et d’amélioration du cadre
de vie sera initiée dans les zones semi urbaines. La rationalisation
de l’aménagement des villes sera promue compte tenu des moyens.
L’UNDD entend promouvoir l’accès au logement pour les
travailleurs à revenus faibles et moyens en développant,
avec les collectivités décentralisées notamment,
des stratégies incitatives d’accès à l’habitat.
Dans ce cadre, les mécanismes d’accès à la
banque de l’habitat seront adaptés aux conditions socio-économiques
des populations et faciliteront ainsi l’accès au crédit.
E)
De l’art et de la culture
L’UNDD
œuvrera à l’éclosion d’une culture nationale
riche du brassage des cultures revalorisées des différentes
ethnies. Elle reprouve la politique qui consiste à écarter
les valeurs du passé comme décadentes, autant que l’ethnocentrisme
culturel qui consiste à se replier sur soi-même en prônant
un retour aux sources ou à imposer aux autres, voire aux règles
de gestion de l’Etat, des valeurs culturelles propres à un
groupe.
En
collaboration avec des partenaires publics et/ou privés, nationaux
ou étrangers, l’UNDD renforcera la création de journées
régionales de culture à côté des journées
nationales, des écoles de théâtre régionales
à côté d’un théâtre national, des
musées régionaux à côté d’un musée
national, des ensembles nationaux et régionaux.
Elle
travaillera à rendre les manifestations culturelles internationales
telles que le FESPACO ou le SIAO plus attrayantes pour le secteur privé,
en vue de susciter la participation de ce dernier à leur pérennisation.
F)
Du sport et des loisirs
En
tant que puissant acteur de cohésion nationale, de développement
individuel et collectif, le sport sera soutenu et promu dans les zones
rurales et urbaines. Parallèlement, le sport de compétition
de haut niveau sera pris en main et financé conséquemment
afin que le Burkina puisse être dignement représenté
sur l’échiquier international.
L’UNDD
étudiera les stratégies idoines pour relancer les maisons
des jeunes et de la culture comme véritables épicentres
des loisirs, du sport et de la culture dans les départements et
agglomérations de notre pays.
G)
De la recherche scientifique
Les
succès enregistrés par les nouveaux pays industrialisés
sont dus en grande partie au fait qu’ils ont investi dans l’éducation,
la recherche scientifique, la formation et les transferts de technologie.
Le manque de cadre, de main d’œuvre qualifiée et l’organisation
institutionnelle inadaptée constituent des goulots d’étranglement
à l’industrialisation et au développement économique.
C’est
pourquoi l’UNDD s’attachera au-delà de la reforme du
système éducatif, à bâtir une véritable
capacité nationale de recherche scientifique et technologique au
service d’un développement durable du Burkina Faso.
IV- DE LA POLITIQUE DE COOPERATION
Le
monde aujourd’hui est confronté à des problèmes
de dimension planétaire qui ne peuvent être surmontés
que par des solutions intégrant cette dimension dans le respect
des spécificités de chaque peuple, de chaque nation.
La
politique de coopération de l’UNDD se fondera donc sur le
constat de la complémentarité des différentes régions
du monde.
L’interdépendance
et le partenariat étant des impératifs, la politique étrangère
de l’UNDD se basera sur une nouvelle vision des relations internationales,
dégagée à partir d’un bilan critique de cette
coopération et d’une analyse approfondie de certaines alliances
de notre pays.
IV-1
l’intégration régionale
Le
Burkina Faso a toujours été partie prenante des multiples
tentatives plus ou moins heureuses d’intégration politique
et économique qui ont vu le jour en Afrique en général
et en Afrique de l’Ouest en particulier.
A l’heure de la mondialisation et de la globalisation, l’UNDD
est convaincue que seule l’union des Etats, à travers une
intégration véritable basée sur une politique de
rationalisation des flux migratoires, rééquilibrage économique
(qui s’appuierait par exemple sur des fonds structurels) et une
saine exploitation de la complémentarité de leurs économies
leur permettra :
? d’accroître leur capacité collective de négociation
;
? de définir une stratégie adaptée d’insertion
dans l’économie mondiale par une compétitivité
accrue.
Aussi, en appelle-t-elle aux Etats d’Afrique à prendre conscience
de la dimension historique de l’enjeu afin de dégager une
réelle volonté politique pour accéder et réaliser
l’intégration économique africaine. Dans ce sens,
de grands programmes intégrateurs devront être lancés
ou poursuivis (transport aérien, interconnexion ferroviaire…)
tout en accordant une place prépondérante au secteur privé
dans le dispositif institutionnel.
IV.2-
La fédération
L’UNDD
est convaincue que seule la fédération des Etats peut sauver
l’Afrique de l’immobilisme, de la misère et de la pauvreté,
par l’optimisation de l’exploitation des richesses et des
potentialités humaines et matérielles. Elle souscrit à
la réalisation de l’unité africaine par la création
d’entités régionales viables. La construction de la
fédération à l’échelle du continent
devra être l’étape ultime et nécessaire d’une
telle politique de régionalisation.
IV.3-
La coopération internationale
En
matière de coopération internationale, l’UNDD est
favorable à une coopération ouverte, diversifiée
et multiforme. Le parti œuvrera pour la préservation et le
renforcement des relations entre le Burkina Faso et tous les pays du monde,
entre le Burkina Faso et les institutions internationales sur la base
:
• du respect réciproque des différents peuples ;
• de la non-ingérence dans les affaires intérieures
des Etats ;
• du respect des valeurs de paix, de démocratie, des droits
de l’homme ;
• de la protection de l’environnement ;
• des accords internationaux et des principes de la gouvernance
mondiale pour une meilleure prise en compte de la sécurité
collective, de la protection des droits de l’homme et de la démocratie.
De
façon particulière, l’UNDD renforcera la coopération
arabo-africaine et la coopération avec le continent asiatique qui
présente avec le continent africain des similitudes, en vue de
favoriser le dialogue et les échanges mutuellement avantageux,
en particulier dans les domaines économique, financier, scientifique,
technologique, culturel, social et diplomatique.
Avec l’Amérique du sud et l’Océanie, une coopération
renforcée sera établie dans les mêmes domaines.
Enfin, avec le monde occidental, l’UNDD entend repenser un nouveau
type de coopération fondé sur le dépassement du cadre
actuel pour intégrer véritablement les préoccupations
du continent africain. Pour ce faire, l’UNDD veut substituer aux
tendances actuelles de la coopération internationale, une coopération
de transferts véritables, principalement financiers, industriels
et technologiques, au profit du Burkina et de l’Afrique.
CONCLUSION
Ce
manifeste se veut d’abord l’expression de la volonté
politique profonde des fondateurs de l’UNDD de stigmatiser les menaces
qui planent sur notre processus démocratique et de la détermination
de ce parti de le défendre pour relever le défi de l’alternance
démocratique au Burkina Faso. Il est aussi la traduction d’un
engagement résolu à sceller un nouveau pacte avec tous les
démocrates de ce pays qui, redoutant les mêmes craintes,
partageront cette ambition.
Ce manifeste préfigure un programme d’orientation générale
nouveau pour le pays qui rejette l’aventurisme politique et la fuite
en avant qui peuvent résulter de la poursuite d’ambitions
démesurées n’autorisant des rêves de grandeur
que pour les seuls dirigeants.
Les hommes et les femmes ayant mis leur confiance et leur espoir en l’UNDD
devront sans délai faire connaître et expliquer le contenu
de ce manifeste qui pourra contribuer à impulser une refondation
de l’opposition républicaine dans ce pays.
Adopté à Ouagadougou le 11 février 2007
Le
Congrès
PREAMBULE
L’Union
Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD)
est un parti politique qui regroupe tous ceux, sans distinction de croyances
philosophiques ou religieuses, de race et de sexe, qui adhèrent
aux présents statuts et qui sont attachés aux objectifs
suivants : promouvoir et renforcer la démocratie, le développement,
l’unité nationale, l’union africaine, la gouvernance
mondiale et la gouvernance locale.
C’est pour cela que le parti s’attachera à :
• défendre les libertés individuelles et collectives
conformément à la charte africaine des droits de l’homme
et des peuples, à la déclaration universelle des droits
de l’homme ;
• œuvrer à la promotion d’une bonne gouvernance
locale à travers une réelle décentralisation démocratique
et à l’avènement d’une gouvernance mondiale
reposant sur un ordre public international ;
• raffermir les liens de coopération avec les autres peuples
et œuvrer à l’intégration régionale et
sous régionale.
L’UNDD
se préoccupe des questions sécuritaires qui annihilent les
efforts de développement politique et économique des pays
africains. C’est pour cela qu’elle entend œuvrer au renforcement
du dialogue, du règlement pacifique des conflits, de la transparence
démocratique, des transferts en faveur des populations démunies
pour juguler les causes de l’insécurité.
L’UNDD proclame son attachement à la libre initiative des
citoyens mais demeure persuadée que sans la solidarité,
la société ne peut qu’être exposée à
des phénomènes de division.
L’action de l’UNDD s’insère dans la lutte historique
pour la protection de l’environnement, pour la lutte pour la santé
publique (SIDA), pour la justice, le respect des droits de l’enfant,
de la femme et sa participation à tous les échelons de la
vie de la nation.
TITRE I : DENOMINATION – SIEGE – SIGLE – EMBLEME
Article 1: Il est créé entre les adhérents aux présents
Statuts un Parti politique dénommé Union Nationale pour
la Démocratie et le Développement en abrégé
UNDD.
Article
2: L’emblème du Parti est une panthère au pelage jaune
tacheté de noir, s’appuyant sur un rocher gris, avec un fond
de soleil levant frappé du sigle UNDD.
La devise du Parti est : Paix-Unité-Progrès
La couleur traditionnelle
du Parti dans les manifestations électorales et populaires est
l’orange frappé de l’emblème.
Article 3 : Le siège
est fixé à Ouagadougou mais peut être transféré
en tout autre endroit du territoire national sur proposition du Congrès.
Article 4 : La durée
de vie de l’UNDD est illimitée.
TITRE II : DROITS ET DEVOIRS DU MILITANT
CHAPITRE 1
DU MILITANT
SECTION I
: DE L’ADHESION
Article
5 : L’adhésion est ouverte à toute personne physique
de nationalité burkinabè résidant ou non au Burkina
Faso. Elle se matérialise par l’acquisition de la carte du
Parti. Elle est individuelle et se fait au lieu de résidence auprès
de la structure compétente du Parti.
SECTION II
: DES OBLIGATIONS DU MILITANT
Article 6 : Tout militant
est tenu :
• de se conformer à la discipline du Parti ;
• de payer régulièrement les cotisations ;
• de participer régulièrement aux réunions
et d’exécuter les mots d’ordre du Parti ;
• de défendre les intérêts et l’idéal
du parti.
SECTION III : DES DROITS DU MILITANT
Article
7 : Le militant de l’UNDD :
• est électeur et éligible aux organes du parti conformément
au règlement intérieur,
• il a la liberté de parole dans le cadre des réunions
du parti et le droit de participer à la vie du parti.
• Il peut démissionner.
TITRE III : DE L’ORGANISATION DE L’UNDD
L’UNDD
est organisée au plan national et local.
SECTION I: LES STRUCTURES DECENTRALISEES
Article
8 : Les structures locales de l’UNDD sont :
•
Le comité,
• La section,
• La fédération,
• La convention.
A-
LE COMITE
Article
9 : Le comité est l’organe de base du parti et comprend au
moins dix (10) militants. Son ressort géographique est le village,
le secteur ou le quartier dans les communes, les arrondissements, les
chefs lieux de département, les établissements secondaires
et supérieures, les facultés.
Article
10 : Le bureau du comité est composé de cinq (05) membres
élus par l’assemblée générale. Il comprend
:
• 1 secrétaire Général
• 1 Trésorier Général
• 1 Secrétaire à l’Organisation et à
l’information
• 1 Secrétaire à la Promotion de la Femme
• 1 Secrétaire à la Jeunesse
Article
11 : Le comité assure l’animation de la vie du parti et la
diffusion de ses idées ; il s’applique à l’exécution
des mots d’ordre de l’UNDD.
B- LA SECTION
Article
12 : La section regroupe les comités au niveau des communes, des
arrondissements, des départements, de chaque campus universitaire
et de l’ensemble des établissements scolaires d’une
province.
Article
13 : La section est dirigée par un bureau élu par l’assemblée
des comités. Ce bureau comprend :
- 1 Secrétaire Général
- 1 Secrétaire Général Adjoint
- 1 Trésorier Général
- 1 Trésorier Général Adjoint
- 1 Secrétaire à l’Organisation
- 1 Secrétaire Adjoint à l’Organisation
- 1 Secrétaire à la Formation Politique
- 1 Secrétaire adjoint à la Formation Politique
- 1 Secrétaire à la Promotion de la Femme
- 1 Secrétaire adjoint à la Promotion de la Femme
- 1 Secrétaire à la Jeunesse
- 1 Secrétaire chargé des anciens
- 1 Secrétaire à l’Information et à la Communication
- 1 Secrétaire adjoint à l’Information et à
la Communication
Article
14 : La section coordonne les activités des comités. Elle
rend compte de ses activités à la fédération.
C-
LA FEDERATION
Article
15 : La fédération regroupe les sections au niveau d’une
province. L’Assemblée des délégués est
composée de trois (03) membres par section, élit le bureau
de la Fédération Provinciale.
Article
16 : Le bureau de la fédération comprend :
•
1 Secrétaire Général
• 1 Secrétaire Général adjoint
• 1 Trésorier Général
• 1 Trésorier Général adjoint
• 1 Secrétaire à l’Organisation
• 1 Secrétaire adjoint à l’Organisation
• 1 secrétaire à la Mobilisation et à la Communication
• 1 Secrétaire Politique
• 1 Secrétaire aux Questions Sociales et Culturelles
• 1 Secrétaire à la Promotion de la Femme
• 1 Secrétaire à la Jeunesse et au Sport
• 1 secrétaire chargé des anciens
• 2 Commissaires aux Comptes
La
fédération rend compte de ses activités à
la convention.
D-
LA CONVENTION
Article
17 : La convention est le regroupement des fédérations au
niveau d’une région. L’assemblée des délégués
fédéraux, au nombre de six (06) par fédération,
élit le bureau de la convention. Si la convention ne comporte que
deux ou trois fédérations, le nombre des délégués
sera augmenté de telle sorte que le bureau de la convention puisse
comporter vingt (20) membres.
Article18
: Ce bureau de vingt (20) membres se compose comme suit :
• 1 Secrétaire Général
• 1 Secrétaire Général adjoint
• 1 Trésorier Général
• 1 Trésorier Général adjoint
• 1 Secrétaire à l’Organisation
• 1 Secrétaire adjoint à l’Organisation
• 1 Secrétaire à la Mobilisation et à la Communication
• 1 Secrétaire adjoint à la Mobilisation et à
la Communication
• 1 Secrétaire Politique
• 1 Secrétaire adjoint Politique
• 1 Secrétaire aux questions Sociales et Culturelles
• 1 Secrétaire adjoint aux Questions Sociales et Culturelles
• 1 Secrétaire à la Promotion de la Femme
• 1 Secrétaire adjoint à la Promotion de la Femme
• 1 Secrétaire à la Jeunesse et au Sport
• 1 Secrétaire adjoint à la Jeunesse et au Sport
• 1 Secrétaire chargé des anciens
• 2 Commissaires aux Comptes
La
convention rend compte de ses activités au Bureau Exécutif
National.
Article
19: Les organes décentralisés doivent tenir à jour
obligatoirement :
- un registre des adhérents
- un registre des procès verbaux et des rapports d’activités
- un registre comptable des états financiers.
SECTION
II : LES STRUCTURES NATIONALES
Article
20 : Les organes centraux de l’UNDD sont :
- le Congrès
- le Conseil politique national
- le Bureau Exécutif National
II
-1 DU Congrès
Article
21 : L’instance suprême de l’UNDD est le Congrès
qui se réunit tous les quatre (04) ans en session ordinaire et
en session extraordinaire conformément aux dispositions des articles
ci-dessous.
Article
22 : Le Congrès ordinaire se réunit sur convocation du Président
du Parti après avis du Bureau Exécutif National ou du Conseil
politique National à une date fixée deux mois à l’avance
et les structures locales en sont informées.
Article
23 : Le Congrès extraordinaire est convoqué par le Président
du Parti à son initiative, ou à la demande du Bureau Exécutif
National, ou à la demande des deux tiers (2/3) des conventions
après délibération de l’assemblée générale
de chaque convention. Le Président du Parti détermine la
date de convocation et le lieu du Congrès extraordinaire.
Article
24 : Prennent part au Congrès les militants, délégués
et responsables du parti. Ne prennent part au vote que les délégués
titulaires ou leurs suppléants, à jour de leurs cotisations
et dont les noms auront été Communiqués au Bureau
Exécutif National par les Conventions et les Fédérations.
Article
25 : Le Congrès définit la politique générale
du parti. Il entend et adopte les différents rapports d’activités
et financiers.
Il statue en dernier ressort sur les exclusions. Il entérine les
remplacements de fonctions en cas de décès, de démissions
ou d’exclusion.
Il élit le Bureau Exécutif national.
Il adopte les modifications des statuts et du règlement intérieur
proposées par le Bureau Exécutif National.
II – 2 DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL
Article
26 : Le Conseil Politique National, organe consultatif, est mis en place
par le Bureau Exécutif national. Il est composé ainsi que
suit :
- 1 Président
- 2 Vice-présidents
- 38 conseillers
.
Article
27 : Le Conseil politique national est chargé de :
- donner son avis sur les questions d’intérêt national
ou international, touchant la vie du parti et à lui soumises par
le Président ou le Bureau Exécutif ;
- donner son avis et faire des propositions d’amendement des Statuts
et du règlement intérieur, avant leur soumission au Congrès,
- donner, en cas de besoin, son avis sur les rapports d’activités
et compte rendus.
- faire toute suggestion susceptible de renforcer l’action politique
du parti au Président.
- agir comme facilitateur s’il est requis.
Article
28 : Le Conseil politique national se réunit, sur habilitation
du BEN, au moins une fois par an en session ordinaire et chaque fois que
besoin en session extraordinaire.
II
– 3 DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL
Article
29 : L’organe d’exécution du Congrès est le
Bureau Exécutif National. Il se réunit une fois par mois
en session ordinaire et chaque fois que de besoin.
Article
30 : Le Bureau Exécutif National est composé ainsi qu’il
suit :
- 1 Président d’honneur
- 1 Président
- 1er Vice-président, coordonnateur national
- 2ème Vice-président, chargé de missions
- 3ème vice- président, chargé des relations avec
les organisations sociales
- 3ème Vice- président, conseiller spécial
- 5ème Vice-président, chargé de la communication
interne
- 1 Secrétaire Général
- 1 Secrétaire général adjoint
- 1 Trésorier général
- 1 Secrétaire national chargé de l’information et
de la communication, Porte
parole
- 1 Secrétaire national adjoint chargé de l’information
et de la communication
- 1 Secrétaire national chargé de la promotion de la femme
- 1 secrétaire national adjoint chargé de la promotion de
la femme
- 10 commissaires nationaux
- 11 conciliateurs
- 1 secrétaire national chargé des relations extérieures
- 1 Secrétaire national adjoint chargé des relations extérieures
- 1 secrétaire national chargé des Burkinabè de l’extérieur
- 1 secrétaire national adjoint chargé des Burkinabè
de l’extérieur
- 1 secrétaire national chargé de l’économie
et du développement
- 1 secrétaire national adjoint chargé de l’économie
et du développement
- 1 Secrétaire national chargé de l’organisation
- 1er Secrétaire national adjoint chargé de l’organisation
- 2ème secrétaire national chargé de l’organisation
- 1 Secrétaire national chargé des questions juridiques
et des droits de l’Homme
- 1 Secrétaire national adjoint chargé des questions juridiques
et des droits de l’Homme
- 1 secrétaire national chargé des questions politiques
- 1 secrétaire national adjoint chargé des questions politiques
- 1 secrétaire national chargé de l’environnement
- 1 secrétaire national adjoint chargé de l’environnement
- 1 secrétaire national chargé de l’emploi et de la
solidarité nationale
- 1 secrétaire national adjoint chargé de l’emploi
et de la solidarité nationale
- 1 Secrétaire chargé de la propagande et de la mobilisation
- 1 Secrétaire national adjoint chargé de la propagande
et de la mobilisation
- 1 Secrétaire national chargé de la Jeunesse
- 1 Secrétaire national chargé des affaires scolaires et
universitaires
- 1 Secrétaire national adjoint chargé des affaires scolaires
et universitaires
- 2 Commissaires aux Comptes
Article
31 : Le Bureau Exécutif National est chargé :
- d’appliquer les décisions du Congrès
- de contrôler l’orientation du parti et de veiller à
son application
- de préparer les assises du Congrès
- de faire des propositions d’amendements des statuts et règlement
intérieur
- de la gestion quotidienne du Parti
- de préparer les assises du Congrès sur convocation du
Président.
- d’établir les rapports d’activités et financiers,
les centraliser et conserver les procès verbaux des structures
décentralisées.
- d’apprécier et d’arrêter les listes des candidatures
à toutes les élections ainsi que les nominations aux hautes
fonctions de l’Etat.
- de procéder à l’investiture du candidat à
l’élection présidentielle.
Tout
militant de l’UNDD doit obtenir l’accord préalable
du Bureau Exécutif National avant d’occuper toute haute fonction
politique.
Article
32 : Nonobstant les dispositions des articles 29, 30 et 31, le BEN, sur
proposition du Président du parti, peut être élargi
à des militants ayant rempli des missions spécifiques au
bénéfice du parti. Ces derniers sont membres à part
entière du B.E.N.
TITRE III : DES RESSOURCES DU PARTI
Article
33 : Les ressources de l’UNDD proviennent :
- des droits d’adhésion
- des cotisations
- des dons, legs et subventions
- des revenus des biens mobiliers et immobiliers
- des souscriptions volontaires
- des produits de manifestations et des placements.
Article
34 : Les revenus sont repartis entre les structures dans les conditions
déterminées par le règlement intérieur.
Ces revenus doivent être déposés au nom du parti dans
une institution financière à la signature conjointe du Président
et du Trésorier général.
Le secrétaire général et le trésorier général
des organes décentralisés assurent la gestion des ressources
de leurs structures respectives.
Le Président du Parti et le Trésorier Général
gèrent les ressources financières du Parti au niveau central.
TITRE IV : DE LA DISCIPLINE
Article 35 : Tout
manquement à la discipline du Parti sera sanctionné suivant
le degré de gravité de la faute par :
- l’avertissement
- le blâme
- la suspension
- l’exclusion.
Article 36 : Aucune
sanction ne pourra être prise à l’encontre d’un
militant ou d’une structure du parti sans que l’intéressé
ou les responsables de la structure n’aient été entendus.
Toutefois, en cas d’urgence, de haute trahison, ou d’acte
d’indiscipline grave, une sanction sera prise de plein droit par
le Bureau Exécutif National en attendant l’officialisation
de la décision par le Congrès.
TITRE V : DES DISPOSITIONS DIVERSES
Article 37 : Les présents statuts ne peuvent être modifiés
que par le Congrès.
Article
38 : La dissolution simple de l’UNDD ne peut intervenir que sur
décision du Congrès convoqué à cet effet par
le Président ou par les 2/3 de ses membres.
La dissolution par fusion ou absorption intervient sur décision
du Bureau Exécutif National à la majorité des membres,
après avis du Conseil politique national.
La décision de former des ententes, alliances ou unions se prend
sur décision du Bureau Exécutif National.
Article
39 : En cas de dissolution, les biens de l’UNDD seront versés
à une organisation caritative ou sociale désignée
par le Congrès.
Adopté à Ouagadougou le 11 février 2007
Le
Congrès
Le
présent règlement intérieur détermine les
modalités d’application des Statuts de l’Union pour
la Démocratie et le Développement (UNDD).
Il en est l’annexe.
TITRE I : DES SIGNES DISTINCTIFS DU PARTI
Article
1 : L’emblème du Parti est une panthère au pelage
jaune tacheté de noir, s’appuyant sur un rocher gris, avec
un fond de soleil levant frappé du sigle UNDD.
La devise du Parti est : PAIX-UNITE-PROGRES.
La couleur traditionnelle du parti dans les manifestations électorales
et populaires est Orange frappé de l’emblème et du
sigle.
Article
2 : Le siège du Parti est fixé à Ouagadougou ; il
peut être transféré en tout autre lieu du territoire
national sur proposition du Congrès.
TITRE II : DE L’ORGANISATION DE L’UNDD
CHAPITRE
1 : DU MILITANT
Article
3 : Le militant adhère au Parti en acquérant la carte de
membre. Il devient de ce fait électeur et éligible à
condition qu’il soit en règle vis-à-vis de ses devoirs.
Article
4 : La qualité de militant de l’UNDD se perd par démission
ou par exclusion.
CHAPITRE 2 : DES STRUCTURES DU PARTI
SECTION
1 : LES STRUCTURES DECENTRALISEES
Article
5:du comité
Le
comité est mis en place dans les villages, secteurs, quartiers
de la commune, dans les arrondissements, les chefs lieux de département,
les établissements secondaires et supérieurs, les facultés.
A travers le comité, se mène l’action de formation
politique, de propagande et d’exécution des mots d’ordre.
Article
6 : de la section
Les
activités des comités sont coordonnées par la section.
Le bureau de la section est élu par l’ensemble des délégués
des comités.
Article
7 : de la fédération
La
province est le ressort territorial de la fédération.
La fédération coordonne les activités des sections.
Le bureau de la fédération est élu par l’assemblée
des sections à raison de trois membres par section.
Article
8: de la convention
La
région est le ressort territorial de la convention. La convention
coordonne les activités des fédérations.
Son bureau est mis en place par l’assemblée générale
des fédérations, à raison de six membres par fédération.
SECTION 2 : LES STRUCTURES CENTRALES
Article
9 : du Congrès
Le
Congrès se réunit en session ordinaire tous les quatre ans
(04) ans, sur un ordre du jour communiqué deux (02) mois à
l’avance aux organes décentralisés.
Article
10 : Tous les militants à jour de leurs cotisations peuvent participer
au Congrès. Mais ne peuvent prendre part au vote que les délégués
titulaires ou suppléants dûment mandatés par les conventions,
les fédérations et dont les noms sont Communiqués
au Bureau Exécutif National.
Article
11 : Le Congrès délibère valablement en présence
de la moitié plus un des délégués à
jour de leurs cotisations.
Les décisions sont prises à la majorité absolue des
membres présents.
Article
12 : Le Congrès extraordinaire est convoqué par le Président
du Parti à son initiative ou à la demande des deux tiers
(2/3) des conventions, après délibération de l’Assemblée
Générale de chaque convention. La détermination du
lieu et de la date du Congrès extraordinaire est laissée
à l’initiative du Président du Parti.
Les décisions du Congrès extraordinaire se prennent à
la majorité absolue des membres votants.
Article
13 : Les procurations écrites sont admises et constatées
par le Bureau Exécutif National. Nul ne peut être détenteur
de plus d’une procuration.
Article
14 : Les délibérations du Congrès sont constatées
par des procès verbaux signés du Président et du
Secrétaire Général.
Article
15 : Au cours du Congrès, les rapports d’activités
et les rapports financiers du Bureau Exécutif National ainsi que
le rapport des commissaires aux comptes sont examinés et approuvés.
Article
16 : du Conseil politique national
Le
Conseil Politique National se réunit une fois par an, sur habilitation
du BEN, et à chaque fois que de besoin.
Article
17 : Le Conseil Politique National donne un avis motivé sur toutes
les questions à lui soumises par le Président du Parti.
Il donne son avis et fait des suggestions sur :
-
les questions d’intérêt national ou international,
touchant la vie du parti et à lui soumises par le Président
;
- les projets de Statuts et règlement intérieur, avant leur
soumission au Congrès,
- les rapports d’activités et compte rendus du Bureau Exécutif
National
- toutes les questions susceptibles de contribuer au renforcement de l’action
politique du parti.
Il
joue un rôle de facilitateur s’il en est requis.
Article
18 : du Bureau exécutif national
Le
Bureau Exécutif National, est l’organe d’exécution
entre deux Congrès. Il s’occupe de la gestion quotidienne
du parti et de son administration. Il veille à la réalisation
des objectifs et programme d’action du parti.
Article
19 : Il se réunit une fois par mois et autant de fois qu’il
est nécessaire sur convocation du Président.
Article
20 : Le Bureau Exécutif National est investi des pouvoirs disciplinaires
qu’il exerce au cours des réunions.
SECTION 3 : ATTRIBUTIONS DES MEMBRES DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL
Article
21 : le Président du conseil national politique
Le
président dirige le Conseil politique national. A ce titre :
Il préside les réunions du conseil
Il reçoit et signe toutes correspondances et documents,
Il donne son avis sur l’exécution du programme du Parti,
Il convoque et préside les réunions du Conseil Politique
National,
Il contribue par ses suggestions et conseil au respect de l’orientation
du Parti, des Statuts et Règlement Intérieur,
Il a voix prépondérante au sein de l’instance qu’il
préside,
En cas d’empêchement, l’intérim de la Présidence
est assuré par les vice-présidents dans l’ordre de
leur élection. Il est assisté dans ses tâches par
les vice-présidents.
Article
22 : Les vice-présidents
Le
président du Conseil national politique confie des attributions
spécifiques aux vice-présidents.
Article
23 : les conseillers
Ils
assistent le président du Conseil et se prononcent sur les dossiers
soumis au Conseil.
SECTION
4 : ATTRIBUTIONS DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL
Article
24 : le Président
Il
est le président du parti qu’il représente
Il reçoit et signe toutes correspondances et documents
Il, supervise l’exécution du programme du parti
Il convoque et préside les réunions du Bureau exécutif
national, les assises des Congrès ordinaire et extraordinaire
Il veille au respect de l’orientation du Parti, des statuts et règlement
intérieur
Il a voix prépondérante dans toutes les instances qu’il
préside
En
cas d’empêchement l’intérim de la présidence
est assuré par les vice-présidents dans l’ordre de
leur élection
Il
est assisté dans ces tâches par les vice-présidents
et le secrétaire général.
Article
25 : les vice-présidents
Ils
reçoivent des attributions spécifiques du Président
Article
25 : le Secrétaire général
Il est le responsable administratif du parti.
Sous la responsabilité du Président du parti, il reçoit
et signe les documents et correspondances à destination des organes
décentralisés.
Il prépare les réunions des différentes instances
du parti et en assure la rédaction des procès verbaux.
Il est assisté par le secrétaire général adjoint
du parti et d’éventuels permanents du parti.
Article
26 : le trésorier général
Il
gère les fonds et biens du parti conjointement avec le Président
du parti. Il doit tenir obligatoirement à jour le livre journal,
les documents comptables et un inventaire général du patrimoine
du parti. Ces fonds sont déposés dans un compte ouvert au
nom du parti, dans une institution financière. Le trésorier
adjoint le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.
Article
27 : le secrétaire national chargé de l’information
et de la communication, porte parole
Le
secrétaire chargé de l’information et de la communication
est chargé des rapports avec les médias. Il fait connaître
le point de vue du parti, suit et supervise les activités de presse
et d’animation des publications du parti. Il est assisté
d’un adjoint qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement
Article
28 : le secrétaire national chargé de la promotion de la
femme
Il
est chargé de l’organisation et de la mobilisation des femmes
du parti. Il est responsable de toutes les questions féminines
devant le Bureau Exécutif National. Le secrétaire adjoint
l’assiste et le remplace en cas d’absence ou d’empêchement
Article
29 : les commissaires nationaux
Les
commissaires nationaux contrôlent l’activité de tous
les organes du parti. Le Président peut leur confier des missions
spécifiques.
Article
30 : les conciliateurs
Ils
ont des missions d’intermédiation à eux confiées
par le Président du parti. Ayant un rôle de conciliateur,
ils peuvent être saisis pour arbitrer et résoudre tout différend
interne au parti.
Article 31 : le secrétaire national chargé de l’économie
et du développement
Il
est chargé de l’étude des questions de politique économique
et de développement du parti. Il est assisté dans ses tâches
par un secrétaire adjoint à l’économie et au
développement qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.
Article
32 : le secrétaire national chargé des relations extérieures
Le
secrétaire aux relations extérieures s’occupe des
relations extérieures du parti et des questions intéressant
l’intégration.
Il est assisté d’un adjoint qui le remplace en cas d’absence
ou d’empêchement.
Article
33 : le secrétaire national chargé des Burkinabè
de l’extérieur
Il
traite des dossiers relatifs aux ressortissants burkinabè résidant
à l’extérieur
Il œuvre, en relation avec le secrétaire national chargé
des questions politiques, à l’implantation du parti au sein
des populations burkinabè résidant à l’extérieur.
Article
34 : le secrétaire national chargé de l’organisation
Il
est chargé de l’organisation matérielle et humaine
lors des activités du parti. Il assure la préparation des
différentes rencontres et manifestations du parti et veille à
la mise en place et au bon fonctionnement des structures du parti. Il
est assisté dans ses tâches par deux secrétaire adjoint
à l’organisation qui le remplace en cas d’absence ou
d’empêchement.
Article
35 : le secrétaire national chargé des questions juridiques
et des droits de l’Homme
Il
est chargé de toutes les questions de droit concernant le parti.
Il est le conseiller juridique du parti. Il collabore avec les mouvements
et les associations chargées des questions de droits de l’homme
au Burkina et ailleurs. Il est assisté d’un adjoint qui le
remplace en cas d’absence ou d’empêchement.
Article
36 : le secrétaire national chargé de l’environnement
Le
secrétaire chargé de l’environnement est chargé
des questions environnementales. Il fait connaître le point de vue,
suit et supervise les activités relatives à cette question.
Il est assisté par un adjoint qui le remplace en cas d’absence
ou d’empêchement.
Article
37 : le secrétaire national chargé de la propagande et de
la mobilisation
Les
actions de mobilisation et de propagande sont dévolues au secrétaire
chargé de la propagande et de la mobilisation. Son adjoint le remplace
en cas d’absence ou d’empêchement.
Article
38 : le secrétaire national chargé de l’emploi et
de la solidarité nationale
Il
a en charge les questions d’emploi et de solidarité. Il est
chargé de faire tous rapports dans ce domaine et de faire des propositions
compte tenu du problème récurrent du chômage. Il est
assisté par un adjoint qui le remplace en cas d’absence ou
d’empêchement.
Article
39 : le secrétaire national chargé de la jeunesse
Il
a en charge la formation, la mobilisation et l’organisation des
jeunes du parti. Il est assisté par un adjoint qui le remplace
en cas d’absence ou d’empêchement.
Article
40 : le secrétaire national aux affaires scolaires et universitaires
Les
questions ayant trait à l’Ecole et à l’Université
sont du ressort du secrétaire aux affaires scolaires et universitaires.
Le secrétaire adjoint l’assiste et le remplace en cas d’absence
ou d’empêchement.
Article
41 : les commissaires aux comptes
Ils
contrôlent la gestion des biens du parti. Ils présentent
leurs rapports écrits aux différentes assises du Congrès
et du Bureau Exécutif National.
TITRE
III : LES RESSOURCES DU PARTI
Article
41 : Les ressources du parti sont constituées par :
- les droits d’adhésion
- les cotisations
- les revenus des biens mobiliers et immobiliers
- les dons, subventions et legs
- les souscriptions volontaires
- les produits des manifestations et des placements
Article
42 : Le droit d’adhésion est fixé à cinq cent
francs (500 F). Il donne droit à la délivrance d’une
carte de membre du parti. En outre, il est exigé une cotisation
annuelle de cinq cent (500 F) par membre
Les
membres du Conseil politique national et du bureau exécutif national
versent une cotisation mensuelle de trois mille (3000) francs.
Les députés, ministres versent 10% de leurs salaires nets
et autres avantages au parti.
Article
43 : Les trésoriers de chaque comité perçoivent les
droits d’adhésion et de cotisations.
Les
sommes sont réparties comme suit :
-
50% aux structures de base
-
30% des cotisations aux structures centrales
-
20% pour les frais de fonctionnement
Article
44 : Les organes du parti peuvent organiser des manifestations ou développer
des initiatives pour se procurer des revenus.
Article
45 : Les ressources de chaque organe décentralisé sont déposées
dans un compte d’une institution financière dont les signataires
sont le Président et le Trésorier.
Article
46 : Le Trésorier tient une comptabilité générale
qui enregistre les recettes et les dépenses. Il tient également
une Comptabilité matière.
TITRE IV : DE LA DISCIPLINE
Article
47 : Les militants se doivent d’être à jour des cotisations,
d’assister régulièrement aux réunions, de défendre
le parti et ses dirigeants et d’exécuter les directives et
mots d’ordres des responsables.
Article
48 : Les actes d’indiscipline peuvent donner lieu aux sanctions
suivantes : l’avertissement, le blâme, la suspension, l’exclusion
temporaire, l’exclusion définitive.
Seront tenus pour des actes d’indiscipline, les absences non motivées
aux réunions, le refus d’application des directives et des
décisions du parti, les paroles, actes ou tout autre comportement
pouvant porter préjudice aux intérêts du parti.
Article
49 : Tous les organes du parti sont compétents pour prononcer l’avertissement,
le blâme, la suspension.
Le bureau Exécutif National a compétence en premier ressort
pour décider de l’exclusion du parti sur proposition de l’organe
auquel le militant appartient, et le Congrès, en dernier ressort.
Article
50 : Aucune sanction ne pourra être prise à l’encontre
d’un militant ou d’une structure du parti, sans que l’intéressé
ou le responsable de la structure, n’ait été entendu
Toutefois,
en cas d’urgence, de haute trahison, ou d’acte d’indiscipline
grave, la sanction sera prise de plein droit sans qu’il ne soit
besoin d’entendre la personne ou l’organe concerné
et la sanction sera officialisée par le prochain Congrès.
TITRE V : DISPOSITIONS DIVERSES
Article
51 : En cas de décès, de démission ou d’exclusion
d’un membre des structures du parti, la structure concernée
pourvoit au remplacement dans l’attente de la validation de la structure
immédiatement supérieure.
Article
52 : La dissolution pure et simple de l’UNDD ne peut intervenir
que sur la décision des 2/3 des membres du Congrès convoqué
à cet effet.
La
dissolution par fusion ou absorption intervient sur décision du
Bureau Exécution national à la majorité des membres.
La
décision de former des ententes, alliances ou unions se prend avec
avis du Bureau Exécutif national.
Article 53 : En cas de dissolution pure et simple, les biens de l’UNDD
seront cédés à une association caritative désignée
par le Congrès.
Ouagadougou,
le 11 février 2007
Le
Congrès
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