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Mise à jour le 29 Août 2010                                                                           Nous sommes le

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M A N I F E S T E

INTRODUCTION

L’Union Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD) est une formation politique créée pour la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat en vue de l’épanouissement intégral du citoyen burkinabè et de l’homme en général.

La motivation première de ses fondateurs réside dans la prise de conscience de la réelle fragilité de nos récents acquis politiques et démocratiques et, plus grave encore, du caractère manifestement réversible du processus laborieux qui les a induits.
S’y ajoutent les conclusions qu’une analyse approfondie de la situation nationale, sous régionale et internationale permet de tirer.

En effet, il est loisible à tout burkinabè d’observer et de témoigner du déphasage croissant entre d’un côté le discours rassurant du pouvoir, essentiellement développé en direction des partenaires au développement et autres bailleurs de fonds, et de l’autre la réalité des faits sociaux politiques et économiques qui, inexorablement, demeurent caractérisée par :
- un marasme économique accentué ces derniers temps par la crise en Côte d’Ivoire ;
- une crise sociale rampante, aggravée par le développement de l’insécurité ;
- des velléités de recul démocratique qui se manifestent par l’instabilité réelle ou suscitée dans les partis politiques d’opposition ;
- des incertitudes au plan diplomatique avec un isolement croissant du Pays ;
- une crise de la justice avec une multitude d’affaires pendantes ;
- la culture de l’impunité
- etc.…

La finalité de l’UNDD est donc de promouvoir un développement durable et le rétablissement de l’équilibre social au bénéfice de la société burkinabè par la satisfaction de ses besoins fondamentaux que sont : la santé, l’alimentation, l’eau, l’éducation, le logement, la liberté, la justice, la paix, la démocratie, un cadre de vie et un environnement sains, etc...

Pour y parvenir, l’UNDD se propose de traduire en actes les principes d’action tirés de sa doctrine fondée sur :

- La démocratie, qu’il faut absolument défendre, ici et maintenant, d’une part pour la préservation des acquis arrachés de haute lutte et unanimement approuvés et salués par l’opinion nationale et internationale mais qui malheureusement est entrain d’être louvoyés, d’autre part par la prise de mesures idoines permettant d’ancrer définitivement dans la conscience collective, dans les institutions et dans la pratique politique.

- L’option de l’économie sociale de marché pour corriger les excès de la mondialisation ultra-libérale

- L’option de la gouvernance locale basée avant tout sur le transfert de compétences et de ressources à des collectivités territoriales décentralisées, condition sine qua non d’un développement durable.

- L’option de la gouvernance mondiale basée sur la coopération sous régionale, régionale et internationale et sur une gouvernance globale, seule capable de gérer avec plus de parcimonie et de justice les ressources mondiales en diminution croissante, une gouvernance mondiale seule capable de gérer la sécurité mondiale au profit de tous.

Pour mener à bien son combat et remporter sur tous les fronts les victoires promises à ceux qui, sans se renier, osent, l’UNDD s’attachera selon le principe bien compris de la critique constructive, à proposer un programme d’orientation générale dont les grandes lignes figurent dans le présent manifeste.


I- LA POSITION DU PARTI ET SES RAPPORTS AVEC LES PARTIS D’OPPOSITION

L’UNDD se positionne résolument comme parti d’opposition dont l’ambition est de parvenir à changer un système ultralibéral habillé dans une social- démocratie dont le résultat est un enrichissement croissant d’une classe politique dirigeante au pouvoir et un appauvrissement dramatique de la majeure partie de la population. De ce point de vue, l’UNDD se doit d’entretenir des liaisons fructueuses et dynamiques avec l’ensemble des Partis politiques d’opposition et en particulier avec ceux avec lesquels elle partage tout ou partie de sa vision.


II DES OPTIONS POLITIQUES DE L’UNDD

II-1 DU REGIME POLITIQUE

L’UNDD opte pour un régime parlementaire reposant sur des institutions de contrepoids au pouvoir et caractérisé par :

- Un organe exécutif bicéphale avec :
- Un Président élu au suffrage universel direct pour cinq (5) ans, rééligible une seule fois, garant du respect de la Constitution, de l’intégrité du territoire et du bon fonctionnement des institutions.
- Un Premier Ministre nommé par le Président, issu d’une majorité parlementaire, qui forme le Gouvernement, définit et conduit la politique de la nation.

- Un organe délibérant constitué par un parlement élu au suffrage universel pour cinq (5) ans. Ce parlement a le pouvoir de légiférer dans tous les domaines.

- Un organe judiciaire indépendant des pouvoirs exécutif et législatif ;

- Des organes indépendants de contrôle et de régulation, comme le Conseil supérieur de la Communication (CSC) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui existent déjà et d’autres à créer, pour contrôler les conditions d’octroi et d’utilisation de l’aide, pour contrôler la soumission de l’Etat et du pouvoir au droit et pour contrôler le respect des libertés démocratiques.


II-2 DES DROITS ET DES LIBERTES FONDAMENTALES

L’UNDD entend œuvrer à l’instauration d’un véritable Etat de droit garant des libertés individuelles et collectives, notamment :
- la liberté d’opinion et de croyance ;
- la liberté d’expression ;
- les libertés syndicales ;
- la liberté de la presse ;
- la liberté d’entreprise, de circulation des personnes et des biens ;
- etc.…

Pour consolider l’Etat de droit et la démocratie, l’UNDD donnera garantie constitutionnelle pour tous les burkinabè et travaillera à promouvoir de manière effective les droits fondamentaux et inaliénables de l’Homme que sont :
- le droit à la vie ;
- le droit à un environnement sain ;
- le droit à la propriété privée ;
- le droit à la santé ;
- le droit à l’éducation et à l’emploi

L’UNDD prône enfin l’acceptation et le respect du pluralisme démocratique comme base de conquête du pouvoir conféré par le peuple. C’est pourquoi, il travaillera à l’ancrage d’une culture démocratique véritable dans le comportement du citoyen burkinabè.


III- 3 DES INSTITUTIONS REPUBLICAINES

Le paysage institutionnel et la vie politique de notre République sont aujourd’hui caractérisés par le refus d’une gestion équilibrée des opinions, qui se manifeste par un processus d’assujettissement au pouvoir des médias et particulièrement des médias d’Etat, par une confusion savamment entretenue entre l’Exécutif, le Parlement et le Pouvoir judiciaire, au service du premier ; ainsi que par un ensemble de calculs et d’arrière- pensées dans la création des institutions républicaines et dans la mise à leur disposition des moyens de fonctionnement, ce qui en fait des structures constamment dépendantes du pouvoir exécutif.

Ainsi, la pratique de l’Etat de droit, engagée dès l’adoption de la Constitution du 02 juin 1991 demeure t- elle difficile, caractérisée par :
- le non respect des lois, du droit à la vie, du droit des partis politiques d’opposition ;
- la restriction des libertés individuelles et collectives dont les libertés syndicales ;
- le développement d’une administration politisée, affairiste et corrompue ;
- une justice aux pratiques largement partisanes.

Face à cet état des lieux, l’UNDD entend reformer l’Administration, instaurer une véritable décentralisation démocratique et reformer profondément les Institutions de défense et de sécurité.

La reforme de l’administration passera par :
- la mise en œuvre d’un véritable plan de gouvernance politique, économique et sociale ;
- la moralisation de la vie publique, y compris l’action des partis politiques ;
- la gestion rigoureuse des ressources publiques et la lutte contre la corruption au sommet et à la base ;
- la formation continue des ressources humaines dans le sens de créer une administration républicaine déconnectée du pouvoir politique.

S’agissant de la décentralisation, elle s’appuiera sur la création des régions à compétences politiques et économiques autonomes qui favorisera le développement équilibré des différentes parties du pays. Ces régions seront dotées d’organes d’exécution et de délibération élus, avec pouvoir de recourir au référendum régional, avec capacités de négociation internationale pour le financement du développement régional. Au-delà des régions, la décentralisation se traduira par la viabilisation effective des communes rurales, le maintien et l’élargissement des communes urbaines actuelles. Les régions et les communes seront dirigées par des organes élus au suffrage universel pour cinq (5) ans.

Sur le plan de la déconcentration administrative, notre parti se prononce pour une administration de proximité, à travers un découpage du territoire qui allie harmonieusement collectivités territoriales décentralisée et circonscription administrative, en vue d’assurer une représentation de l’Etat qui soit proche des citoyens.

En ce qui concerne la défense et la sécurité publique, le Burkina Faso n’a pas échappé à l’intrusion du pouvoir militaire dans la vie politique qui a caractérisé l’Afrique post coloniale. Tirant leçon de cette situation d’émergence du phénomène des seigneurs de la guerre dans nos Etats, l’UNDD veut promouvoir une reforme des politiques et des organes de défense et de sécurité dans le but ultime d’en faire de véritables instruments de la République au service de la République et du Peuple, et dotés à cette fin des moyens conséquents pour le plein exercice de cette mission essentielle.


III- DES OPTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES

III-1 LES PRINCIPES

Les principes qui gouvernent le domaine politique restent voisins de ceux qui gouvernent le domaine économique. Depuis l’indépendance formelle, et à travers les choix des régimes politiques qui se sont succédés, le Burkina Faso s’est fait l’écho des querelles relatives aux schémas de développement qu’il a expérimentés avec plus ou moins de succès : option libérale, option socialiste, option du capitaliste d’Etat, option de la social-démocratie.

A l’heure de la globalisation, de la mondialisation et face aux limites objectives de l’économie de marché et aux spécificités de nos sociétés tant sur le plan culturel que social, l’UNDD opte pour la social démocratie, postule la prise en compte ex ante de toute la dimension solidaire du développement dans la recherche de la croissance. Sans cultiver le fétichisme et la démarcation idéologique, le parti se situe au centre gauche.

Cette économie sociale de marché reconnaît la nécessité de la coexistence d’un secteur privé dynamique moteur de l’économie et d’un secteur public résiduel non moins actif et performant, surtout dans les secteurs stratégiques tels l’eau, l’éducation, la santé, les infrastructures, la protection de l’environnement et la culture. Elle serait ainsi une approche dynamique et cohérente, articulant les deux (02) pôles essentiels dans la conduite de la vie économique de la nation burkinabè que sont les secteurs privé et public, unissant leurs efforts respectifs dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et pour le développement durable.

L’économie sociale de marché milite pour une redistribution optimale des produits de la croissance, la protection et la promotion des groupes sociaux fragiles, mais n’en est pas moins soucieux de la recherche de l’efficacité comme source de création et de distribution des revenus et de la richesse.

Ainsi, pour l’UNDD, l’Etat devra se désengager de la sphère de production et de commercialisation, toutes les fois qu’il est prouvé que le secteur privé est meilleur gestionnaire ou meilleur acteur que lui. Il devra en revanche faire de la réduction de la pauvreté, non une démarche de mode imposée de l’extérieur mais une priorité qui s’appuie sur une participation effective des communautés de base au diagnostic et à l’identification des stratégies pour y parvenir, en tenant compte du potentiel naturel de chaque terroir.

Ce Social libéralisme ne rejette pas le principe des privatisations mais il rejette la façon dont celles-ci sont mises en œuvre. Il affirme que ces processus devront obligatoirement prévoir :
- l’intéressement des opérateurs économiques nationaux dans les prises de participations ;
- l’ouverture du capital des entreprises à privatiser aux travailleurs ;
- l’articulation des plans sociaux de reconversion et/ou de réinsertion des déflatés au processus de privatisation.

Les privatisations dans notre économie ne devront donc plus être considérées comme un dogme intangible. Elles devront s’opérer au cas par cas, avec pragmatisme et en tenant compte des intérêts stratégiques de l’Etat et du Peuple.


III-2 LES SECTEUR DE PRODUCTION ET D’APPUI A LA
PRODUCTION

L’un des constats majeurs que l’UNDD porte sur les stratégies de développement économique du Burkina est qu’elles ne reposent sur aucun schéma d’aménagement du territoire dont le principe est pourtant constamment énoncé par tous les régimes depuis plusieurs décennies déjà. C’est pourquoi, le Parti estime qu’aucune politique, qu’aucune stratégie de développement de notre pays ne peut être durable sans s’appuyer sur un schéma national d’aménagement du territoire qui met en cohérence les potentialités naturelles des différentes régions de notre pays et les choix des investissements économiques.


III-2-1 LES SECTEURS DE PRODUCTION

A- L’agriculture et l’élevage

Au Burkina Faso, le but premier du développement agricole (au sens large) a d’abord été la réalisation de l’autosuffisance alimentaire. Il est aussi de faire de l’agriculture une des bases d’un développement économique soutenu du pays, tout en préservant l’Environnement.

L’UNDD estime que le monde rural vit des difficultés structurelles liées dans une large mesure à la trop grande inconstance dans les orientations, les choix politiques et stratégiques en matière de développement rural. C’est pourquoi, le parti s’attachera à définir une politique agricole résolument participative et basée sur des choix durables, qui assure aussi bien la rentabilité des exploitations que la durabilité des systèmes de production en s’appuyant notamment sur :
- une gestion rationnelle, optimale et durable des ressources productives ;
- la promotion des filières porteuses ;
- le transfert des responsabilités et des pouvoirs aux organisations agricoles.

Il s’agit en somme pour l’UNDD de favoriser l’émergence au sein du monde rural, d’une classe moyenne représentative et capable d’effectuer par elle-même les investissements nécessaires au décollage de la production rurale.

B– L’industrie

Notre politique d’industrialisation est fondée sur la transformation des matières premières locales en étroite liaison avec les options d’aménagement du territoire et de décentralisation politique et économique, en vue de créer des pôles économiques liés aux potentialités des différentes régions.

Pour cela l’UNDD élaborera des règles et un cadre juridique favorisant la concurrence et le partenariat. Elle veillera ensuite à développer les infrastructures nécessaires pour la promotion de l’industrie : communication, télécommunication, énergie, etc.

L’UNDD élaborera et mettra en œuvre une politique cohérente visant la réduction des principales contraintes externes et internes de l’économie burkinabè que constituent :
- le coût élevé des facteurs de production et des services ;
- l’étroitesse du marché local ;
- la fraude à l’importation et la corruption ;
- l’absence ou l’insuffisance d’information économique ;
- les contraintes de financement (accès au crédit) ;
- les choix technologiques ;
- la mauvaise gestion des entreprises (absence de rigueur, lenteur dans les prises de décisions, insuffisance ou absence de formation des opérateurs économiques) ;
- le manque de diversification des sources d’approvisionnement en matières premières et autre intrants intermédiaires ;
- l’insuffisance du contrôle de qualité.

C -Les mines et l’énergie

Dans le domaine minier, il s’agira de rationaliser l’exploitation du potentiel existant, en mettant en place une législation et un code des investissements attractifs pour une exploitation judicieuse au profit des populations locales, des régions et de l’Etat.

L’UNDD travaillera à diversifier les sources d’énergie et à exploiter en priorité les potentialités nationales dans les domaines hydroélectriques , du solaire et du biogaz. Les interconnexions avec les sources d’énergie des Etats voisins seront poursuivies pour autant qu’elles présentent des avantages comparatifs réels.

La question des énergies traditionnelles sera au centre de la politique énergétique de l’UNDD, parce que plus de 80% des ménages de notre pays dépendent encore du bois- énergie. La politique en la matière s’intégrera dans une démarche de gestion participative et durable des ressources forestières.

D – La promotion de l’entreprise

Une réforme des entreprises publiques pour plus d’efficacité et un désengagement de l’Etat des secteurs concurrentiels seront opérés s’il s’avérait que le secteur privé est meilleur gestionnaire que la puissance publique. Les reformes et actions qui seront entreprises se feront selon trois axes prioritaires à savoir :
- le développement d’entreprises privées performantes capables de capter le potentiel de sources de croissance inexploitées ;
- la promotion de l’investissement privé et public ;
- le renforcement des capacités par le développement de systèmes d’information performants, le développement des capacités managériales et de gestion des PME/PMI et le développement d’un plan d’actions spécifiques pour l’entreprise rurale.

E – L’artisanat et le commerce

L’artisanat est une source d’entrée de devises, de valorisation de notre patrimoine culturel et une activité pourvoyeuse d’emplois. L’UNDD entend mieux organiser ce secteur, promouvoir la formation qualifiante des acteurs et leur organisation à travers la création d’une école supérieure des arts et métiers et d’une chambre des arts et métiers. Elle fera de la promotion interne et internationale de nos artisans une priorité.

En plus de l’agriculture, de l’élevage et de l’industrie, l’UNDD entend asseoir une politique commerciale performante et dynamique, véritable catalyseur du développement des autres secteurs d’activités.

La délocalisation industrielle, conformément aux schémas nationaux et régionaux d’aménagement du territoire et le transfert des technologies, le développement des joint-ventures seront préférés à l’importation.

La mondialisation du commerce impose l’ouverture de nos marchés aux autres pays. Par conséquent, les produits burkinabè devront être compétitifs. Le secteur informel du commerce qui fournit trois emplois sur quatre et par lequel des milliers de familles tirent leurs revenus, doit être mieux organisé et bien encadré, notamment en apportant une assistance plus appropriée aux acteurs de ce secteur pour un accès plus facile au crédit. Il s’agit en somme pour l’UNDD de travailler à faire sortir le commerce du secteur informel.


III-2-2 LES SECTEURS D’APPUI A LA PRODUCTION

A) L’environnement et l’eau

La production économique du Burkina repose avant tout sur les ressources naturelles renouvelables que constituent l’eau, les sols et les ressources forestières. Soutenir durablement la production dans les secteurs primaire et secondaire est donc indissociable d’une politique de gestion intégrée et durable des ressources naturelles.
Dans le contexte physique et climatique de notre pays, la gestion de l’eau en tant que facteur de production mais aussi de maintien des équilibres naturels est au centre des préoccupations de l’UNDD. La gestion intégrée des ressources en eau apparaît comme une approche incontournable pour la valorisation d’une ressource naturelle autour de laquelle les conflits sont de plus en plus importants.

L’UNDD s’engage ainsi à développer autant la mobilisation des ressources en eau qu’à favoriser leur gestion intégrée tant au profit de la production, de l’alimentation humaine et animale que de la conservation des écosystèmes. A cet égard, l’accès à l’eau potable pour tous sera un défi permanent à relever au double plan social et sanitaire.

Partant des priorités de notre pays en matière d’environnement et de ses engagements souscrits dans le cadre des conventions internationales relatives à la protection et à la gestion de l’environnement, l’UNDD axera son action sur :
- la restauration du couvert végétal et la lutte contre la désertification ;
- la gestion participative des ressources naturelles. Dans ce domaine, la stratégie du parti sera basée sur un partage de responsabilités entre l’Etat, les collectivités décentralisées et le secteur privé en vue de créer des revenus aux plus pauvres et de contribuer à réduire la pauvreté en milieu rural ;
- la sécurisation foncière ;
- l’amélioration du cadre de vie par la lutte contre les pollutions et nuisances diverses ;
- l’adaptation aux changements climatiques ;
- le renforcement des capacités et de l’expertise nationale.

B) Les infrastructures, les transports et les communications

La production, la commercialisation des biens et services et le transport des personnes supposent l’existence d’un système de transport et de communication performant.

Dans le domaine du transport, l’UNDD s’attachera à résoudre deux questions essentielles : l’existence des infrastructures et leur exploitation efficiente.
S’agissant des infrastructures, l’UNDD s’emploiera à désenclaver l’ensemble des régions et les nouvelles collectivités décentralisées par le bitumage de nouveaux axes routiers, la réhabilitation du réseau existant. Une attention particulière sera accordée au désenclavement des régions à hautes potentialités agricoles et minières et aux liaisons inter- régionales.

Quant à l’exploitation des infrastructures, l’UNDD veillera à une plus grande professionnalisation des acteurs pour leur permettre d’affronter avec efficacité la concurrence qui s’annonce rude dans l’espace UEMOA et bientôt de la CEDEAO ;

L’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’actions de sécurité routière et le développement des transports urbains retiendront une attention particulière du parti.

La promotion du transport rural à travers les moyens de transport intermédiaire sera une préoccupation première dans ce domaine.

C) Le tourisme

Le tourisme et les activités touristiques sont des secteurs porteurs. En vue de leur permettre d’apporter une meilleure contribution à l’économie nationale et de lutter contre le chômage, le parti se fixe pour priorités :
- l’élaboration d’un plan directeur de développement touristique et d’un plan marketing ;
- la valorisation des sites par l’ouverture des voies d’accès et l’aménagement de quelques sites test. Pour ce faire, le privé est appelé à jouer un rôle important grâce à des mesures incitatives prises en relation avec les collectivités décentralisées.

En matière d’hôtellerie, en plus de l’insuffisance des infrastructures d’accueil, on note une très grande concentration des réceptifs à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Il est par conséquent impératif d’encourager par des mesures incitatives, un rééquilibrage du nombre de réceptifs entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et les autres villes des provinces. La contribution des collectivités territoriales est déterminante dans la mise en œuvre de ces mesures.

D) Les finances publiques

Les finances publiques sont déterminantes sur le cours du développement dans nos pays. Elles ont une influence sur la disponibilité et l’emploi des ressources nationales, les structures de financement, la balance des paiements et le niveau d’endettement. L’objectif de l’UNDD est de promouvoir une politique de finances publiques saine et transparente, à travers :
- une rationalisation des choix budgétaires ;
- une optimisation des allocations budgétaires ;
- l’application de règles de gestion transparentes ;
- l’appel à l’épargne publique ;
Toutes choses qui contribueront à renforcer la qualité de l’administration, à assurer une bonne gouvernance et à permettre la réalisation des objectifs de développement.

Dans le cadre de la décentralisation, l’Etat devra assurer le transfert effectif de ressources financières aux collectivités décentralisées à travers une révision concertée de la gestion des produits des taxes afin de financer le développement local.

Le renforcement des capacités et de la transparence dans la gestion des institutions locales d’épargne et de crédit apparaît comme une nécessité pour promouvoir l’accès des communautés rurales aux ressources pour le financement de leurs projets de développement.

E) La politique fiscale

La politique fiscale actuelle de notre pays apparaît clairement comme dissuasive vis-à-vis des PME. C’est pourquoi l’UNDD entend proposer une politique fiscale qui incite les opérateurs de l’économie à ne pas contourner le fisc.

III-3 LES SECTEURS SOCIAUX

A) De l’accès aux services sociaux de base

Basée sur l’analyse des faits pertinents à des échelles locales, la conviction de l’UNDD dans le domaine des services sociaux de base est qu’il faut travailler à faire de l’accès à l’éducation et aux soins de santé un besoin des communautés de base plutôt qu’un simple droit « octroyé » par l’Etat. Cela ne sera possible qu’en travaillant d’abord à accroître les moyens d’existence de ces communautés, c’est-à-dire à les soustraire de la pauvreté, afin qu’elles sentent le besoin de contribuer par elles-mêmes aux efforts de l’Etat en vue de l’amélioration des conditions d’accès aux services sociaux de base.

L’UNDD entend donc élaborer une politique sanitaire visant à appuyer les efforts des communautés de base, à développer et équiper les infrastructures sanitaires dans l’optique d’assurer les besoins des populations en soins de santé primaire et en matière hospitalière.

La reforme de l’éducation est pour l’UNDD une priorité absolue, afin de mettre fin à une politique d’éducation imposée de l’extérieur et basée sur les seuls résultats statistiques. La reforme de l’éducation qui s’appuiera sur l’ensemble des acteurs de l’éducation et en particulier les collectivités décentralisées, devra partir des choix stratégiques en ce qui concerne (i) l’image qu’on veut des jeunes scolarisés à la fin de chaque cycle éducatif et (ii) les débouchés du système éducatif à la fin de chaque cycle et selon le type d’enseignement.

B) De la solidarité nationale et de la promotion sociale

En matière d’action sociale et de solidarité nationale, l’UNDD encouragera la mise en œuvre de mécanismes conformes aux traditions africaines de solidarité et adaptés aux modes d’existence modernes qui permettent de renforcer l’assistance mutuelle au sein des groupes sociaux.

Une véritable caisse de solidarité financée par les sociétés, entreprises publiques et privées, les partenaires au développement, les Organisations non gouvernementales en vue de faire face aux calamités sera créée.

L’UNDD mettra tout en œuvre pour que la femme bénéficie du juste prix de son travail, de ses efforts et pour assurer sa promotion économique, sociale et politique. Pour ce faire, des dispositions juridiques seront prises visant à renforcer le combat contre toutes les pratiques sociales négatives et dégradantes pour la femme et à assouplir ses sollicitations domestiques, à améliorer ses perspectives professionnelles et son accès à l’éducation et au crédit.

En ce qui concerne l’Enfant, la Chartre sur le droit des enfants sera appliquée. Il sera accordé plus de chance aux enfants déshérités par le biais de l’assistance publique ou communautaire.

C) De la promotion de l’emploi

La lutte contre le chômage et l’exode rural sera engagée en transférant au profit des régions une partie des compétences de l’Etat, en incitant aux investissements dans le secteur rural, en veillent à garantir les droits des travailleurs.

Les codes du travail et de sécurité sociale seront révisés à travers une démarche impliquant pleinement les travailleurs eux-mêmes.

Le programme d’éducation, de formation et d’emploi prendra en compte les aspirations de notre jeunesse désabusée par une politique ultra libérale dont les conséquences sont désastreuses sur cette frange de notre peuple qui porte les espoirs du pays.

D) De l’habitat

L’UNDD se donne pour ambition de permettre à chaque burkinabè d’accéder à un logement décent. La promotion de sociétés civiles immobilières (SCI) afin de réaliser le lotissement et la viabilisation des agglomérations urbaines et rurales sera encouragée, tout en veillant cependant à une gestion responsable et équilibrée du domaine foncier.

La promotion des matériaux locaux de construction sera encouragée pour atténuer le coût des constructions.
Une politique d’urbanisation et d’amélioration du cadre de vie sera initiée dans les zones semi urbaines. La rationalisation de l’aménagement des villes sera promue compte tenu des moyens.
L’UNDD entend promouvoir l’accès au logement pour les travailleurs à revenus faibles et moyens en développant, avec les collectivités décentralisées notamment, des stratégies incitatives d’accès à l’habitat. Dans ce cadre, les mécanismes d’accès à la banque de l’habitat seront adaptés aux conditions socio-économiques des populations et faciliteront ainsi l’accès au crédit.

E) De l’art et de la culture

L’UNDD œuvrera à l’éclosion d’une culture nationale riche du brassage des cultures revalorisées des différentes ethnies. Elle reprouve la politique qui consiste à écarter les valeurs du passé comme décadentes, autant que l’ethnocentrisme culturel qui consiste à se replier sur soi-même en prônant un retour aux sources ou à imposer aux autres, voire aux règles de gestion de l’Etat, des valeurs culturelles propres à un groupe.

En collaboration avec des partenaires publics et/ou privés, nationaux ou étrangers, l’UNDD renforcera la création de journées régionales de culture à côté des journées nationales, des écoles de théâtre régionales à côté d’un théâtre national, des musées régionaux à côté d’un musée national, des ensembles nationaux et régionaux.

Elle travaillera à rendre les manifestations culturelles internationales telles que le FESPACO ou le SIAO plus attrayantes pour le secteur privé, en vue de susciter la participation de ce dernier à leur pérennisation.

F) Du sport et des loisirs

En tant que puissant acteur de cohésion nationale, de développement individuel et collectif, le sport sera soutenu et promu dans les zones rurales et urbaines. Parallèlement, le sport de compétition de haut niveau sera pris en main et financé conséquemment afin que le Burkina puisse être dignement représenté sur l’échiquier international.

L’UNDD étudiera les stratégies idoines pour relancer les maisons des jeunes et de la culture comme véritables épicentres des loisirs, du sport et de la culture dans les départements et agglomérations de notre pays.

G) De la recherche scientifique

Les succès enregistrés par les nouveaux pays industrialisés sont dus en grande partie au fait qu’ils ont investi dans l’éducation, la recherche scientifique, la formation et les transferts de technologie. Le manque de cadre, de main d’œuvre qualifiée et l’organisation institutionnelle inadaptée constituent des goulots d’étranglement à l’industrialisation et au développement économique.

C’est pourquoi l’UNDD s’attachera au-delà de la reforme du système éducatif, à bâtir une véritable capacité nationale de recherche scientifique et technologique au service d’un développement durable du Burkina Faso.


IV- DE LA POLITIQUE DE COOPERATION

Le monde aujourd’hui est confronté à des problèmes de dimension planétaire qui ne peuvent être surmontés que par des solutions intégrant cette dimension dans le respect des spécificités de chaque peuple, de chaque nation.

La politique de coopération de l’UNDD se fondera donc sur le constat de la complémentarité des différentes régions du monde.

L’interdépendance et le partenariat étant des impératifs, la politique étrangère de l’UNDD se basera sur une nouvelle vision des relations internationales, dégagée à partir d’un bilan critique de cette coopération et d’une analyse approfondie de certaines alliances de notre pays.

IV-1 l’intégration régionale

Le Burkina Faso a toujours été partie prenante des multiples tentatives plus ou moins heureuses d’intégration politique et économique qui ont vu le jour en Afrique en général et en Afrique de l’Ouest en particulier.

A l’heure de la mondialisation et de la globalisation, l’UNDD est convaincue que seule l’union des Etats, à travers une intégration véritable basée sur une politique de rationalisation des flux migratoires, rééquilibrage économique (qui s’appuierait par exemple sur des fonds structurels) et une saine exploitation de la complémentarité de leurs économies leur permettra :
? d’accroître leur capacité collective de négociation ;
? de définir une stratégie adaptée d’insertion dans l’économie mondiale par une compétitivité accrue.
Aussi, en appelle-t-elle aux Etats d’Afrique à prendre conscience de la dimension historique de l’enjeu afin de dégager une réelle volonté politique pour accéder et réaliser l’intégration économique africaine. Dans ce sens, de grands programmes intégrateurs devront être lancés ou poursuivis (transport aérien, interconnexion ferroviaire…) tout en accordant une place prépondérante au secteur privé dans le dispositif institutionnel.

IV.2- La fédération

L’UNDD est convaincue que seule la fédération des Etats peut sauver l’Afrique de l’immobilisme, de la misère et de la pauvreté, par l’optimisation de l’exploitation des richesses et des potentialités humaines et matérielles. Elle souscrit à la réalisation de l’unité africaine par la création d’entités régionales viables. La construction de la fédération à l’échelle du continent devra être l’étape ultime et nécessaire d’une telle politique de régionalisation.

IV.3- La coopération internationale

En matière de coopération internationale, l’UNDD est favorable à une coopération ouverte, diversifiée et multiforme. Le parti œuvrera pour la préservation et le renforcement des relations entre le Burkina Faso et tous les pays du monde, entre le Burkina Faso et les institutions internationales sur la base :
• du respect réciproque des différents peuples ;
• de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats ;
• du respect des valeurs de paix, de démocratie, des droits de l’homme ;
• de la protection de l’environnement ;
• des accords internationaux et des principes de la gouvernance mondiale pour une meilleure prise en compte de la sécurité collective, de la protection des droits de l’homme et de la démocratie.

De façon particulière, l’UNDD renforcera la coopération arabo-africaine et la coopération avec le continent asiatique qui présente avec le continent africain des similitudes, en vue de favoriser le dialogue et les échanges mutuellement avantageux, en particulier dans les domaines économique, financier, scientifique, technologique, culturel, social et diplomatique.
Avec l’Amérique du sud et l’Océanie, une coopération renforcée sera établie dans les mêmes domaines.

Enfin, avec le monde occidental, l’UNDD entend repenser un nouveau type de coopération fondé sur le dépassement du cadre actuel pour intégrer véritablement les préoccupations du continent africain. Pour ce faire, l’UNDD veut substituer aux tendances actuelles de la coopération internationale, une coopération de transferts véritables, principalement financiers, industriels et technologiques, au profit du Burkina et de l’Afrique.


CONCLUSION

Ce manifeste se veut d’abord l’expression de la volonté politique profonde des fondateurs de l’UNDD de stigmatiser les menaces qui planent sur notre processus démocratique et de la détermination de ce parti de le défendre pour relever le défi de l’alternance démocratique au Burkina Faso. Il est aussi la traduction d’un engagement résolu à sceller un nouveau pacte avec tous les démocrates de ce pays qui, redoutant les mêmes craintes, partageront cette ambition.
Ce manifeste préfigure un programme d’orientation générale nouveau pour le pays qui rejette l’aventurisme politique et la fuite en avant qui peuvent résulter de la poursuite d’ambitions démesurées n’autorisant des rêves de grandeur que pour les seuls dirigeants.
Les hommes et les femmes ayant mis leur confiance et leur espoir en l’UNDD devront sans délai faire connaître et expliquer le contenu de ce manifeste qui pourra contribuer à impulser une refondation de l’opposition républicaine dans ce pays.


Adopté à Ouagadougou le 11 février 2007

Le Congrès

 

S T A T U T S

PREAMBULE

L’Union Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD) est un parti politique qui regroupe tous ceux, sans distinction de croyances philosophiques ou religieuses, de race et de sexe, qui adhèrent aux présents statuts et qui sont attachés aux objectifs suivants : promouvoir et renforcer la démocratie, le développement, l’unité nationale, l’union africaine, la gouvernance mondiale et la gouvernance locale.
C’est pour cela que le parti s’attachera à :
• défendre les libertés individuelles et collectives conformément à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, à la déclaration universelle des droits de l’homme ;
• œuvrer à la promotion d’une bonne gouvernance locale à travers une réelle décentralisation démocratique et à l’avènement d’une gouvernance mondiale reposant sur un ordre public international ;
• raffermir les liens de coopération avec les autres peuples et œuvrer à l’intégration régionale et sous régionale.

L’UNDD se préoccupe des questions sécuritaires qui annihilent les efforts de développement politique et économique des pays africains. C’est pour cela qu’elle entend œuvrer au renforcement du dialogue, du règlement pacifique des conflits, de la transparence démocratique, des transferts en faveur des populations démunies pour juguler les causes de l’insécurité.
L’UNDD proclame son attachement à la libre initiative des citoyens mais demeure persuadée que sans la solidarité, la société ne peut qu’être exposée à des phénomènes de division.
L’action de l’UNDD s’insère dans la lutte historique pour la protection de l’environnement, pour la lutte pour la santé publique (SIDA), pour la justice, le respect des droits de l’enfant, de la femme et sa participation à tous les échelons de la vie de la nation.


TITRE I : DENOMINATION – SIEGE – SIGLE – EMBLEME


Article 1: Il est créé entre les adhérents aux présents Statuts un Parti politique dénommé Union Nationale pour la Démocratie et le Développement en abrégé UNDD.

Article 2: L’emblème du Parti est une panthère au pelage jaune tacheté de noir, s’appuyant sur un rocher gris, avec un fond de soleil levant frappé du sigle UNDD.


La devise du Parti est : Paix-Unité-Progrès

La couleur traditionnelle du Parti dans les manifestations électorales et populaires est l’orange frappé de l’emblème.

Article 3 : Le siège est fixé à Ouagadougou mais peut être transféré en tout autre endroit du territoire national sur proposition du Congrès.

Article 4 : La durée de vie de l’UNDD est illimitée.


TITRE II : DROITS ET DEVOIRS DU MILITANT

CHAPITRE 1 DU MILITANT

SECTION I : DE L’ADHESION

Article 5 : L’adhésion est ouverte à toute personne physique de nationalité burkinabè résidant ou non au Burkina Faso. Elle se matérialise par l’acquisition de la carte du Parti. Elle est individuelle et se fait au lieu de résidence auprès de la structure compétente du Parti.

SECTION II : DES OBLIGATIONS DU MILITANT

Article 6 : Tout militant est tenu :
• de se conformer à la discipline du Parti ;
• de payer régulièrement les cotisations ;
• de participer régulièrement aux réunions et d’exécuter les mots d’ordre du Parti ;
• de défendre les intérêts et l’idéal du parti.


SECTION III : DES DROITS DU MILITANT

Article 7 : Le militant de l’UNDD :
• est électeur et éligible aux organes du parti conformément au règlement intérieur,
• il a la liberté de parole dans le cadre des réunions du parti et le droit de participer à la vie du parti.
• Il peut démissionner.


TITRE III : DE L’ORGANISATION DE L’UNDD

L’UNDD est organisée au plan national et local.


SECTION I: LES STRUCTURES DECENTRALISEES

Article 8 : Les structures locales de l’UNDD sont :

• Le comité,
• La section,
• La fédération,
• La convention.

A- LE COMITE

Article 9 : Le comité est l’organe de base du parti et comprend au moins dix (10) militants. Son ressort géographique est le village, le secteur ou le quartier dans les communes, les arrondissements, les chefs lieux de département, les établissements secondaires et supérieures, les facultés.

Article 10 : Le bureau du comité est composé de cinq (05) membres élus par l’assemblée générale. Il comprend :
• 1 secrétaire Général
• 1 Trésorier Général
• 1 Secrétaire à l’Organisation et à l’information
• 1 Secrétaire à la Promotion de la Femme
• 1 Secrétaire à la Jeunesse

Article 11 : Le comité assure l’animation de la vie du parti et la diffusion de ses idées ; il s’applique à l’exécution des mots d’ordre de l’UNDD.


B- LA SECTION

Article 12 : La section regroupe les comités au niveau des communes, des arrondissements, des départements, de chaque campus universitaire et de l’ensemble des établissements scolaires d’une province.

Article 13 : La section est dirigée par un bureau élu par l’assemblée des comités. Ce bureau comprend :
- 1 Secrétaire Général
- 1 Secrétaire Général Adjoint
- 1 Trésorier Général
- 1 Trésorier Général Adjoint
- 1 Secrétaire à l’Organisation
- 1 Secrétaire Adjoint à l’Organisation
- 1 Secrétaire à la Formation Politique
- 1 Secrétaire adjoint à la Formation Politique
- 1 Secrétaire à la Promotion de la Femme
- 1 Secrétaire adjoint à la Promotion de la Femme
- 1 Secrétaire à la Jeunesse
- 1 Secrétaire chargé des anciens
- 1 Secrétaire à l’Information et à la Communication
- 1 Secrétaire adjoint à l’Information et à la Communication

Article 14 : La section coordonne les activités des comités. Elle rend compte de ses activités à la fédération.

C- LA FEDERATION

Article 15 : La fédération regroupe les sections au niveau d’une province. L’Assemblée des délégués est composée de trois (03) membres par section, élit le bureau de la Fédération Provinciale.

Article 16 : Le bureau de la fédération comprend :

• 1 Secrétaire Général
• 1 Secrétaire Général adjoint
• 1 Trésorier Général
• 1 Trésorier Général adjoint
• 1 Secrétaire à l’Organisation
• 1 Secrétaire adjoint à l’Organisation
• 1 secrétaire à la Mobilisation et à la Communication
• 1 Secrétaire Politique
• 1 Secrétaire aux Questions Sociales et Culturelles
• 1 Secrétaire à la Promotion de la Femme
• 1 Secrétaire à la Jeunesse et au Sport
• 1 secrétaire chargé des anciens
• 2 Commissaires aux Comptes

La fédération rend compte de ses activités à la convention.

D- LA CONVENTION

Article 17 : La convention est le regroupement des fédérations au niveau d’une région. L’assemblée des délégués fédéraux, au nombre de six (06) par fédération, élit le bureau de la convention. Si la convention ne comporte que deux ou trois fédérations, le nombre des délégués sera augmenté de telle sorte que le bureau de la convention puisse comporter vingt (20) membres.

Article18 : Ce bureau de vingt (20) membres se compose comme suit :
• 1 Secrétaire Général
• 1 Secrétaire Général adjoint
• 1 Trésorier Général
• 1 Trésorier Général adjoint
• 1 Secrétaire à l’Organisation
• 1 Secrétaire adjoint à l’Organisation
• 1 Secrétaire à la Mobilisation et à la Communication
• 1 Secrétaire adjoint à la Mobilisation et à la Communication
• 1 Secrétaire Politique
• 1 Secrétaire adjoint Politique
• 1 Secrétaire aux questions Sociales et Culturelles
• 1 Secrétaire adjoint aux Questions Sociales et Culturelles
• 1 Secrétaire à la Promotion de la Femme
• 1 Secrétaire adjoint à la Promotion de la Femme
• 1 Secrétaire à la Jeunesse et au Sport
• 1 Secrétaire adjoint à la Jeunesse et au Sport
• 1 Secrétaire chargé des anciens
• 2 Commissaires aux Comptes

La convention rend compte de ses activités au Bureau Exécutif National.

Article 19: Les organes décentralisés doivent tenir à jour obligatoirement :
- un registre des adhérents
- un registre des procès verbaux et des rapports d’activités
- un registre comptable des états financiers.

SECTION II : LES STRUCTURES NATIONALES

Article 20 : Les organes centraux de l’UNDD sont :
- le Congrès
- le Conseil politique national
- le Bureau Exécutif National

II -1 DU Congrès

Article 21 : L’instance suprême de l’UNDD est le Congrès qui se réunit tous les quatre (04) ans en session ordinaire et en session extraordinaire conformément aux dispositions des articles ci-dessous.

Article 22 : Le Congrès ordinaire se réunit sur convocation du Président du Parti après avis du Bureau Exécutif National ou du Conseil politique National à une date fixée deux mois à l’avance et les structures locales en sont informées.

Article 23 : Le Congrès extraordinaire est convoqué par le Président du Parti à son initiative, ou à la demande du Bureau Exécutif National, ou à la demande des deux tiers (2/3) des conventions après délibération de l’assemblée générale de chaque convention. Le Président du Parti détermine la date de convocation et le lieu du Congrès extraordinaire.

Article 24 : Prennent part au Congrès les militants, délégués et responsables du parti. Ne prennent part au vote que les délégués titulaires ou leurs suppléants, à jour de leurs cotisations et dont les noms auront été Communiqués au Bureau Exécutif National par les Conventions et les Fédérations.

Article 25 : Le Congrès définit la politique générale du parti. Il entend et adopte les différents rapports d’activités et financiers.
Il statue en dernier ressort sur les exclusions. Il entérine les remplacements de fonctions en cas de décès, de démissions ou d’exclusion.
Il élit le Bureau Exécutif national.
Il adopte les modifications des statuts et du règlement intérieur proposées par le Bureau Exécutif National.


II – 2 DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL

Article 26 : Le Conseil Politique National, organe consultatif, est mis en place par le Bureau Exécutif national. Il est composé ainsi que suit :
- 1 Président
- 2 Vice-présidents
- 38 conseillers
.

Article 27 : Le Conseil politique national est chargé de :
- donner son avis sur les questions d’intérêt national ou international, touchant la vie du parti et à lui soumises par le Président ou le Bureau Exécutif ;
- donner son avis et faire des propositions d’amendement des Statuts et du règlement intérieur, avant leur soumission au Congrès,
- donner, en cas de besoin, son avis sur les rapports d’activités et compte rendus.
- faire toute suggestion susceptible de renforcer l’action politique du parti au Président.
- agir comme facilitateur s’il est requis.

Article 28 : Le Conseil politique national se réunit, sur habilitation du BEN, au moins une fois par an en session ordinaire et chaque fois que besoin en session extraordinaire.

II – 3 DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL

Article 29 : L’organe d’exécution du Congrès est le Bureau Exécutif National. Il se réunit une fois par mois en session ordinaire et chaque fois que de besoin.

Article 30 : Le Bureau Exécutif National est composé ainsi qu’il suit :
- 1 Président d’honneur
- 1 Président
- 1er Vice-président, coordonnateur national
- 2ème Vice-président, chargé de missions
- 3ème vice- président, chargé des relations avec les organisations sociales
- 3ème Vice- président, conseiller spécial
- 5ème Vice-président, chargé de la communication interne
- 1 Secrétaire Général
- 1 Secrétaire général adjoint
- 1 Trésorier général
- 1 Secrétaire national chargé de l’information et de la communication, Porte
parole
- 1 Secrétaire national adjoint chargé de l’information et de la communication
- 1 Secrétaire national chargé de la promotion de la femme
- 1 secrétaire national adjoint chargé de la promotion de la femme
- 10 commissaires nationaux
- 11 conciliateurs
- 1 secrétaire national chargé des relations extérieures
- 1 Secrétaire national adjoint chargé des relations extérieures
- 1 secrétaire national chargé des Burkinabè de l’extérieur
- 1 secrétaire national adjoint chargé des Burkinabè de l’extérieur
- 1 secrétaire national chargé de l’économie et du développement
- 1 secrétaire national adjoint chargé de l’économie et du développement
- 1 Secrétaire national chargé de l’organisation
- 1er Secrétaire national adjoint chargé de l’organisation
- 2ème secrétaire national chargé de l’organisation
- 1 Secrétaire national chargé des questions juridiques et des droits de l’Homme
- 1 Secrétaire national adjoint chargé des questions juridiques et des droits de l’Homme
- 1 secrétaire national chargé des questions politiques
- 1 secrétaire national adjoint chargé des questions politiques
- 1 secrétaire national chargé de l’environnement
- 1 secrétaire national adjoint chargé de l’environnement
- 1 secrétaire national chargé de l’emploi et de la solidarité nationale
- 1 secrétaire national adjoint chargé de l’emploi et de la solidarité nationale
- 1 Secrétaire chargé de la propagande et de la mobilisation
- 1 Secrétaire national adjoint chargé de la propagande et de la mobilisation
- 1 Secrétaire national chargé de la Jeunesse
- 1 Secrétaire national chargé des affaires scolaires et universitaires
- 1 Secrétaire national adjoint chargé des affaires scolaires et universitaires
- 2 Commissaires aux Comptes

Article 31 : Le Bureau Exécutif National est chargé :
- d’appliquer les décisions du Congrès
- de contrôler l’orientation du parti et de veiller à son application
- de préparer les assises du Congrès
- de faire des propositions d’amendements des statuts et règlement intérieur
- de la gestion quotidienne du Parti
- de préparer les assises du Congrès sur convocation du Président.
- d’établir les rapports d’activités et financiers, les centraliser et conserver les procès verbaux des structures décentralisées.
- d’apprécier et d’arrêter les listes des candidatures à toutes les élections ainsi que les nominations aux hautes fonctions de l’Etat.
- de procéder à l’investiture du candidat à l’élection présidentielle.

Tout militant de l’UNDD doit obtenir l’accord préalable du Bureau Exécutif National avant d’occuper toute haute fonction politique.

Article 32 : Nonobstant les dispositions des articles 29, 30 et 31, le BEN, sur proposition du Président du parti, peut être élargi à des militants ayant rempli des missions spécifiques au bénéfice du parti. Ces derniers sont membres à part entière du B.E.N.


TITRE III : DES RESSOURCES DU PARTI

Article 33 : Les ressources de l’UNDD proviennent :
- des droits d’adhésion
- des cotisations
- des dons, legs et subventions
- des revenus des biens mobiliers et immobiliers
- des souscriptions volontaires
- des produits de manifestations et des placements.

Article 34 : Les revenus sont repartis entre les structures dans les conditions déterminées par le règlement intérieur.
Ces revenus doivent être déposés au nom du parti dans une institution financière à la signature conjointe du Président et du Trésorier général.
Le secrétaire général et le trésorier général des organes décentralisés assurent la gestion des ressources de leurs structures respectives.
Le Président du Parti et le Trésorier Général gèrent les ressources financières du Parti au niveau central.


TITRE IV : DE LA DISCIPLINE

Article 35 : Tout manquement à la discipline du Parti sera sanctionné suivant le degré de gravité de la faute par :
- l’avertissement
- le blâme
- la suspension
- l’exclusion.

Article 36 : Aucune sanction ne pourra être prise à l’encontre d’un militant ou d’une structure du parti sans que l’intéressé ou les responsables de la structure n’aient été entendus.
Toutefois, en cas d’urgence, de haute trahison, ou d’acte d’indiscipline grave, une sanction sera prise de plein droit par le Bureau Exécutif National en attendant l’officialisation de la décision par le Congrès.


TITRE V : DES DISPOSITIONS DIVERSES


Article 37 : Les présents statuts ne peuvent être modifiés que par le Congrès.

Article 38 : La dissolution simple de l’UNDD ne peut intervenir que sur décision du Congrès convoqué à cet effet par le Président ou par les 2/3 de ses membres.
La dissolution par fusion ou absorption intervient sur décision du Bureau Exécutif National à la majorité des membres, après avis du Conseil politique national.
La décision de former des ententes, alliances ou unions se prend sur décision du Bureau Exécutif National.

Article 39 : En cas de dissolution, les biens de l’UNDD seront versés à une organisation caritative ou sociale désignée par le Congrès.


Adopté à Ouagadougou le 11 février 2007

Le Congrès

REGLEMENT INTERIEUR

Le présent règlement intérieur détermine les modalités d’application des Statuts de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UNDD).
Il en est l’annexe.


TITRE I : DES SIGNES DISTINCTIFS DU PARTI

Article 1 : L’emblème du Parti est une panthère au pelage jaune tacheté de noir, s’appuyant sur un rocher gris, avec un fond de soleil levant frappé du sigle UNDD.
La devise du Parti est : PAIX-UNITE-PROGRES.
La couleur traditionnelle du parti dans les manifestations électorales et populaires est Orange frappé de l’emblème et du sigle.

Article 2 : Le siège du Parti est fixé à Ouagadougou ; il peut être transféré en tout autre lieu du territoire national sur proposition du Congrès.


TITRE II : DE L’ORGANISATION DE L’UNDD

CHAPITRE 1 : DU MILITANT

Article 3 : Le militant adhère au Parti en acquérant la carte de membre. Il devient de ce fait électeur et éligible à condition qu’il soit en règle vis-à-vis de ses devoirs.

Article 4 : La qualité de militant de l’UNDD se perd par démission ou par exclusion.


CHAPITRE 2 : DES STRUCTURES DU PARTI

SECTION 1 : LES STRUCTURES DECENTRALISEES

Article 5:du comité

Le comité est mis en place dans les villages, secteurs, quartiers de la commune, dans les arrondissements, les chefs lieux de département, les établissements secondaires et supérieurs, les facultés.
A travers le comité, se mène l’action de formation politique, de propagande et d’exécution des mots d’ordre.

Article 6 : de la section

Les activités des comités sont coordonnées par la section. Le bureau de la section est élu par l’ensemble des délégués des comités.

Article 7 : de la fédération

La province est le ressort territorial de la fédération.
La fédération coordonne les activités des sections.
Le bureau de la fédération est élu par l’assemblée des sections à raison de trois membres par section.

Article 8: de la convention

La région est le ressort territorial de la convention. La convention coordonne les activités des fédérations.
Son bureau est mis en place par l’assemblée générale des fédérations, à raison de six membres par fédération.


SECTION 2 : LES STRUCTURES CENTRALES

Article 9 : du Congrès

Le Congrès se réunit en session ordinaire tous les quatre ans (04) ans, sur un ordre du jour communiqué deux (02) mois à l’avance aux organes décentralisés.

Article 10 : Tous les militants à jour de leurs cotisations peuvent participer au Congrès. Mais ne peuvent prendre part au vote que les délégués titulaires ou suppléants dûment mandatés par les conventions, les fédérations et dont les noms sont Communiqués au Bureau Exécutif National.

Article 11 : Le Congrès délibère valablement en présence de la moitié plus un des délégués à jour de leurs cotisations.
Les décisions sont prises à la majorité absolue des membres présents.

Article 12 : Le Congrès extraordinaire est convoqué par le Président du Parti à son initiative ou à la demande des deux tiers (2/3) des conventions, après délibération de l’Assemblée Générale de chaque convention. La détermination du lieu et de la date du Congrès extraordinaire est laissée à l’initiative du Président du Parti.
Les décisions du Congrès extraordinaire se prennent à la majorité absolue des membres votants.

Article 13 : Les procurations écrites sont admises et constatées par le Bureau Exécutif National. Nul ne peut être détenteur de plus d’une procuration.

Article 14 : Les délibérations du Congrès sont constatées par des procès verbaux signés du Président et du Secrétaire Général.

Article 15 : Au cours du Congrès, les rapports d’activités et les rapports financiers du Bureau Exécutif National ainsi que le rapport des commissaires aux comptes sont examinés et approuvés.

Article 16 : du Conseil politique national

Le Conseil Politique National se réunit une fois par an, sur habilitation du BEN, et à chaque fois que de besoin.

Article 17 : Le Conseil Politique National donne un avis motivé sur toutes les questions à lui soumises par le Président du Parti.
Il donne son avis et fait des suggestions sur :

- les questions d’intérêt national ou international, touchant la vie du parti et à lui soumises par le Président ;
- les projets de Statuts et règlement intérieur, avant leur soumission au Congrès,
- les rapports d’activités et compte rendus du Bureau Exécutif National
- toutes les questions susceptibles de contribuer au renforcement de l’action politique du parti.

Il joue un rôle de facilitateur s’il en est requis.

Article 18 : du Bureau exécutif national

Le Bureau Exécutif National, est l’organe d’exécution entre deux Congrès. Il s’occupe de la gestion quotidienne du parti et de son administration. Il veille à la réalisation des objectifs et programme d’action du parti.

Article 19 : Il se réunit une fois par mois et autant de fois qu’il est nécessaire sur convocation du Président.

Article 20 : Le Bureau Exécutif National est investi des pouvoirs disciplinaires qu’il exerce au cours des réunions.


SECTION 3 : ATTRIBUTIONS DES MEMBRES DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL

Article 21 : le Président du conseil national politique

Le président dirige le Conseil politique national. A ce titre :
Il préside les réunions du conseil
Il reçoit et signe toutes correspondances et documents,
Il donne son avis sur l’exécution du programme du Parti,
Il convoque et préside les réunions du Conseil Politique National,
Il contribue par ses suggestions et conseil au respect de l’orientation du Parti, des Statuts et Règlement Intérieur,
Il a voix prépondérante au sein de l’instance qu’il préside,
En cas d’empêchement, l’intérim de la Présidence est assuré par les vice-présidents dans l’ordre de leur élection. Il est assisté dans ses tâches par les vice-présidents.

Article 22 : Les vice-présidents

Le président du Conseil national politique confie des attributions spécifiques aux vice-présidents.

Article 23 : les conseillers

Ils assistent le président du Conseil et se prononcent sur les dossiers soumis au Conseil.

SECTION 4 : ATTRIBUTIONS DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL

Article 24 : le Président

Il est le président du parti qu’il représente
Il reçoit et signe toutes correspondances et documents
Il, supervise l’exécution du programme du parti
Il convoque et préside les réunions du Bureau exécutif national, les assises des Congrès ordinaire et extraordinaire
Il veille au respect de l’orientation du Parti, des statuts et règlement intérieur
Il a voix prépondérante dans toutes les instances qu’il préside

En cas d’empêchement l’intérim de la présidence est assuré par les vice-présidents dans l’ordre de leur élection

Il est assisté dans ces tâches par les vice-présidents et le secrétaire général.

Article 25 : les vice-présidents

Ils reçoivent des attributions spécifiques du Président

Article 25 : le Secrétaire général
Il est le responsable administratif du parti.
Sous la responsabilité du Président du parti, il reçoit et signe les documents et correspondances à destination des organes décentralisés.
Il prépare les réunions des différentes instances du parti et en assure la rédaction des procès verbaux.
Il est assisté par le secrétaire général adjoint du parti et d’éventuels permanents du parti.

Article 26 : le trésorier général

Il gère les fonds et biens du parti conjointement avec le Président du parti. Il doit tenir obligatoirement à jour le livre journal, les documents comptables et un inventaire général du patrimoine du parti. Ces fonds sont déposés dans un compte ouvert au nom du parti, dans une institution financière. Le trésorier adjoint le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 27 : le secrétaire national chargé de l’information et de la communication, porte parole

Le secrétaire chargé de l’information et de la communication est chargé des rapports avec les médias. Il fait connaître le point de vue du parti, suit et supervise les activités de presse et d’animation des publications du parti. Il est assisté d’un adjoint qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement

Article 28 : le secrétaire national chargé de la promotion de la femme

Il est chargé de l’organisation et de la mobilisation des femmes du parti. Il est responsable de toutes les questions féminines devant le Bureau Exécutif National. Le secrétaire adjoint l’assiste et le remplace en cas d’absence ou d’empêchement

Article 29 : les commissaires nationaux

Les commissaires nationaux contrôlent l’activité de tous les organes du parti. Le Président peut leur confier des missions spécifiques.

Article 30 : les conciliateurs

Ils ont des missions d’intermédiation à eux confiées par le Président du parti. Ayant un rôle de conciliateur, ils peuvent être saisis pour arbitrer et résoudre tout différend interne au parti.

Article 31 : le secrétaire national chargé de l’économie et du développement

Il est chargé de l’étude des questions de politique économique et de développement du parti. Il est assisté dans ses tâches par un secrétaire adjoint à l’économie et au développement qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 32 : le secrétaire national chargé des relations extérieures

Le secrétaire aux relations extérieures s’occupe des relations extérieures du parti et des questions intéressant l’intégration.
Il est assisté d’un adjoint qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 33 : le secrétaire national chargé des Burkinabè de l’extérieur

Il traite des dossiers relatifs aux ressortissants burkinabè résidant à l’extérieur
Il œuvre, en relation avec le secrétaire national chargé des questions politiques, à l’implantation du parti au sein des populations burkinabè résidant à l’extérieur.

Article 34 : le secrétaire national chargé de l’organisation

Il est chargé de l’organisation matérielle et humaine lors des activités du parti. Il assure la préparation des différentes rencontres et manifestations du parti et veille à la mise en place et au bon fonctionnement des structures du parti. Il est assisté dans ses tâches par deux secrétaire adjoint à l’organisation qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 35 : le secrétaire national chargé des questions juridiques et des droits de l’Homme

Il est chargé de toutes les questions de droit concernant le parti. Il est le conseiller juridique du parti. Il collabore avec les mouvements et les associations chargées des questions de droits de l’homme au Burkina et ailleurs. Il est assisté d’un adjoint qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 36 : le secrétaire national chargé de l’environnement

Le secrétaire chargé de l’environnement est chargé des questions environnementales. Il fait connaître le point de vue, suit et supervise les activités relatives à cette question. Il est assisté par un adjoint qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 37 : le secrétaire national chargé de la propagande et de la mobilisation

Les actions de mobilisation et de propagande sont dévolues au secrétaire chargé de la propagande et de la mobilisation. Son adjoint le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 38 : le secrétaire national chargé de l’emploi et de la solidarité nationale

Il a en charge les questions d’emploi et de solidarité. Il est chargé de faire tous rapports dans ce domaine et de faire des propositions compte tenu du problème récurrent du chômage. Il est assisté par un adjoint qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 39 : le secrétaire national chargé de la jeunesse

Il a en charge la formation, la mobilisation et l’organisation des jeunes du parti. Il est assisté par un adjoint qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 40 : le secrétaire national aux affaires scolaires et universitaires

Les questions ayant trait à l’Ecole et à l’Université sont du ressort du secrétaire aux affaires scolaires et universitaires. Le secrétaire adjoint l’assiste et le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 41 : les commissaires aux comptes

Ils contrôlent la gestion des biens du parti. Ils présentent leurs rapports écrits aux différentes assises du Congrès et du Bureau Exécutif National.

TITRE III : LES RESSOURCES DU PARTI

Article 41 : Les ressources du parti sont constituées par :
- les droits d’adhésion
- les cotisations
- les revenus des biens mobiliers et immobiliers
- les dons, subventions et legs
- les souscriptions volontaires
- les produits des manifestations et des placements

Article 42 : Le droit d’adhésion est fixé à cinq cent francs (500 F). Il donne droit à la délivrance d’une carte de membre du parti. En outre, il est exigé une cotisation annuelle de cinq cent (500 F) par membre

Les membres du Conseil politique national et du bureau exécutif national versent une cotisation mensuelle de trois mille (3000) francs.
Les députés, ministres versent 10% de leurs salaires nets et autres avantages au parti.

Article 43 : Les trésoriers de chaque comité perçoivent les droits d’adhésion et de cotisations.

Les sommes sont réparties comme suit :

- 50% aux structures de base

- 30% des cotisations aux structures centrales

- 20% pour les frais de fonctionnement

Article 44 : Les organes du parti peuvent organiser des manifestations ou développer des initiatives pour se procurer des revenus.

Article 45 : Les ressources de chaque organe décentralisé sont déposées dans un compte d’une institution financière dont les signataires sont le Président et le Trésorier.

Article 46 : Le Trésorier tient une comptabilité générale qui enregistre les recettes et les dépenses. Il tient également une Comptabilité matière.


TITRE IV : DE LA DISCIPLINE

Article 47 : Les militants se doivent d’être à jour des cotisations, d’assister régulièrement aux réunions, de défendre le parti et ses dirigeants et d’exécuter les directives et mots d’ordres des responsables.

Article 48 : Les actes d’indiscipline peuvent donner lieu aux sanctions suivantes : l’avertissement, le blâme, la suspension, l’exclusion temporaire, l’exclusion définitive.
Seront tenus pour des actes d’indiscipline, les absences non motivées aux réunions, le refus d’application des directives et des décisions du parti, les paroles, actes ou tout autre comportement pouvant porter préjudice aux intérêts du parti.

Article 49 : Tous les organes du parti sont compétents pour prononcer l’avertissement, le blâme, la suspension.
Le bureau Exécutif National a compétence en premier ressort pour décider de l’exclusion du parti sur proposition de l’organe auquel le militant appartient, et le Congrès, en dernier ressort.

Article 50 : Aucune sanction ne pourra être prise à l’encontre d’un militant ou d’une structure du parti, sans que l’intéressé ou le responsable de la structure, n’ait été entendu

Toutefois, en cas d’urgence, de haute trahison, ou d’acte d’indiscipline grave, la sanction sera prise de plein droit sans qu’il ne soit besoin d’entendre la personne ou l’organe concerné et la sanction sera officialisée par le prochain Congrès.


TITRE V : DISPOSITIONS DIVERSES

Article 51 : En cas de décès, de démission ou d’exclusion d’un membre des structures du parti, la structure concernée pourvoit au remplacement dans l’attente de la validation de la structure immédiatement supérieure.

Article 52 : La dissolution pure et simple de l’UNDD ne peut intervenir que sur la décision des 2/3 des membres du Congrès convoqué à cet effet.

La dissolution par fusion ou absorption intervient sur décision du Bureau Exécution national à la majorité des membres.

La décision de former des ententes, alliances ou unions se prend avec avis du Bureau Exécutif national.


Article 53 : En cas de dissolution pure et simple, les biens de l’UNDD seront cédés à une association caritative désignée par le Congrès.

Ouagadougou, le 11 février 2007

Le Congrès

 

 

 

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