RAPPORT MORAL DU BUREAU POLITIQUE NATIONAL DE L’UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT (UNDD)


3 ans d’acharnement,
3 ans de résistance !

Ie CONGRES ORDINAIRE
(10 et 11 FEVRIER 2007 à Ouagadougou)


Le mois de Juillet 2003 a vu la naissance à Koudougou, de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), suite à la scandaleuse et inacceptable déstabilisation dont nous avons été victimes au sein de l’ADF/RDA ; déstabilisation suivie en direct par l’ensemble de l’opposition et des médias qui s’en sont fait largement l’écho.

LE PUTSCH DE 2003

Après la fusion entre l’ADF et le RDA en juin 1998 avec à sa tête Me Hermann Yaméogo, le parti avait posé des actes forts aussi bien pour sa propre consolidation que pour le renforcement de la démocratie dans notre pays. Le parti était devenu fort, premier parti de l’opposition avec 17 élus en 2002. Mais il était surtout devenu dérangeant pour le pouvoir à cause de ses prises de position critiques. Ce dernier, aidé alors par des éléments débauchés qui furent, dit-on, grassement motivés, réalisera le putsch. On dit putsch car personne ne pouvait convoquer, on s’en souvient, le congrès en dehors du président du parti (qui justement l’avait annoncé) et que ce fut le Secrétaire aux relations extérieures qui le convoqua et qui obtint l’autorisation de la tenue d’un congrès pirate à l’issue duquel le MATD, chose jamais vue dans le pays, délivra sur le champ un récépissé aux putschistes.
A Koudougou, lors de notre congrès de constitution, nous nous étions posé la question : « quoi faire ». Nous décidâmes de ne pas aller en justice puisque la justice n’est pas indépendante, ce qui maintenant est un secret de Polichinelle. Nous décidâmes également, lors du congrès d’ouverture du 11 juillet 2003, à Koudougou, de tenir bon dans l’opposition.
Reconnaissons tous aujourd’hui, avant d’aller plus loin, que le parti n’a pas dévié, qu’il n’a pas donné de répit à Blaise Compaoré même si ce dernier, de son côté, ne nous a pas ménagé des coups en dessous de la ceinture. Depuis juillet 2003, nous avons continué à être l’objet de maints complots ourdis par le pouvoir.

Mais qu’est-ce que nous avons fait durant ces années ? Vous verrez qu’on est loin de s’être tournés les pouces.

ACTIONS – DECLARATIONS MENEES PAR L’UNDD DEPUIS 2003
PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE


ANNEE 2003

Nous nous sommes efforcés, par des initiatives multiples, de donner dès juillet, une large information sur les motivations et les conditions de réalisation du putsch. A cet effet, nous avons donné des conférences, effectué des tournées à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, multiplié les correspondances notamment aux Chancelleries, créé notre site Internet… (www.undd.org).
L’Organisation des jeunesses libérales africaines nous apportera son soutien en fin août 2003, à l’occasion d’une de ses manifestations à Ouagadougou.
Dès le mois d’août donc, le parti allait reprendre son travail de critiques, multipliant encore les sorties, les déclarations...
Ainsi, alors que le sujet était tabou, nous nous sommes félicités de l’arrestation de Charles Taylor en exigeant que ses complices répondent de leurs actes. C’était le 20 août 2003.
De la même façon, lorsque Ibrahim B. Coulibaly a été interpellé début septembre 2003, nous avons réagi en demandant une « tolérance zéro pour les rebelles » afin que la sous région connaisse la sécurité à laquelle elle a droit.
A la rentrée scolaire de 2003, nous fîmes une déclaration sur la politique éducative pour soutenir les élèves instituteurs laissés en plan par le gouvernement.
Le 30 septembre 2003, notre Secrétaire général transmit au REN-LAC, une contribution importante à nos yeux, à sa Table Ronde du 2 octobre. Cette contribution était centrée sur la nécessité de mettre en place un Observatoire de l’aide pour la traçabilité de celle-ci. On se rend compte aujourd’hui, avec la corruption galopante au pays des hommes intègres, que cette mesure aurait pu aider à lutter efficacement contre ce fléau.
Dès le 1er Octobre 2003, l’union faisant la force, nous acceptions de participer aux activités de la Concertation de l’Opposition Burkinabé, dite COB.
Le parti assista à Dakar à la Rencontre du Réseau Libéral africain et à son 52 è congrès du 22 au 25 octobre et y délivra une communication sur « Le libéralisme dominant mais en crise ».
Le 4 novembre 2003, les partis de l’opposition dont le nôtre, firent une déclaration relative à la tentative présumée de putsch pour soutenir Norbert Tiendrébéogo, patron du FFS, embastillé à cette occasion et en appelèrent à sa libération de même qu’à un procès équitable et mené en toute transparence.
Les femmes du parti organisèrent le 30 novembre, une manifestation au CBC, qui connut un grand succès mais à laquelle la TNB ne participa pas, malgré une invitation en bonne et due forme. Les femmes de l’UNDD saisirent à ce sujet le CSI pour marquer leur réprobation.
A la fin de l’année, nous envoyâmes des vœux à tous les responsables ivoiriens, Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Laurent Dona Fologo, Guillaume Soro.. , en souhaitant la réconciliation du Nord et du Sud.
Avant de boucler l’année, le parti exigea que toute la lumière soit faite sur la mort en détention dans des conditions suspectes du sergent Moussa Kaboré, poursuivi dans le dossier Ouali et Naon et saisit même Amnesty International à ce sujet.
Année véritablement studieuse !

ANNEE 2004

Le 9 Janvier, se tint une réunion du Bureau Exécutif National pour les vœux.. A cette occasion, il y eut remise de calendriers et un Pot fut offert par le président.
Courant Janvier et début février, le parti rencontra presque toutes les Chancelleries, l’ UEMOA et l’Union Européenne sur la situation nationale et pour stigmatiser la monarchisation du pouvoir, plus que jamais en marche.
Le parti tînt également des rencontres régulières avec l’opposition autour du Mémorandum de l’opposition contre la candidature du président Compaoré et sur la stratégie commune de l’opposition
Le 24 Janvier, le parti organisa une conférence régionale à GAOUA sur la décentralisation
Le 11 Février, le BEN fit un compte rendu sur diverses questions (CAN, Retraites..)
Le 13 Février, après l’incendie du Marché central Rood Woko, le parti publia une déclaration du BEN pour soutenir les commerçants pendant que le pouvoir dénonçait l’instrumentalisation des commerçants par l’opposition et en particulier par l’UNDD.
Le 17 Février, Me Yaméogo fit une Adresse à l’attention des Ambassades et des Missions Diplomatiques justement sur l’affaire du Marché ce d’autant que le maire Compaoré Simon, sur la BBC , accusa ouvertement l’UNDD d’être responsable des troubles. Pourtant, même les commerçants du marché, (nombreux à adhérer au CDP pour que leurs affaires ne périclitent pas), confirmeront que l’opposition n’y est pour rien. Le représentant des commerçants dira à l’Observateur Dimanche : « Nous n’allons pas vers les hommes du pouvoir encore moins vers ceux de l’opposition ». Pourtant, Djibril Bassolet affirma à toute l’opposition que Me Yaméogo avait des caches d’armes dans tout le pays. On lui demanda de le prouver, et bien évidemment, il en fut incapable !
Le 18 Février, le président du parti accorda une interview sur le sujet du marché dans l’Observateur, qui titra ses propos (« Je n’accepte pas d’être le bouc émissaire »)
A cette même date, parut un article fort intéressant de Me Yaméogo sur la co-gouvernance (l’Evénement du 25 Février 04 N° 38) qui prouve que le parti a de bonnes idées sur la façon de gérer le pouvoir d’Etat s’il arrivait au pouvoir et qui pourraient séduire l’extérieur qui veut souvent aider les pays africains mais hésite à cause de la mal-gouvernance.
Le 23 Février, l’UNDD signa le Mémorandum de l’Opposition sur l’article 37 ; il fut largement divulgué. La position était claire : il fallait empêcher Blaise Compaoré, par tous moyens, d’ être candidat.
Le 1er Mars, les députés non inscrits de l’UNDD firent une déclaration à la veille de l’ouverture de la session à l’Assemblée nationale
Le 03 Mars, c’est au tour du député Salif Ouédraogo d’accorder une interview à l’Observateur Dimanche n° 408 du 12 au 18 Mars 04.
Le 20 Mars, ce sont les structures départementales du Bulkiemdé et des secteurs de Koudougou qui se réunissent toutes à Koudougou. Echanges fructueux, resserrement des liens entre les militants et les responsables.
Puis, le 21 Mars, le BEN décide de tenir sa réunion à Manga : le compte-rendu de cette réunion sera transmis à la presse
Durant tout le mois de Mars, l’opposition dont l’UNDD est partie prenante, rencontrera les Chancelleries autour de l’article 37.
Le 14 Avril, l’UNDD signa avec l’opposition un Appel pour une commission d’enquête internationale sur les ingérences et les crimes impunis du régime Compaoré qui, publié dans tous les journaux, fit grand bruit.
Le 22 Avril, l’opposition publia un Communiqué sur la refonte du code électoral
Le 23 Avril, le Secrétaire général donna la réaction du parti sur le verdict dans le procès du présumé putsch (paru dans l’Observateur du 24 Avril 2004). Pour le parti, on n’aurait pas dû prononcer, au vu des preuves insuffisantes, de condamnations.
En cette fin d’ Avril, paraît le Point de vue de Mathieu N’DO, porte-parole de l’UNDD sur la candidature inconstitutionnelle de Blaise Compaoré dans l’Observateur du 28 Avril 2004. Un document contenant des arguments puissants !
Le 27 Avril, on assiste au Boycott des Députés de l’UNDD de l’Assemblée lors du vote de la proposition de loi sur le code électoral (avec J & D et avec PDP-PS)
Le pouvoir décide de frapper à nouveau contre le parti : le député Somé Kisito Yonli, qui s’était affirmé UNDD, rejoint finalement l’ADF-RDA. Quelque temps après, en mai 2004, ce sera au tour de Nana Michel de quitter le parti pour aller fonder l’ADDP, qui soutiendra ipso facto le pouvoir en place.
Le 15 Mai, c’est en quelque sorte l’apothéose avec le Meeting de l’Opposition à la Maison du Peuple qui est un grand succès, et auquel l’UNDD a beaucoup contribué. Le 13 mai 2004, l’Observateur avait publié un écrit du porte parole de l’UNDD sur l’article 37, capital, car il répondait à des critiques du pouvoir.
Le 26 Mai, les partis d’opposition (dont notre parti) font une Déclaration au sujet de la nomination d’ un «Chef de file de l’opposition ». Ils n’entendent pas reconnaître le privilège à Me Gilbert Ouédraogo. Les journaux publient une phrase de ces partis : «Si le ridicule tuait au Faso… 14 partis protestent », titre Le Pays.
En fin mai, le parti organise une sortie des Jeunes de l’UNDD dans les Cascades.
Le 21 Juin, c’est encore le député Salif Ouédraogo qui répond à Deux questions posées par l’hebdomadaire SAN FINNA N° 265 du 21 au 27 Juin 2004
Le 22 Juin, le parti prend position sur la question des OGM : il préconise un moratoire de 5 ans (Déclaration de Mathieu N’DO de l’UNDD sur les OGM parue dans L’Observateur du 22 Juin et dans Le Pays du 23 Juin 2004).
Le 8 Juillet, est organisée une rencontre du parti avec une délégation de National Democratic Institute (NDI) dans le cadre du renforcement des partis politiques suite au constat de leurs forces et faiblesses
Le 12 Juillet, les anciens de l’UNDD font un Message de Bobo, qui est très apprécié, à l’occasion du premier anniversaire du Parti.
Le 27 Août, la Fédération UNDD du Zoundwéogo donne son point de vue suite aux accusations d’ingérence du Burkina Faso par les autorités mauritaniennes
Courant Août, le président du parti effectue des sorties notamment à Ouahigouya, Béré…
Le 22 août, la commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur la Côte d’Ivoire chargée de « vérifier les allégations sérieuses de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire » auditionne au Faso des victimes, des ministres, des autorités, Naon Babou, et d’autres personnes dont le président de l’UNDD, dont le parti avait signé avec 13 autres partis, un appel pour la constitution d’une commission d’enquête sur les ingérences du régime en place. Le parti s’en est félicité dans une note d’information signée de Badema Baboué, le 25 août 2004.
Le 28 Août, le parti tient une conférence publique à Bobo Dioulasso sur « L’Intégration nationale, aménagement du territoire et équilibres régionaux au Burkina Faso : état des lieux » (voir commentaires dans la presse : Le Pays, l’Observateur, San Finna)
Le 7 Septembre, paraît une Déclaration de l’Opposition sur la situation nationale (parue dans la presse). Les journaux, parlant d’un véritable pamphlet contre le pouvoir, prennent une phrase de la déclaration comme titre « cette république bananière du Burkina… »
Le 28 Septembre, il y a l’interpellation du Président du parti et du Conciliateur Noël Yaméogo à l’aéroport à leur retour de voyage. Me Yaméogo est libéré mais pas Noël Yaméogo, accusé de complot. Il restera 6 mois en garde à vue, pour rien, et sera libéré sans jugement.
Le même jour, le parti diffuse des messages par Internet suite à cette interpellation.
Le 30 Septembre, le Bureau Exécutif National se réunit et exige la libération de Noël Yaméogo. Deux avocats sont commis pour le défendre.
Le 03 Octobre, est publiée une Adresse du Président aux responsables et militants de base fournissant toutes explications sur les accusations gratuites et odieuses du pouvoir, sur la détention insupportable de Noël Yaméogo. Le parti obtient l’appui de l’opposition. On a droit au célèbre faux de Sidwaya qui « booste » l’opposition puisqu’elle donne sur le champ une conférence de presse pour expliquer les magouilles du pouvoir.
Le 17 Octobre, un meeting grandiose se tient à la Maison du Peuple
Sur sa lancée, l’opposition organise une marche suivie de meeting à Koudougou le 30 octobre 2004 pour exiger la libération de Noël Yaméogo. Des milliers de personnes y participent.
Le 25 Octobre, Salvador Yaméogo démissionne de l’UNDD pour créer quelque temps plus tard le RDF qui rallie immédiatement…. la mouvance présidentielle !
Le 6 décembre, invité par le Forum des Libertés de Londres, le président du parti quitte le Burkina Faso pour prendre contact avec moult associations, députés, organisations des droits humains en Grande-Bretagne. Il sera compris par toutes ces organisations. Séjour fructueux.
Bref, année encore pleine d’activités !

ANNEE 2005

Le mois de janvier commence sur des chapeaux de roue : participation à des ateliers dans quasiment toutes les régions, missions dans le pays profond. Malgré l’acharnement contre le parti, il garde sa pugnacité, amenant, excédé, le Ministre Djibril Bassolet à déclarer : «Si j’avais la possibilité, j’aurais liquidé l’UNDD » (Observateur Paalga du 20 janvier 2005) !!!! !
Après 6 mois de détention dans la plus pure illégalité, le pouvoir libère Noël Yaméogo le 9 février.
Le 6 avril, le parti fait un communiqué de presse suite à la réunion du BEN pour s’exprimer sur la situation nationale (situation sécuritaire et alimentaire catastrophique…) et internationale.
Des bureaux du parti continuent à se mettre en place comme celui des Jeunes de Sommassi de même que le bureau des femmes du département de Bingo. Les Jeunes de Boulmiougou se structurent également.
Une mission conduite par Izack Zongo se fera les 8, 9 et 10 avril dans les Banwa, la Kossi et le Mouhoun.
Le 17 avril, a lieu une mission sur Tenkodogo avec Mr Martin Bambara, Mr Zemané, Mr Koné Batiémoko ..
Au mois de mai, le parti met en place, avec les partis qui sont très proches de lui, une commission qui planche sur les « Préalables à l’élection de 2005 » et le 10 mai 2005 est publié le travail de cette commission. Il sera diffusé dans tous les journaux. Tout est passé en revue : le conseil constitutionnel, les médias, l’article 37, les conditions pour que les élections soient transparentes. Le document sera envoyé dans toutes les Ambassades. Ces préalables n’auront évidemment aucune suite de la part du pouvoir.
Le 1er juin, le parti organise une conférence de presse à L’Eau vive dont la déclaration liminaire fera grand bruit car elle mentionnera à nouveau, mais dans le détail, les crimes du régime. On y expliquera par ailleurs que 10 partis soutiennent le candidat de l’UNDD mais qu’il faut impérativement barrer la route à la candidature du président.
Le 22 juin, RFI interviewe le président de l’UNDD qui estime que »Gbagbo est comparable à N’NKrumah » au regard de sa lutte nationaliste et anti-impérialiste. Le pouvoir le fit traiter d’apatride par ses valets habituels et la polémique surgira aussitôt. On donnera la parole sur RFI à Salif Diallo qui parle d’Hermann Yaméogo comme un « chargé de mission » de Laurent Ggagbo. Me Yaméogo répliquera du tac au tac lors d’une conférence en parlant de ces « porteurs de valises souillées par les billets des diamants, du bois, du sang... ». ( L’Observateur Paalga du 24 juin).
Ce même 22 juin, le BEN est en réunion. Le parti condamne l’investiture de Blaise Compaoré et estime que si le Conseil constitutionnel (ce qu’il craint) valide cette investiture, les citoyens se trouveront dans un cas où la désobéissance civile sera permise.
L’UNDD participe plus que jamais au débat sur l’article 37. Mathieu N’Do rédige une contribution très intéressante avec des arguments de poids imparables, qui est publiée le 23 juin dans Le Pays.
Alternance 2005, qui a retenu comme candidats à la candidature de l’élection présidentielle ( Me Yaméogo, Philippe Ouédraogo, Me Sankara) donne une conférence de presse, le 12 août, sur la candidature illégitime, illégale, indécente et inacceptable de Blaise Compaoré. Il ressort que le regroupement informera « ultérieurement de actions futures dans son combat pour barrer la route à l’imposture de Blaise Compaoré ». Il était évident qu’il fallait d’abord barrer la route au président qui faisait le forcing car tout le monde reconnaissait que si cela n’était pas fait, Blaise Compaoré passerait haut la main, grâce à ses moyens, une CENI aux ordres et un fichier électoral catastrophique.
Le parti continue à préparer le dossier de son candidat retenu, Me Yaméogo, car tant que le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur la candidature de Blaise Compaoré, il faut faire comme si….. La caution de 5 000 000 fcfa est payée, le dossier de candidature déposé. Mais tout cela se fait, en attendant…
Alors que tous les candidats vont en justice pour contester à Blaise Compaoré son dépôt de dossier de candidature à la présidentielle, Hermann Yaméogo prévient « Je ne saisirai pas la justice » (Le Pays du 6 octobre). Pas difficile à comprendre pourquoi. Il sait ce que tous les autres candidats savent : qu’il n’y aura RIEN. Et il n’y a rien.
Tous les candidats d’Alternance 2005 acceptent d’aller à ce combat perdu d’avance ; un combat que le pouvoir a préparé de longue date par la déstabilisation de notre parti de l’époque, par l’achat de responsables politiques de l’opposition, par une campagne menée à l’américaine mais aussi avec des sondages politiques des plus tendancieux, balancés quelque temps avant l’annonce de l’investiture de Blaise Compaoré, et qui furent largement dénoncés.
Tous iront aux élections sauf un : Me Hermann Yaméogo.
Valère Somé annonce la couleur : ceux qui iront avec Blaise Compaoré en campagne seront classés comme le voudra le pouvoir : « tocard n° 1, tocard n° 2… », et il félicite Me Yaméogo de n’être pas rentré dans ce « machin » honteux pour la démocratie (L’Observateur du 13 Octobre).
C’est vrai que ce n’est pas facile à accepter : tant dépenser intellectuellement, financièrement, logistiquement… pour se préparer à aller à la bataille, avoir des soutiens au niveau des partis (l’UNDD était le parti qui avait le plus de soutiens !) pour finir par retirer sa candidature. Mais qui peut dire que c’est une reculade ? Non, c’était ce qu’il fallait faire. C’était une question de principe et puis, tout le monde savait que l’élection était pliée. Pour l’histoire, il fallait qu’au moins un résiste !
Même si la réunion du BEN du 17 octobre est assez houleuse car certains militants, naïvement, croient que l’UNDD est si forte qu’elle peut battre le candidat du pouvoir malgré les fraudes, une large majorité, qui comprend le piège où on veut entraîner l’opposition, se prononce pour retirer la candidature de Me Yaméogo.
Le parti informe immédiatement le Conseil constitutionnel, la CENI , le CSI de ce retrait, avant que le logo ne soit retenu pour éviter les dépenses et se voir taxer de « désorganisateur ».
A noter que quelques jours avant, le 13 Octobre 2005, les femmes UNDD faisaient une déclaration retentissante en français (et en anglais), diffusée partout sur Internet, à l’occasion de la Marche Mondiale des Femmes. Elles préviennent les femmes présentes qu’il va y avoir crime contre la Constitution. Elles sont les seules à le faire !
Mais revenons à la présidentielle. Chacun observa que le pouvoir entendait maintenir Me Yaméogo comme candidat, et il le maintint contre son gré avec une CENI et un Conseil constitutionnel à ses bottes. On expliqua qu’il était trop tard et que le bulletin était déjà fait. Mensonge que le parti expliquera, preuves à l’appui, dans deux déclarations fin octobre, largement diffusées dans le pays afin que les militants comprennent la situation.
Mais Me Yaméogo entendait au moins, puisqu’il était candidat « forcé », pouvoir expliquer sa position dans les médias d’Etat. Cela lui fut refusé net. Sans état d’âme par un CSC également aux ordres !
Les résultats de l’élection firent sourire plus d’un : sans être candidat, en demandant de ne pas sortir pour voter, notre président ne fut même pas dernier puisque deux, qui battirent campagne et qui purent parler à la TNB , RNB…., qui purent bénéficier de financements, vinrent après lui dans les résultats. Pour l’opinion, ça voulait dire que le président de l’UNDD est un responsable valable, très connu et qui aurait, si les conditions des élections avaient été acceptables au niveau de la transparence et si le chef de l’Etat ne s’était pas présenté (comme cela aurait dû se faire si on était dans une vraie démocratie), toutes ses chances pour la magistrature suprême. Ce n’est que partie remise, se disent-ils.
Pour cette élection scandaleuse du 13 novembre 2006, le président du parti sera donc le seul à être conséquent avec les positions défendues par les autres candidats qui estimaient que non seulement la candidature de Blaise était inconstitutionnelle mais que s’il se présentait, « ce n’était pas la peine », qu’ils n’avaient aucune chance, compte tenu des fraudes annoncées et inévitables ! Mais ils iront en tout cas, ce qui fut critiqué, il faut le dire, non seulement par le parti mais par une grande partie de l’opinion. Même des médias le dénonceront : L’Indépendant n° 685 du 24 Octobre 2006 reviendra d’ailleurs sur l’élection présidentielle, en écrivant que » : «… Les opposants dans leur grand nombre, après avoir constaté sa candidature (celle de Blaise Compaoré), l’ont encore accompagné à l’élection présidentielle ».
En cette fin d’année, les femmes de l’UNDD continuent à assister à des séminaires.. Par exemple, NDI les 6 et 7 décembre 2005, voit la participation des représentantes du parti.
Année des plus chargées !

ANNEE 2006

Dès janvier, les activités reprennent. Une sortie du 28 janvier à Yako sera remarquée : la mairesse de Koudougou, Jeannette Yaméogo, y participera.
L’UNDD est toujours la bête noire du régime. Le pouvoir trouve une nouvelle façon de faire mal : il s’attaque à Marcellin Yaméogo, maire de Koudougou, seul maire de l’opposition. Alors qu’il était félicité pour avoir fait « bouger » la ville, pour les réalisations entreprises, on le destitue par un véritable coup d’Etat cependant que la mairesse de Boulmiougou, du CDP, elle dont les populations marchent régulièrement pour demander la destitution, n’est pas inquiétée. Les conseillers UNDD de Koudougou restent derrière leur maire. Bel exemple !
S’annoncent les élections municipales. Le pouvoir doit y aller car à la base, les militants ne comprendraient pas un boycott. La direction sait que ce ne sera pas facile mais la base le veut et il ne s’agit plus cette fois de l’élection d’une personne mais d’élections locales ! La décision est prise même si le parti prévient que les choses seront difficiles et la moisson pas évidente, compte tenu des réalités.
Le pouvoir reporte trois fois les élections pour mieux se préparer. Mais lorsque l’opposition demande qu’on les reporte une nouvelle fois pour cause de violation de la loi, le pouvoir refuse.
Mme Zebango Marlène publie un article « Non à un report sournois », le 7 février 2006.
Voilà qu’en pleine pré-campagne, Sidwaya lance une nouvelle affaire : celle des 650 millions qui auraient été remis par Gbagbo au président de l’UNDD aux fins de déstabilisation de Blaise Compaoré . L’opinion est choquée qu’on ait publié un tel chiffon sans queue ni tête mais qui fera du bruit jusque sur RFI !! Le Pays n’a pas tort d’y voir, à quelques encablures des élections, une façon de discréditer le parti (Le Pays du 17 mars 2006).
Les 24 et 25 mars, le Député Deval Milogo est à Abidjan, invité par le président de l’Assemblée nationale pour la dédicace de « Naissance d’une nation ».
Le président donne une interview à l’Observateur qui la publie le 3 avril. Elle fait mouche !
Le parti, qui fait l’objet d’incessantes attaques du pouvoir, n’a pas encore pu se structurer partout. Il ne peut donc déposer des listes sur l’ensemble du territoire national et il part assez pessimiste, puisque le fichier électoral est le même que pour les présidentielles. L’opposition, groggy après le 13 novembre, n’a même pas eu la force de regrouper ses forces pour la bataille !
Toutefois, il faut féliciter tous les candidats qui ont fait le maximum malgré des moyens limités. Si le parti avait dû se présenter partout, il aurait fallu plus de temps, beaucoup plus d’argent. Rien que pour les cautions, il débloque près de 3 millions et bien d’autres millions pour les sorties sur le terrain, les affiches, les tee-shirts et autres gadgets. Le parti, malgré toutes les déstabilisations subies, s’en sort pas mal, avec un peu plus de 200 conseillers mais pour lui, ça ne représente nullement sa force sur le terrain. Les fraudes seront plus massives que jamais et ont totalement dénaturé ce scrutin. Mais comme d’habitude, les élections seront avalisées par le conseil constitutionnel et les observateurs internationaux dans leur ensemble !
Le parti justifie dès le lendemain des élections, la subvention de campagne remise par l’Etat : un peu plus de 11 millions. Seule somme reçue depuis la naissance du parti puisque c’est l’ADF/RDA, qui a commis le putsch, qui est seule prise en compte en vertu des résultats des législatives de 2002, pour la subvention annuelle de l’Etat, soit environ 20 millions cfa par an!
Au CBC le 13 mai dans une salle comble, le parti organisera une rencontre de témoignages sur les fraudes électorales, la corruption et sur les pistes à prospecter pour que les choses changent. Il en profitera pour remercier tous ceux qui ont lutté et il leur demandera de ne pas se décourager. Il dénoncera l’attitude des chefs coutumiers et écrira même une lettre au Mogho Naba à cet effet. Lettre restée sans réponse !
Le parti en appellera juste après à l’intensification de la lutte mais surtout à un dialogue pour éviter le pire au pays. Pas de réponse, évidemment !
Le parti continue son rôle d’aiguilleur des consciences, de force de propositions. Le 15 mai, à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy en Afrique sur le sujet de l’immigration, le porte parole rédigera un article qui sera publié sous le titre : « Nicolas Sarkozy en visite officielle sur le continent : les questions de vérité à lui poser ».
Le 22 mai, le parti écrira à l’Ambassadeur de France pour expliquer qu’il y a danger pour la démocratie au Faso et enverra tous les documents prouvant cette assertion. Pas de réponse !
Malgré les différences de vues sur la présidentielle, les ponts ne sont pas pour autant rompus avec Alternance 2005. Mais les contacts avec d’autres partis de l’opposition amènent à la création d’une nouvelle structure « le groupe d’initiative » à laquelle le parti adhère en plus d’être à Alternance 2005.
Le 28 mai, une causerie avec les étudiants a lieu à l’université.
Le 1er juin, le député Fidèle Hien, peut-être déçu de ses résultats dans le Sud Ouest, démissionne du parti en souhaitant garder de bons rapports.
A la Maison des jeunes de Zogona, le parti s’entretient avec la section Université sur la « coalition contre la vie chère au Faso ». Le parti fait une déclaration pour soutenir la juste lutte des syndicats.
Le BEN se retrouve le 2 juin sur la situation nationale et le parti félicitera les militants qui ont marché, comme il leur était demandé, avec les syndicalistes contre la vie chère. L’UNDD tient à son idée de « refondation démocratique » et en a encore parlé lors de cette réunion.
L’UNDD se prononce encore le 19 juin à l’occasion de la sortie fracassante de Alpha Oumar Konaré sur le viol des constitutions. Le parti appuie évidemment la position du patron de l’Union africaine.
C’est le 29 juin que le parti fera une déclaration pour se démarquer du sondage inique du CGD qui estime que 71 % des Burkinabé sont d’accord avec la politique de Blaise Compaoré ; il sera suivi par bien de partis d’opposition.
Après le non-lieu prononcé dans l’affaire Zongo, l’UNDD signe avec les partis d’opposition une déclaration de protestation et s’implique dans la marche organisée à Koudougou à cet effet par la « Population résistante de Koudougou ». Le président assiste aussi à une cérémonie sur la tombe de Norbert Zongo organisée par le Groupe d’initiative le 22 juillet.
Le 5 août, le président du parti est à Bobo pour rencontrer les militants et responsables du parti.
Le 7 août, le parti est signataire avec le Groupe d’initiative d’un écrit pour exiger que le code électoral soit revu et que la CENI ne soit mise en place qu’après les relectures des textes.
Le 12 août, le parti se réunit et précise qu’il ne participera pas à la réunion du 16 août pour la nomination des représentants de l’opposition parce que fidèle à ses engagements. Mais presque tous les partis d’Alternance 2005 et du Groupe d’initiative iront à la rencontre de la CENI et accepteront que l’ADF-RDA et consorts aient deux postes au titre de……… l’opposition ! Un article de Mr Mamadou Lamizana, membre du PAREN, paru dans l’Observateur Paalga du 5 septembre 2006, regrettera que cette opposition partante à la CENI , pour cause de « rapport de forces défavorable », finisse par « vendre son âme au diable, à se faire avaler comme un œuf par la majorité » !!
A l’occasion de cette réunion du 12 août, le parti en profite pour appeler Faure Eyadema, qui a bénéficié d’une médiation sous l’égide de Blaise Compaoré pour relancer la démocratie au Togo, intervienne pour que le Burkina Faso, qui a les mêmes problèmes, bénéficie aussi d’une médiation.
Le parti maintient les contacts avec les organisations syndicales qui protestent contre « une avalanche de mesures antisociales ». Par une lettre du 13 septembre, le parti encouragera officiellement les syndicats dans leur lutte qui est une lutte commune à tous les Burkinabé.
Le 14 août, le comité d’organisation du prochain congrès fait une note pour expliquer aux militants qui ne sont plus en phase avec la ligne du parti, de s’abstenir de s’inscrire dans les rangs du parti à l’occasion de ce renouvellement des structures nationales.
Le 24 août, le parti exprime ses condoléances aux victimes de Poura, demande que par une enquête indépendante, soient rapidement situées les responsabilités ; il demande que soit décrété un deuil national. Sans suites !
Le 17 août, le député Deval Millogo écrit une lettre ouverte au premier Ministre pour lui demander de mettre un terme à la détresse de bobo en prenant des mesures concrètes telles que la réduction des impôts… La lettre est fortement appréciée par l’opinion notamment celle de Bobo qui souffre particulièrement de la crise ivoiro/sous régionale déclenchée depuis le 19 septembre 2002.
Le 31 août, les responsables du Sud Ouest se réunissent à Gaoua pour la structuration du parti et la préparation du prochain congrès.
Le 2 septembre, le président du parti est à nouveau à Bobo où il avait été réclamé par les militants du secteur 24. Grande mobilisation populaire !
Le 15 septembre, le BEN se réunit à nouveau autour de certaines questions d’importance , notamment l’organisation du congrès à venir, des situations sociopolitiques nationales et internationales. Un communiqué qui retrace toutes les décisions du bureau est rendu public. Il est notamment demandé aux militants de sortir nombreux pour soutenir les grévistes dans leur manifestation du 27 septembre 2006.
A cette période, des sorties sont organisées dans différentes villes notamment à Boulsa..
.En début octobre, trois conseillers municipaux ADF/RDA de Kampti rejoignent officiellement l’UNDD.
Le 20 Octobre, le parti fera une déclaration de condamnation de la culture du coton transgénique, estimant que le gouvernement aurait dû obtenir un consensus national sur la question.
Le 7 novembre, l’Observateur Paalga publiera une interview de notre président. On notera que sur le 46 ème anniversaire de l’armée, il aura les mots qu’il fallait pour dénoncer les achats hors budget d’orgues de Staline, de batteries aériennes et Mi 24.. alors que le Faso a plus besoin de moyens pour lutter contre la pauvreté, l’insécurité .. A noter qu’il sera le seul de l’opposition à tenir ce langage !
Le 1er décembre, le Bureau Exécutif national réuni s’est penché sur plusieurs dossiers notamment sur le drame de Bilanga. Le parti a exigé une enquête indépendante sur ces assassinats intolérables. Non suivie d’effet, bien entendu.
A l’occasion de cette réunion, le parti a dit « oui mais » aux candidatures indépendantes que la société civile réclame même au niveau des législatives. Le parti a enfin souhaité que soit créé un indice de bonne pratique démocratique. Constatant les blocages au plan politique, l’UNDD a réitéré sa demande de mise à plat du processus pour mieux repartir. Le parti a enfin regretté la politique de « deux poids deux mesures » dans les interventions de la France au Tchad et en Centrafrique (ceci par rapport à l’absence d’intervention en Côte d’Ivoire).
Les jeunes de l’UNDD ont participé massivement au 8ème anniversaire du drame de Sapouy initié par la Coordination provinciale du collectif de Koudougou. A Ouagadougou, nombre de responsables et militants participeront aux cérémonies commémoratives de ces assassinats tant au niveau du Collectif qu’au niveau des Femmes en noir.
Le 27 décembre 2006, le parti tenait son premier Forum de communication alternative (FOCAL) au centre de Presse Norbert Zongo sur le thème « La grande nuit de frayeur des 20 et 21 décembre 2006 : causes, gestion et réponses à apporter à cette révolte militaire ». La salle refusa du monde.
La Vice Présidente Marlène Zebango quitte le même jour Ouaga pour Abidjan pour y assister avec le Secrétaire à la communication, porte parole du parti, Mathieu N’Do, au lancement officiel du MJ/UNDD Côte d’Ivoire (Mouvement Jeunesse Côte d’Ivoire).
En cette fin d’année, c’est un soutien de poids que le parti a enregistré avec la démission de Hermann Kam, membre du Bureau Politique de l’ADF/RDA, conseiller municipal de Dolo (sud ouest) et du conseiller Kam Sié Maurice de Bondigui. Un autre évènement d’importance est le refus des conseillers municipaux du département de Koper de se rallier au nouveau parti créé par Fidèle Hien, et dont l’un des membres fondateurs est Bénil Somda, lui-même conseiller.
Année encore et toujours pleine d’activités !

ANNEE 2007


Me Hermann Yaméogo, interviewé par la BBC le 3 janvier, demandera qu’en raison de l’impasse où Blaise Compaoré a conduit le pays, il devrait suivre l’exemple du premier Président Maurice Yaméogo et démissionner.
Le 9 janvier 2007, le BEN tenait à nouveau une réunion, fixant définitivement la date du congrès aux 9, 10 et 11 février 2007.
Une fois de plus, le parti réitèrera ses mises en garde relativement aux élections qui s’organisent dans le refus de concession de mesures exigées depuis fort longtemps. Le parti dénoncera aussi la privatisation de l’ONATEL, une unité pas du tout au creux de la vague !
Des conseillers de l’ADF/RDA démissionnent à Bobo-Dioulasso pour adhérer à l’UNDD.
Le lendemain, c’est au tour de conseillers UNIR/MS et UPR de rejoindre le parti de la panthère Le Pays en fera état dans son numéro 3790 du 18 janvier.
Le 16 janvier, les membres du BEN se retrouveront pour une cérémonie de vœux au domicile du président. Moment fort où les responsables se sont ressoudés et sont partis avec encore plus de détermination dans le combat pour la conquête du pouvoir d’Etat.
Le 19 janvier, l’UNDD organisera une cérémonie de vœux vis-à-vis de la presse locale à Koudougou. Cette « délocalisation » sera appréciée.
Le 20 janvier, le parti organisera, toujours dans la même ville, son second Forum sur le thème du dialogue inter ivoirien à encourager. Ce sera un succès manifeste. Ce même week-end, des sorties du parti seront organisées dans le Sud Ouest ; Mr Dabiré Victor notamment se rendra dans la région deux fois en ce début de 2007 pour rencontrer responsables et militants. La mobilisation des structures dissipe les quelques petits nuages qu’il avait pu y avoir suite à la démission du député Hien.
Démission de 23 conseillers ADR/RDA pour adhérer à l’UNDD, le 22 janvier.
Le Courrier d’Abidjan répercutera un entretien exclusif avec Me Yaméogo, qui félicite le dialogue inter ivoirien initié par le président Gbagbo, à l’occasion justement de la venue du président ivoirien et du leader des Forces nouvelles à Ouagadougou, organisé le 21 janvier.
Démission de militants et responsables de l’ADF/RDA pour rejoindre l’UNDD : Le Pays du 7 Février en fera état.
Interview du président de l’UNDD sur la crise ivoirienne et le congrès en préparation, parue le 8 février dans Le Pays.

CONCLUSION

Si tout est loin d’être parfait notamment au regard de la faible structuration du parti dans certaines régions, des sorties insuffisantes et du manque d’information des responsables à la base, le travail abattu est évident et nul ne saurait le contester.
Les perspectives sont loin d’être bouchées car le pouvoir est au bout du rouleau, comme tout le monde à l’opposition le reconnaît, au point même de demander que Blaise Compaoré se retire des affaires. Il faut donc viser l’alternance et garder le cap, même si c’est difficile, de l’opposition déterminée.
Ce congrès doit nous permettre, après avoir fait le tour d’horizon de la vie du parti et de la vie nationale, de resserrer les rangs et de nous apprêter pour le combat prioritaire pour tous : celui du sauvetage de la démocratie.
Voici présenté l'essai de bilan moral de l'Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD).
Je vous remercie.


Le Secrétaire Général
Salif OUEDRAOGO